Texte libre

Chronique d'espérance d'un "terrotouriste".

En cette époque épique et sur cette terre maudite d'être promise,

vouloir la Paix,

c'est condamner

un spatiocide,

un sociocide,

un politicide

et un verbicide;

c'est exiger l'équité.

Ecrivons ensemble une feuille de route revue et corrigée dans des actes citoyens d'urgence,

dans l'exigence de l'application du Droit,

parce qu'en ces lieux d'anomie, même le futur était mieux.


"Je suis venu en tenant d'une main un rameau d'olivier, et de l'autre un fusil de révolutionnaire.
Ne laissez pas le rameau vert tomber de ma main.
La guerre a éclaté en Palestine, mais c'est en Palestine que naîtra la paix."
Yasser Arafat

 

Dernière phrase de son discours du 13 novembre 1974, devant l'Assemblée générale de l'ONU.

Le 22 novembre 74, l'ONU reconnaît le droit des Palestiniens à l'indépendance nationale.

Un an plus tard, l'ONU adopte une résolution associant le sionisme à "une forme de racisme".
 

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Dimanche 18 juin 2006

EXODUS 2007, ou l'autre Appel du 18 juin 2006

Les chefs sionistes corrompus des gouvernements d'Israël se suivent et se ressemblent. Gens arrogants et aux moeurs dissolues, ils reflètent avec fidélité une société corrompue en pleine déliquescence.
Depuis des décennies, ils ne sont que les émanations politiques de pouvoirs militaires et religieux agressifs et les conséquences de leurs décisions iniques sont comptabilisables en un épais registre d'une horreur absolue.

Dernièrement encore, stationnée comme d'habitude dans les eaux territoriales palestiniennes aux abords de la plage de Gaza pour empêcher toute sortie de pêcheurs, la marine de la force d'occupation israélienne, Tsahal, (l'armée la plus morale du monde! dixit son chef) a recu l'ordre de bombarder, à vue, toute une famille qui pique-niquait sur le sable.
Nous avons tous vu et entendu le cri de cette petite fille assise terrifiée au milieu des siens décimés.
Ce cri ne nous est pas inconnu, il est celui des millions d'hommes, de femmes et d'enfants qui, depuis 1948, ont eux aussi perdu leurs vies et leurs villages, en cette terre maudite d'être trop sainte.

Allons-nous tolérer indéfiniment que les échos de ces crimes soient quotidiennement amplifiés et démultipliés, et qu'ils se perdent encore dans l'absolution d'une énième enquête diligentée mais jamais aboutie, jamais suivie de condamnations, ou minés par de "fumeuses" explications?
Depuis déjà 16 mois, la résistance palestinienne a observé une trêve difficile, car durant ce même laps de temps l'occupant a fauché des dizaines de vies, au hasard de tirs aveugles sur des civils ou lors d'assassinats dits ciblés sur des résistants.

Pour reléguer à jamais la Shoa dans les oubliettes de l'histoire de nos mémoires, nos dirigeants européens furent, hier, les généreux donateurs d'un pays qui ne leur appartenait pas, mettant un terme à l'errance d'une partie de tout un peuple sans terre et provoquant l'exode forcé d'une grande partie de tout un autre, en amorçant la spirale d' une inouïe violence.
Leur partage d'alors est remodelé depuis, chaque jour, par la "Démocratie" arborée crânement du nouvel occupant sioniste, expansioniste et ségrégationiste. le citoyen arabe israélien n'est pas l'égal, loin s'en faut, en droits et en devoirs, de son concitoyen juif.

Ainsi, chaque visiteur occasionnel peut à présent constater horrifié qu'au si proche orient, sur toutes les parcelles des territoires occupés par des centaines de milliers de colons armés et de soudards en uniformes, les victimes d'hier se sont transformées en bourreaux qui bafouent impunément et avec arrogance toutes les lois internationales, masquant leurs crimes sous le triple blindage de l'icône d'Auschwitz, d'un formidable arsenal militaire  et nucléaire, (le redoutable inconnu de Dimona), et de leur grand frère états-unien.

En Israël comme partout au monde, nous ne pouvons gagner la guerre contre cette violence unilatérale des puissants sur les gueux que si nous gagnons, chez nous, la guerre contre cette lâcheté et cette apathie qui, devant tant d'ignominie, nous font honteusement taire et baisser les yeux.
Tous les dirigeants de la communauté européenne font aujourd'hui chorus, et pression par tous les moyens pour exiger du gouvernement palestinien qu'il reconnaisse l'Etat d'Israël.

Mais qui s'est levé pour exiger une réciprocité pourtant si évidente et élémentaire? Ah oui ! OLP, Fatah, Hamas, Hezbollah terroristes? Et comment diantre nommer autrement que Terroristes d'état ceux de l'Igourn, de la Hagana, du Stern et de tant d'autres terrorisantes et assassines milices et officines sionistes, qui chargent à chaque nouvelle aube leur impressionnant palmares de nouveaux crimes impunis?

Aurons-nous toujours les yeux de Chimène pour cet occupant inventeur d'une démocratie raciste qui, au vu et au su du monde dit civilisé accroit sans cesse son territoire en implantant par la seule force brutale ses colonies sur des terres volées puis délimitées par le tracé fou d'un mur de béton de 9m de haut courant sur des centaines de kilomètres? A quelle hauteur estimons-nous le chiffre mortifère palestinien suffisamment alarmant pour stopper ce processus suicidaire et éviter, chez l'agresseur, un proche et prévisible Massada dans lequel nous risquons fort, nous aussi, de sombrer?
Le mot de la fin a-t-il été déjà dit lors de ce dernier tir d'obus?
L'espérance d'une Paix pérenne doit-elle à jamais disparaître sous ces milliers de bombes à sous munitions non encore éclatées, et qui ressemblent tant, pour les enfants, à des barres de chocolat?

Croyez-moi, moi qui vous écrit en connaissance de cause et vous dis que rien n'est jamais définitivement perdu pour l'avénement d'un Proche Orient plus serein.

Car la Palestine n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a de vastes réserves humaines derrière elle, tant chez les volontaires internationaux qui se succèdent sans relâche à son chevet dans des missions civiles que chez les opposants israéliens eux-mêmes, qui déploient sur place des trésors de courage et d'inventivité généreuse.
La Palestine sait qu'elle peut faire bloc avec toutes les femmes et tous les hommes libres qui défendent contre mauvais vents et basses marées une idée récurrente de la conscience universelle. Ces multitudes agissantes représentent la quintessence des valeurs par lesquelles nous pouvons affirmer, ensemble, que nous sommes une seule communauté humaine, c'est à dire l'irréductible humain.

Partout sur notre planète et de plus en plus nombreux, les peuples se lèvent et exigent en ce point nodal fait de larmes et de sables une juste et rapide résolution du conflit, tant ils savent bien que la réponse à leurs problèmes, quels qu'ils soient, passe nécessairement par la résolution de celui-ci.

Ainsi, cent casques bleus de l'ONU, appuyés par une autre centaine d'observateurs casques bleus citoyens peuvent tenir la minuscule vieille cité de Jérusalem, et déclencher là une véritable dynamique de paix.

De la Caravane du Droit à EXODUS 2007

Transformons par le haut cet essai de juillet dernier, qui vit 150 citoyens européens de 7 à 83 ans et de 18 nationalités différentes se regrouper en une caravane revendiquant partout sur son passage l'application du droit international!
Partis le 5 de la cour d'honneur du Parlement Européen de Strasbourg à destination de Jérusalem par la route, nous fumes stoppés le 20 sur le pont Allenby, si chargé d'images d'exodes. Sur ce poste frontière israélien illégal car installé sur une terre palestinienne, 110 des notres furent trompés, battus et refoulés sur la Jordanie, leurs passeports rayés de la mention "interdit d'entrée".
Dès le lendemain, par d'autres moyens et en un autre poste frontière israélien illégal au regard du droit international, je réussis à passer, suivi par 12 de mes compagnons caravaniers.
Ce que nous vîmes sur ces confettis de territoires occupés est déjà l'objet de tous les témoignages des internationaux que vous pouvez rencontrer à l'occasion de leurs retours, témoins précieux et courageux que vous pouvez aussi lire sur tous les sites d'associations se préoccupant encore du sort du peuple palestinien.

Moi, jean-paul delpuech, citoyen européen ordinaire né au lendemain de la Naqba dans ce monde extraordinaire, invite toutes les associations et organisations, toutes les femmes et tous les hommes épris de justice et forts de leurs bonnes volontés, qu'ils soient athées, juifs, chrétiens ou musulmans, à se mettre en rapport avec moi, afin d'affréter un nouvel Exodus allant mouiller dans les eaux territoriales palestiniennes, au large de Gaza beach,  à prendre de facto le risque de leurs corps dans un probable arraisonnement révèlant une fois encore la vraie nature de cette belliqueuse démocratie, et enfin, par dessus tout, de débarquer, pour faire sauter le verrou de tout un peuple encagé, et réinventer ensemble un espoir.
L'Espoir, utopique, de de deux nations cohabitant côte à côte, ou l'Espoir, plus vraisemblable, d'un seul Etat laïc et véritablement démocratique, où juifs, musulmans et chrétiens auraient les mêmes droits, seraient soumis aux mêmes devoirs.

Un homme, une femme dans chaque département européen se portant volontaire à mes côtés pour cette nouvelle épopée, plus une poignée de l'immense diaspora palestinienne interdite de retour, voilà 2007 bonnes raisons de fermer la gueule aux canons, de prouver à nos dirigeants que les sociétés civiles palestiniennes, israéliennes et européennes peuvent s'écouter, et s'entendre.

Nous l'avons fait hier à Sarajevo et ailleurs, nous pouvons le faire, demain, pour Jérusalem.

Quoi qu'il arrive, la flamme de la légitime résistance palestinienne ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.

par Delpuech publié dans : Israël-Palestine
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Mercredi 14 juin 2006
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L'Autre Appel du 18 juin 2006

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par Delpuech publié dans : Israël-Palestine
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Mardi 5 avril 2005
Trocadéro, samedi 2 avril sous le plein soleil d'une caravane en partance pour acheminer au Proche Orient, à qui de droit, le Droit.

Flottent ce matin au vent de l'espoir et claquent à la face du monde drapeaux et banniéres ensoleillés!
Je salue Jacques Gaillot, qui nous offre comme dabe l'amitié discrète de sa présence à nos côtés. Celui-là n'a d'élimé que le costume de son vieux complet; ce petit bout d'homme errant sur l'immense parvis symbolise et ressuscite à lui tout seul les lettres de droits bafoués mais gravés dans les dalles de marbre que nous foulons.
Les foultitudes moutonnières des touristes en goguette photographient frénètiquement la vieille dame d'Effel, en japonais, et jactent en Amerloque.
Ici, en cette radieuse matinée, semblent avoir été convoqués tous les possibles!
Et puis, et puis il y a soudain l'irruption ce goupe compact de jeunes et sombres individus masqués, avec, dégoulinant de leurs casques, la haine primale, signature de la jeunesse du Taggar et du Bétar. Ces preux adeptes de la barre de fer sont isolés par quelques uns de nos gardes républicains.
Leur présence rappelle pourtant que les régime autocrates et théocrates du petit génèral sans frontières et de son protecteur pentagonesque font chaque jour un peu plus d'émules.
Où sont les tulipes holywoodiennes, les oeillets portugais, les roses françaises?
Je ne vois plus à présent éclore en ce printemps radieux qu'un frustre garçon vacher et son coquain copain charogniard qui tiennent le monde sous leur immonde férule!
Le vent qui balaie le parvis m'envoie les appels au secours de mes amis palestiniens, qui annoncent déjà le prochain massacre à venir ces jours prochains, celui de colons fous envahissant par les armes l'esplanade de la Mosquée!
La question palestinienne, même ici, illustre au quotidien les tentatives totalitaires d'un hypnotisant nécro-libéralisme qui, en apportant son soutien manifeste aux Israéliens, reste dans le droit fil de son impérial désir de réduire la planète et sa démocratie à une nouvelle forme de féodalité.
Le marbre des pavés du parvis de ce palais ont usé les semelles de bien des militants des droits universels de l'homme, mes amis citoyens casques bleus investissent sans relâche ce lieu et d'autres chaque semaine depuis des mois, depuis le début de cette enthousiasmante campagne Stop the wall.
Eux et beaucoup d'autres collectent par tous les temps, par milliers, ces signatures qui, seules, permettent à cette pétition de vivre, de se développer, d'aboutir enfin..
Mais où se terrent les incontournables relais medias?
C'est décidé, nous, pauvres croisés du droit international, nous partirons, avec ou sans nos riches dirigeants
Je relis, pour m'en convaincre à nouveau, cette déclaration de Mahmoud Darwish, qui m'avait déjà déterminé, en juillet 2002,  à partir une nouvelle fois vers cette terre promise et maudite, à aller m'embastiller volontairement aux côtés de Yasser Arafat assiégé dans les ruines de la Muquata'a, dans Ramallah sous couvre feux.

"Votre visite courageuse pendant ce siège monstrueux est une façon de rompre le siège. Votre présence ici brise notre sentiment d'isolement. Avec vous, nous nous rendons compte que la conscience internationale, dont vous êtes les honorables représentants, vit encore, qu'elle est capable de protester et de prendre le parti de la justice. Vous nous donnez l'assurance de votre rôle important à jouer dans la lutte pour la liberté et le combat contre le racisme.
Je sais que les maîtres des mots n'ont nul besoin de rhétorique devant l'éloquence du sang. C'est pourquoi nos mots seront aussi simples que nos droits: nous sommes nés sur cette terre et de cette terre. Nous n'avons pas connu d'autre mère, pas connu d'autre langue maternelle que la sienne. Et lorsque nous avons compris qu'elle porte trop d'histoire et trop de prophètes, nous avons su que le pluralisme est un espace qui embrasse largement et non une cellule de prison, que personne n'a de monopole sur terre, sur Dieu, sur la mémoire. Nous savons aussi que l'histoire ne peut se targuer ni d'équité, ni d'élégance. Notre tâche pourtant, en tant qu'humains, est d'humaniser cette histoire dont nous sommes simultanément les victimes et le produit. Il n'est rien de plus manifeste que la vérité palestinienne et la légitimité palestinienne: ce pays est le nôtre, et cette petite partie est une partie de notre terre natale, une terre natale réelle et point mythique. Cette occupation est une occupation étrangère qui ne peut échapper à l'acception universelle du mot occupation, quel que soit le nombre de titres de droits divins qu'elle invoque; Dieu n'est la propriété personnelle de personne.
Nous avons accepté les solutions politiques fondées sur le partage de la vie sur cette terre, dans le cadre de deux états pour deux peuples. Nous ne réclamons que notre droit à une vie normale, à l'intérieur des frontières d'un état indépendant, sur la terre occupée depuis 1967, dont Jérusalem Est, notre droit à une solution équitable du problème des réfugiés, à la fin de l'installation de colonies. C'est la seule voix réaliste vers la paix qui mettra un terme au cercle vicieux du bain de sang. L'état de nos affaires est d'une grande évidence, il ne s'agit pas d'une lutte entre deux existences, comme aimerait le montrer le gouvernement israélien: eux ou nous. La question est d'en finir avec une occupation. La résistance à l'occupation n'est pas seulement un droit. C'est un devoir humain et national qui fait passer de l'esclavage à la liberté. Le chemin le plus court pour éviter d'autres désastres et accéder à la paix est de libérer les Palestiniens de l'occupation, et de libérer la société israélienne de l'illusion d'un contrôle exercé sur un autre peuple.
L'occupation ne se contente pas de nous priver des conditions élémentaires de la liberté, elle va jusqu'à nous priver de l'essentiel même d'une vie humaine digne, en déclarant la guerre permanente à nos corps et à nos rêves, aux personnes, aux maisons, aux arbres, en commettant des crimes de guerre. Elle ne nous promet rien de mieux que l'apartheid et la capacité du glaive à vaincre l'âme. Mais nous souffrons d'un mal incurable qui s'appelle l'espoir. Espoir de libération et d'indépendance. Espoir d'une vie normale où nos enfants ne seront ni héros, ni victimes.
Espoir de voir nos enfants aller à l'école sans danger. Espoir pour une femme enceinte de donner naissance à un bébé vivant, dans un hôpital, et pas à un enfant mort devant un poste de contrôle militaire. Espoir que nos poètes verront la beauté de la couleur rouge dans les roses plutôt que dans le sang. Espoir que cette terre retrouvera son nom original : terre d'amour et de paix.
Merci de porter avec nous le fardeau de cet espoir."
Mahmoud Darwish. 25 mars 2002

Nous sommes déjà nombreux, nous ne serons jamais trop nombreux, il est encore temps pour vous  de prévoir pour juillet d'autres vacances, plus utiles,
grossissez  nos rangs, REJOIGNEZ-NOUS
accrochez votre véhicule à notre caravane du droit. Départ pour Jérusalem, à partir de Strasbourg, le 4 juillet 2005.

http://caravane.palestine@free.fr
par Jean-Paul Delpuech publié dans : Israël-Palestine
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Jeudi 3 février 2005


Peu me chaut ce bon jour....

Il y a,
sur Gaza beach la prochaine libérée, le regard égaré des multitudes de réfugiés.

Ici, il faut beaucoup d'imagination pour croire encore en un bon jour!

Le ciel n'est toujours étoilé que de drones, de F16, d'Apaches et de Cobras.

Lorsque, hagard et las, je baisse mes paupières au large des vastes vagues,
mon clin d'oeil se naufrage dans une grande bleue captive.

A quelques miles au large, des bâtiments de guerre confisquent l'horizon des filets de pêcheurs,
bloquent à jamais les routes maritimes.
A quand le mouillage dans les eaux internationales, au large de Gaza, d'un nouvel Exodus, aux flancs chargés de réfugiés palestiniens, de citoyens internationaux?

Cette mer qui danse là devant moi n'est pas celle du fou chantant Trenet.
Ses extravaguants reflets sont ceux des canons,
que chevauchent sur leurs navires checkpoints des quartiers maîtres aux galons d'écumes bleuesblanches.

Demain, Gaza libérée?

La liberté des gazaouis est avant tout celle du non à l'occupant;
ce non résistant a fait la réputation de cette station balnéaire,
ensoleillée mais pas vraiment à la mode!

La carte postale de Gaza plage est oblitérée de tôles déchiquetées, de canettes rouillées, de cables enlaçés,
de vieux pneus enlisés, de parpaings aux pelures d'algues lestant des débris de barques.

Dans mon crâne se balancent de grands palmiers moqueurs, paisibles et désinvoltes,
ils frémissent dans une atmosphère marine particulière, toute emplie d'odeurs fétides.

Gaza plage,
c'est un égout à ciel ouvert , c'est un ciel usé à force d'être léché par la houle éternelle d'une humanité belliqueuse, c'est une éternité ensablée sur la couche souillée d'un "dit vain" nom de Dieu, c'est le socle mol de la cage immonde d'une fin de monde, ligaturée d'emballages plastiques multicolores.

Demain,
peu m'importe la "libération" déjà célèbrée de cette mince bande de sable, car elle sera encore,
sur terre, sur mer et dans les airs, sous le joug de son implacable geôlier.

Peu me chaut l'optimisme béat de medias asservis par les nervis du Sionisme.
A l'inéluctable avènement d'un bon jour,
il faudra bien, là-bas aussi, là-bas surtout,
que triomphe enfin le Droit !

Si l'embellie actuelle, (due essentiellement aux efforts déployés par le président palestinien pour que se taisent les armes)
mérite un sommet,
que ce sommet ne soit pas une fois encore celui de l'hypocrisie!
La donne de ce triste jeu mortifère est toujours entre les mains du puissant occupant.

Qu'Israël libère tous les prisonniers administratifs sans pour autant les remplacer immédiatement par d'autres, comme à son habitude, dans une nouvelle campagne d'arrestations arbitraires et massives.
Que les détenus bénéficient normalement des droits qui leur sont dévolus et qu'on en finisse avec l' implication dégradante des pouvoirs militaires et des tribunaux!
Que cette armée honnie, pourvoyeuse de grands désordres, se retire en bon ordre de toutes les villes asphyxiées par les couvres feux imposés!
Que les tueurs d'enfants de Tsahal ne soient plus récompensés mais durement châtiés!
Qu'on arrête de financer à tour de bras et de centaines de millions de shekkels, de dollars et d'euros les colonisations, en Cisjordanie comme dans le Naquab comme partout ailleurs.

Alors,
mais alors seulement, on chantera l'embellie, avec les coeurs recouvrés déployés euphoriques de millions de choristes, alors s'envolera la colombe, alors la paix reprendra ses aises, et les touristes les sentes oubliées de la terre des enfants d'Abraham............



 
par Jean-Paul Delpuech publié dans : Israël-Palestine
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Mardi 1 février 2005

Grâce à Mahmoud Darwish, je me suis découvert arabe et palestinien.
L'an dernier, j'avais recu avec notre collectif Mustapha Ateek,
lors d'une mémorable soirée poésie.
Depuis, mes quotidiens s'enrichissent de fabuleuses lectures d'humanité écrites par d'innombrables poètes palestiniens illuminant leurs plumes  des sanglots de leur patrie.
Rencontré et découvert vendredi soir le jeune étudiant Majed Bamya,
 et ne puis que me taire,
et vous faire passer son beau message,
rédigé au lendemain de la récente incursion de Tsahal dans Rafah.

Réveillez-vous!

Les images se bousculent dans ma tête comme une rafale de tirs incessante et meurtrière, me blessant à chaque nouveau coup, plus profondément et plus durablement.
Rafah, où l'horreur à son état le plus brutal s'est déployée.
Une dizaine de morts, des enfants pour la plupart... les chars ont tiré sur la foule qui manifestait.
Condamnations, résolutions du conseil de sécurité... et Israël décide de se retirer partiellement mais de poursuivre ses opérations.

Arc-en-ciel,
voilà le nom de l'opération qu'Israël entreprend à Rafah pour s'assurer du contrôle de nos frontières, démolissant des centaines de maisons, faisant de dizaines de milliers de palestiniens des sans-abris et assassinant une cinquantaine de palestinien,
nom cruel et enrageant.

Les réfugiés de 1948 venus s'abriter ici à Rafah ont été rattrapés par la machine de guerre israélienne, venue à nouveau les jeter dehors.
Nous voulons des actes, des sanctions, des cris!

Je vous envoie les larmes et le sang de ces enfants hanter vos nuits comme ils hantent les miennes, harceler vos consciences comme ils s'acharnent sur mon coeur.
Je vous envoie leurs gémissements puisque vous avez refusé d'entendre leurs prières, leur souffrances puisque vous n'avez pas voulu porter leur espoir, leur agonie puisque leurs vies ne valent rien à vos yeux.

A Rafah comme à Jénine, à Sabra et Chatila et à Deir Yassine, chaque palestinien a laissé une part de lui-même, une part en deuil permanent.
Personne ne peut prétendre ignorer ce qui arrive. Ceux qui n'ont pas été indignés ne sont pas des êtres humains, et ceux qui s'indignent sans réagir contribuent, malgrré eux sûrement, à faire perdurer notre mort, nos morts successives.
Je vous envoie le regard de ces enfants, leur souffle, leur courage, pour qu'enfin vous vous réveilliez.

J'envoie ce message à beaucoup de nos dirigeants dans le monde, à ceux qui soutiennent la politique israélienne, mais aussi aux indifférents, au nom de tous ceux qui jour après jour refusent de se cacher derrière leur manque de moyens pour agir, ceux qui malgré les difficultés continuent de se battre à nos côtés pour tous ces principes et toutes ces vies qu'Israël enterre en Palestine.

Je vous envoie ma douleur, notre histoire, celle d'un peuple à la recherche de sa liberté, nos droits indéniables que vous ne cessez de nier.
Je vous envoie notre Dieu et ses prophètes, quelle que soit leur religion, vous rappeler leur message de justice et d'égalité.
Je vous envoie les vies décimées, l'exil et l'occupation.
Je vous envoie ce qui reste de mon coeur, un bout d'espoir perdu, et le début d'une prière. Cessez de fermer les yeux et les oreilles, ouvrez votre coeur et réveillez votre conscience avant qu'il ne soit trop tard.

Dans chaque sourire de vos enfants vous entendrez celui perdu des nôtres, dans chaque rêve que vous ferez vous verrez celui qu'on a enterré, dans chaque souffle d'air vous sentirez notre désir de liberté.
Ce combat en Palestine est un combat pour un autre monde, où l'occupation ne peut-être justifiée, où les criminels de guerre seront jugés au lieu de devenir premier ministre, où vos enfants joueront avec les nôtres sans soucis, sans peur du lendemain, qui peut-être ne viendra pas.
Ce monde, ou nous le construisons, ou nous y renonçons...

Les Palestiniens ont fait leur choix, ils ne renonceront pas, et VOUS ?!

Majed Bamya


 
par Jean-Paul Delpuech publié dans : Israël-Palestine
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Jeudi 27 janvier 2005

L'élu psychopathe, nocher du prochain Tsunami.


L'élection présidentielle palestinienne s'est à peu prés bien déroulée, mais ce n'est pas grâce aux bons services de Sharon et de ses sbires.
Durant le bref temps concédé par l'Occupant à cette campagne électorale, 46 palestiniens ont été assassinés par Tsahal, sans pour autant provoquer d'actes de vengeance de la part de la résistance palestinienne.
Au lendemain de l'intronisation d'Abbas, 6 israeliens ont été tués, ce qui provoqua immédiatement des réactions et des déclarations enflammées de tous les dirigeants sionistes. "On ne peut pas discuter avec ces gens-là, ils osent encore se rebeller , écrasons-les une fois pour toutes!"
Des troupes furent donc diligentées aux abords de Gaza et, seule, la pression internationale empêcha une incursion meurtrière.

Durant ce seul dernier semestre, alors qu'est partout annoncé le retrait des colons de Gaza, leur nombre a augmenté de plus de 5 pour cent, ils sont à présent plus de 8500!
Curieux retrait!

Aujourd'hui se déroulent sur Gaza les élections municipales.
Comme par hasard, hier, une petite fille de 3 ans, Rahma, qui jouait devant sa maison, au centre de la bande de Gaza, a été exécutée d'une balle de snipper en pleine tête. Pour pousser le bouchon un peu plus loin, un haut responsable israélien affirma sans rire que "Tsahal renonçait aux liquidations ciblées dans les secteurs calmes", Sharon déclarant froidement :"les contacts politiques ne sont plus gelés".
La maman de Ramha, sa famille et ses innombrables amis apprécient à sa juste valeur l'explication de texte offerte par la grande armée israélienne de ce qu'est, pour elle, une trêve....

La petite Ramha est la 3663 ème victime civile palestinienne depuis quatre ans!.
Israël déplore la perte de 981 personnes, pour la plupart colons ou militaires résidant illégalement sur la terre palestinienne.

Rapporté à notre échelle hexagonale, ce chiffre de 3663, sur une si petite population confinée dans de si minuscules territoires occupés, c'est comme si nous avions eu à déplorer, dans le même temps, la disparition sur notre métropole de 76000 civils, exécutés par une armée d'occupation!
En poussant plus loin l'analogie vers une actualité frémissante à juste titre de faits anciens mais à jamais barbares, c'est très exactement le nombre des juifs français déportés dont les noms figurent sur le mur de la Shoa inauguré à Paris.
Où sont les monuments érigés à la mémoire des victimes du sionisme?

Toujours durant cette "trêve", les autorités israéliennes décrétent unilatéralement que les palestiniens de Jérusalem Est ne pourront plus se rendre en Cisjordanie et que leurs terrains et maisons, inhabités ou inexploités du fait de l'édification du mur, vont être déclarés propriétés israéliennes!
La stricte observation de cette loi inique va spolier et empêcher de circuler plus de deux cent mille civils palestiniens!

Pour se rendre plus facilement sur la Cisjordanie occupée, le génie civil israélien termine une voie express, à l'usage exclusif des colons et des militaires israéliens.
Vous conviendrez, avec moi, que c'est bien là une autre curieuse manifestation d'une réelle volonté du retrait envisagé des 450000 colons, qui, sur l'ensemble des territoires volés et occupés,  continuent à voir grossir chaque jour un peu plus leurs implantations illégales, encouragés puissamment par leur gouvernement!

De provocations en humiliations, de vols en assassinats, Sharon et sa clique autocrate de sionistes suicidaires conduisent leur peuple vers un second Massada pévisible, et aux conséquences bien plus terribles!

par Jean-Paul Delpuech publié dans : Israël-Palestine
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Mardi 25 janvier 2005

De 19h à 20h ce soir au St Antoine Rue St Antoine à Mâcon, bistrot ATTAC, thème du jour:
QUE FAIRE?



"Antisémitisme et Racisme"



Rappelez-vous!
Cette "façon" dont avait été récupérée et instrumentalisée par d'éminents politiques "l'affaire mâconnaise des pièces jaunes" et qui était si révélatrice du climat délétère que certains voudraient instaurer en France!

Des adolescents maghrébins, qui attendaient sous la pluie et dans le froid,( les officiels étant bien à l'abri), un spectacle gratuit offert par la ville en l'honneur de la collecteuse nationale Bernadette Chirac et de son porte sac notre vigoureux Douillet, ont vu débouler sur la scène Shirel, idole du Betar et du Taggar, chanteuse israélienne notoirement engagée dans son soutien inconditionnel à Tsahal.
Immédiatement aprés qu'elle eut entonnée "son Jérusalem", ces jeunes ont insulté la chanteuse....et se sont vus signifier une garde à vue, puis un jugement hâtif et exemplaire, le tout relayé avec zéle par des medias grégaires et soumis.

Ces jeunes, qualifiés à tort d'antisémites alors qu'ils ne sont qu'antisionistes, inexcusables dans la formulation de leurs propos, paient cher l'indigence de leur vocabulaire!

Pour laver l'affront, le maire, Courtois, a offert dans une déclaration publique à cette chanteuse militante la mise à disposition gratuite d'une salle, pour un prochain concert en sa cité! Ben voyons !

Les discours débusqués d'officiels offusqués, de type Paris/Delanoe, Lyon/Collomb, Mâcon/Courtois ou Marseille/Gaudin sont toujours du type "bouc émissaire" .
Ils ont ceci de pervers qu'ils pointent systématiquement du doigt des problèmes bien réels, dont la gravité est incontestable, mais qu'ils omettent sciemment de dire que les problèmes en question concernent en réalité l'ensemble de la société française, et qu'aucune donnée empirique ne permet d'affirmer que cette jeunesse des banlieues est davantage en cause que le reste de la société bien pensante. Il n'y aurait, à entendre ceux-là qui aboient le plus fort, qu'une seule forme de racisme, celle concernant les juifs supporters inconditionnels des moyens toujours employés par les tenants du pouvoir en Israël pour légitimer toutes les infamies commises au nom sans cesse convoqué de la défense des libertés et de ce qu'ils osent nommer la seule démocratie régionale.
A vous les preux défenseurs du Sionisme, Golda Meir ne déclarait-elle pas elle même qu'il fallait un peu d'antisémitisme pour justifier l'existence d'Israël?

J'ai pu discuter avec certains de ces jeunes français issus de l'immigration et chez qui se développe un sentiment de profonde injustice.
Ils subissent quotidiennement, sans pouvoir les dénoncer, un racisme et des discriminations qui ne sont jamais nommés, alors que pour des faits similaires touchant des membres de la communauté juive il y a une réaction immédiate, une appellation outrée et disséquée à longueur de medias dans la mobilisation générale de la plupart des responsables politiques.

Face à ce sentiment du " deux poids deux mesures", l'ensemble de la société civile doit faire montre d'une égale réactivité contre tous les actes de racisme.
Cela passe par l'école et l'université, où l'on devrait pouvoir enseigner, aussi, les effets pervers de la mondialisation libérale, enseigner enfin en la dénonçant la colonisation sous toutes ses formes, sans occulter celle mise en place par l'actuel gouvernement raciste Israélien.

Messieurs les censeurs, notre idéal républicain, prônant l'égalité des droits civiques et civils, n'est-il pas, de facto, lui, résolument antisioniste?

On devrait pouvoir pouvoir nommer et expliquer la Nakba, au même titre que la Shoa.

Avec le thème récurrent de" l'antisémitisme" développé et souvent inventé dans tous nos medias, on touche le fond du non débat destiné avant tout à gommer toute réflexion lucide.
C'est l'aveugle stratégie victimaire autorisant tout aujourd'hui car protégée par l'unicité de l'Holocauste d'hier, "l'Icône d' Auschwitz".

" Disons les choses comme elles sont. Nous sommes contre le racisme à condition que ce soit le racisme des autres. Nous étions contre les escadrons de la mort et les Sonderkommandos tant qu'il s'agissait de leurs exactions contre nous. Les assassins bien de chez nous, nos Sonderkommandos juifs, font l'objet d'une tendre admiration de notre part. Dès le jardin d'enfants, les israéliens appartiennent au "peuple élu", ils sont endoctrinés dans l'idée que les Palestiniens ne sont pas des humains à part entiére et que, par conséquent, on peut les tuer et les exproprier."
Israël Shamir, écrivain israélien.

Le débat sur le Proche Orient doit sortir de l'invective et de l'insulte, des appels à la haine, des menaces et de la diabolisation pour que l'on puisse, ici aussi dans nos barres de HLM, revenir dans un cadre plus démocratique.

Vous tous, boutefeux politicards de tous poils qui abusez du tabou de l'antisémitisme pour soutenir ouvertement la politique raciste et meurtrière d'Israël envers les Palestiniens, vous ne faites rien de moins que de désacraliser la mémoire des victimes juives dont la mort, dans une population humaniste, n'a de sens qu'autant qu'elle sert à l'éternelle mise en garde du genre humain contre toutes les sortes de discrimination, de terrorismes et de racisme.

Utilisez plutôt votre verve, sur vos tribunes politiques, pour dénoncer clairement l'application quotidienne en Israël d'un racisme véritable, inscrit jusque dans les lois votées par son parlement, qui n'octroie pas à  l'israélien arabe les mêmes droits loin s'en faut que son concitoyens plus chanceux car décrété juif.
Cette dichotomie de traitement, aveuglante dans un si petit pays, est la véritable cause qui nourrit tous les ressentiments et fait prospérer la haine des petits sur les forts, partout sur notre planète.
La solution pérenne ne passe pas par des murs de béton voleurs de terres détrousseurs de vies, elle s'impose simplement par l'établissement d'un seul état laïc, où tous les citoyens auront les mêmes devoirs, bénéficieront des mêmes droits, dans une sémantique claire, entendable jusque par nos meilleurs intellectuels.
Tous les beaux et bons mots du monde ne suffiront jamais à justifier l'innacceptable, l'intolérable.
La vengeance s'installe là où le droit est bafoué.
Alors vous pouvez prier pour que cessent ces meurtres militaires qui empêchent les gradés et les trouffions usraéliens d'être des personnes humaines en les transformant en tueurs ou en démolisseurs. Vous pouvez aussi aider l'intervention divine en vous impliquant personnellement dans la Caravane du Droit revendiquant l'application du Droit International, ou, plus tard,  en appareillant  vers Gaza beach avec  un nouvel Exodus. La Palestine a besoin de témoins véritables, qui prennent à ses côtés le risque de leurs corps,  pas de touristes revendiquant une appartenance religieuse ou politique pour se balader sur la grande bleue et à bons comptes entre gens de bonne compagnie qui ne font jamais que gloser et s'apitoyer, versant sur le sort de cette pauvre population des larmes de crocodile..... et puis regagnent leur foyer, en fustigeant encore et toujours ces salops d'antisémites, dans des discours enflammés par un légitime et partageable courroux mais le plus souvent hors sujet, des discours et des écrits pleins d'un vide sidéral et une ignorance crasse et complaisamment relayée sur la définition même du mot "sémitisme" , ne servant qu'à amuser la galerie, à distraire dans un miroir grossissant et délibérement déformant le "vulgus pecus" de son mal être séculaire.

Le vieux Noé nous a pourtant en son temps soufflé la réponse, excessivement simple, en se posant comme le père de Sem, lui-même père supposé d'une "race" qui comprend, outre les HEBREUX, les Chaldéens, les Babyloniens, les Syriens, les Phéniciens, les ARABES et les Ethiopiens.
Que du beau monde mais pas d'Européens, pas d'Américains du nord, tous ces grands inquisiteurs  donneurs de leçons jamais apprises qui n'ont pourtant de cesse que de s'accuser d'antisémitisme et de s'octroyer, à ce sujet, bons et mauvais points à l'intérieur même de leurs populations respectives!
Je ne suis pas sûr qu'en voyant ce que certains "sages" conférenciers contemporains font dans leurs brillants soliloques de son leg sauvetage, le patriarche Noé ne regrette pas l'embarquement de leurs aïeux sur son arche.
L'autre, celle dite d'alliance, demeure à reconstruire. Il y urgence!

JP le ventre jaune bressan




par Jean-Paul Delpuech publié dans : Israël-Palestine
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Lundi 24 janvier 2005


Des policiers palestiniens qui se portent par milliers sur les lignes frontières pour empêcher tout acte de résistance à l'envahisseur!
Des bons points délivrés à un chef d'état par son occupant !

Cette fois, il neige vraiment dans mon pré carré comme il neige dans mon coeur, comme il pleut des larmes de glace sur Titan....
Comme beaucoup, je me pose des questions .

Et pourtant !
Et pourtant je veux croire que cette main tendue d'Abbas à son ennemi est la manifestation tangible de sa volonté de paix, de son pari audacieux d'une inéluctable victoire de l'intelligence sur la crasse bêtise.
Je veux épouser la vision politique qu'un homme de paix oppose à l'agressive vision militaire de son envahisseur, afin que la bête immonde soit définitivement terrassée par ce qui constitue l'immortelle grandeur de l'Homme !

Des unités blindées israéliennes se sont massées autour de la nasse de Gaza, prêtes à fondre sur leur proie emprisonnée.
Le temps et l'espace, aujourd'hui plus que jamais, sont figés par l'acier des blindés.
La Palestine retient sa respiration, toujours asphyxiée par les checkpoints de l'humiliation et du desespoir, par ces écluses toujours fermées d'heures confisquées, par ces ronciers de barbelés acérés, interdits par toutes les conventions humanitaires internationales.

Dans les camps de réfugiés surpeuplés, les murs des maisons construites en 1948 sont épuisés, scarifiés des lézardes des tremblements des canons, troués de mitrailles ordinaires.
Leurs habitants ont l'interdiction d'y effectuer des réparations sans l'aval jamais donné de leur impitoyable occupant.
Chaque jour, de la pointe de l'aube jusqu'à l'ocre des soirs emplis des fragrances des orangeraies, ces camps fondent, engraissant des ruines qui nourrissent les haines.

Un peu plus loin dans le froid désert du Naquab, des centaines de prisonniers ont vêcu une nuit de terreur dans l'incendie de leur prison de toiles de tentes. Mais qui connait ces camps c'est le désert!

Dans la prison de Ketsiot, le détenu Nour, un an et deux mois, pleure.
Depuis sa naissance entre quatre murs, il est malade d'enfermement mais n'a pas droit à des soins; il a froid mais n'a toujours pas de vêtements d'hiver!
A ses côtés, sa maman, Manal Ghanem, hurle son impuissance!
950 autres prisonniers, hommes femmes et enfants, eux aussi malades, ne sont pas soignés!

Il s'agit bien là d'un crime de guerre caractérisé, violant les divers accords internationaux, dont la 4éme Convention de Genève, mais qui s'en soucie!

Qui libérera ces centaines de prisonniers niés jusque dans leur détention arbitraire administrative, enfermés des ans entiers sans chef d'accusation, sans condamnation, et donc sans avocat, sans possibilité d'accés à leurs dossiers ?
Qui peut et veut encore prendre le risque de sa vie pour relayer et amplier leurs cris baillonnés?
Au long cours de ces quatres dernières années, sans même évoquer les citoyens internationaux , témoins gênants souvent refoulés, parfois assassinés, l'Etat "Démocratique" Israélien a interdit l'accés à ces territoires palestiniens martyrisés à des centaines de journalistes, 204 journalistes ont été blessés par les "Forces de défense israéliennes" et 9 d'entre eux ont été exécutés par des snippers sionistes....
Uniquement sur Gaza, plus de 450 journalistes travaillant pour le compte de publications étrangères se sont vu refuser leur carte de presse par les services secrets israéliens!

Honte à Israël, qui commémore partout la Shoa dans une campagne de presse internationale, et qui affiche dans le même temps son total mépris pour la liberté d'information et pour la liberté de la presse, garanties pourtant l'une et l'autre par ses propres lois!
Le Sionisme triomphant instrumentalise au maximum la Shoa, ravivant la sexagénaire culpabilité européenne pour légitimer ses exactions, ses turpitudes actuelles.
Pourquoi n'y a-t-il encore aucun monument érigé à la Naqba, et aux millions de disparus, rayés de la carte palestinienne, qui elle même s'efface ?
La Shoa, qui n'est en rien l'affaire des palestiniens, n'a pu avoir lieu, hier, que grâce au contrôle strict de l'information, principale caractéristique de tout régime totalitariste et concentrationnaire.
Israël, en perdant son âme, calque chaque jour un peu plus ses méthodes de gouvernance ségrégationiste sur celles inventées par son ancien bourreau nazi....

En visionnant sur vos téléviseurs le mur des 76000 victimes juives de la Shoa, inauguré en grandes pompes et à grands renforts de medias, quartier du Marais à Paris, pensez aussi, un instant seulement, afin qu'il tombe, à cet autre mur qui grandit de notre silence    . Haut de 6 à 12m sur une base de 100m, ce mur de béton Bouygues vole sur 650km les  terres palestiniennes; ce hideux mur de la honte délimite le sarcophage d'innombrables autres victimes anonymes et contemporaines.

Et puis, pour nourrir votre ire, pour étancher votre soif de justice, ayez encore une pensée pour le ci-devant plus jeune détenu terroriste palestinien le nourrisson Nour,
imaginez son petit corps tendu comme un arc vers les barreaux de sa cellule, gisant roide sur une couche glacée toute grouillante de vermines, croisez son beau regard captif enfoncé dans un visage hâve, glissez vos doigts dans les siens, si vous le pouvez, car ils sont déjà si serrés dans le ciment si prompt d'une haine atavique, et débordez votre lecture, votre chrétienne compassion impuissante, et levez-vous, rejoignez-nous !!!




par Jean-Paul Delpuech publié dans : Israël-Palestine
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Jeudi 20 janvier 2005


Ils se nomment les protecteurs de la cité, et sont les représentants du mouvement juif anti sioniste.
Ils étaient nombreux devant l'hôpital Clamard à veiller l'agonie de Yasser Arafat.
Pourtant les medias les ont ignorés! 
Ils sont plusieurs centaines de milliers à travers le monde et prônent le démantèlement rapide et pacifique de l'Etat Israélien, un projet qu'ils jugent, en s'appuyant sur la Thora, en contradiction avec les textes fondateurs du judaïsme, un projet criminel envers les Palestiniens et responsable de la guerre.
Ils disent du sionisme qu'il a un besoin vital de l'antisémitisme, à tel point qu'il le suscite activement, comme en France et partout où il n'existe pas.
Ils ne comprennent d'ailleurs pas, logiquement,  ce terme galvaudé d'anti sémitisme.
Les sémites sont des arabes et  les juifs Européens ou Américains n'ont jamais été arabes!
Ils disent que le cauchemar sioniste en est à sa fin, qu'il est épuisé.
Ses brutalités actuelles sont les spasmes d'agonie d'un malade en phase terminale.
Ils disent que, tout comme l'URSS s'est effondrée du jour au lendemain sans qu'on ait pu le prévoir, Israël aussi s'effondrera, parce que c'est un Etat fondé sur le mensonge, l'usurpation, le blasphème et qu'il est privé de spiritualité.

Ils me sont infiniment sympathiques, et je partage tout à fait leurs analyses...




 
par Jean-Paul Delpuech publié dans : Israël-Palestine
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Lundi 17 janvier 2005

Parce que ce papier m'a plu, et qu'il plaira à beaucoup des téléspectateurs d'"On ne peut pas plaire à tout le monde",
voici le bel "émile" de mon amie Maria Poumier pour notre frère Jacques

Frère Jacques,

Hier soir, frère Jacques, vous étiez invité à la télèvision publique par Fogiel et Carlier.
On savait bien, depuis l'affaire Dieudonné, qu'il s'agissait pour eux de faire,
une fois de plus, un carton sur un antisioniste populaire.
Ils ont plus d'un tour dans leur sac, le chérubin et le crapaud complice: on vous a réglé votre compte dès les premières minutes, en vous cadrant dans la catégorie pédés, pédophiles, exhibitionnistes et pornographes, synonymes pour eux de gens d'église.
Le bulldozer est passé sur votre âme, tandis que vous en étiez encore à vous demander: mais quand est-ce qu'ils vont me laisser parler?????

Frère Jacques, en vous humiliant hier, c'est tous les gens qui vous respectent qui ont été offensés ; vous êtes issus d'une famille confite en dévotions depuis des générations, et qui de ce fait, incarne la tendance conservatrice dans l'Eglise, dont une des fonctions est, effectivement, d'être le conservatoire des choses sacrées de notre civilisation, face aux multiples armes de destruction massive que le monde marchand utilise pour nous réduire à la condition de robots consommateurs.
Connaissant de l'intérieur les oeillières et les carences qui accompagnent forcément le souci exclusif de la conservation des biens, vous vous êtes senti appelé à équilibrer le bateau en détresse, par votre vécu personnel de la souffrance de l'âme et du corps.
Cela vous amène à épouser la cause des pauvres qui manquent de pain, de toit, de patrie, de toute reconnaissance. Gloire à l'évêque des squatts d'Africains chargés d'enfants.
Vous connaissez le désespoir des femmes poussées à l'avortement, alors qu'elles savent qu'elles sont par dessus tout porteuses de vie ; la famille, la loi, la bienséance, la peur du lendemain, la science, les progrès de la technologie, tout dans notre enfer moderne les pousse à se vomir elles-mêmes, à sacrifier le fruit de leurs entrailles; et vous témoignez pour elles, dans vos livres.
Vous connaissez l'égarement atroce et les délires de ceux en qui le sexe étouffé veut prendre le pouvoir et à son tour étouffer tout le reste; et vous défendez, au péril de votre réputation, les victimes du sexe, de la perversion des choses de l'amour, et de la répression extérieure, qui aggrave leur malheur.

Vous avez fait des pèlerinages en Palestine occupée, parce que vous savez que c'est là que l'Occident accomplit son crime parfait, en laissant la terre d'Abraham, de Moïse et de Jésus aux mains d'une petite clique impitoyable, qui veut en déraciner sa population comme elle arrache ses oliviers centenaires, et qui ne recule devant aucun assassinat, aucune destruction de la nature, aucune provocation à la guerre mondiale.

Frère Jacques, hier nous avons reconnu dans votre humiliation la nôtre,
celle de nous tous qui savons que l'Esprit peut venir à bout de l'Adversaire hideux, et du Simulateur charmant. C'est toute l'Eglise qu'ils veulent arracher de France, cette Eglise qui vous offre de vous réenraciner à Lyon, après vous avoir permis de connaître la traversée du désert, dans le mythologique et salutaire exil de Parténia. Cette Eglise sait qu'elle a besoin de sa droite et de sa gauche, de ceux qui la consolident en cultivant la tradition sacrée, et de ceux qui la vitalisent en inventant les nouvelles modalités de la charité.
Cette Eglise sait que vous êtes le plus aimé des religieux chrétiens parmi les musulmans de France. Elle sait que les musulmans sont actuellement notre réserve de foi en Dieu, en l'homme et en l'Esprit qui permet leur rencontre. Cela, tous les honnêtes gens le savent, que cela leur plaise ou non. C'est pourquoi cette Eglise s'est ressaisie, et travaille à sa réunification, tant à l'intérieur qu'avec les autres variantes régionales de la religion de l'Europe.
Il ne nous reste plus à convaincre que les agnostiques, ceux qui ne sont pas sûrs que Dieu existe, qui ne veulent pas croire que Dieu a tous les jours, partout, des prophètes par qui il s'exprime et nous soutient, qui ne sont pas sûrs, pourtant, d'être capables à leur tour de le servir. Jean Genet, comme vous souffrant, populaire et possédé par le sens du présent, comme vous objet de convoitise pour les manipulateurs qui veulent inverser le sens de votre recherche, a su isoler la parabole qui convient en ces jours au climat brouillé:
"H me présenta sa mère, c'était l'époque du Ramadan. Quand je lui dis que je n'étais pas musulman, et que je ne croyais même pas en Dieu, elle me regarda sans stupeur et sans dédain. C'était presque midi. "S'il ne croit pas en Dieu, il faut lui donner quelque chose à manger". Elle prépara un repas. Le fait que je sois un mécréant au beau milieu du Ramadan lui avait fourni la réponse: le déjeuner. Elle, elle ne mangea qu'après six heures, le soir"
Le repas dont l'agnostique, le touriste normal, l'Occidental moderne moyen a besoin, c'est vous qui le leur donnez, vous l'évêque le plus proche de la misère matérielle et spirituelle de notre temps. Les mécréants les plus endurcis ont été choqués de vous voir servir en pâture aux profanateurs officiels de notre télèvision d'Etat. Hier, on vous a fait toucher le fond de l'humiliation. Mais tout le monde a reconnu, dans ce spectacle honteux, sa propre dignité bafouée. Aujourd'hui, grâce à votre patience, nous y voyons plus clair.
Frère Jacques Gaillot, vous incarnez le respect pour les humiliés.
Merci d'être encore plus, désormais, l'évêque des damnés de la terre, des sans papiers, des sans-voix, des affamés et des diffamés.





par Jean-Paul Delpuech publié dans : Israël-Palestine
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