Texte libre

Chronique d'espérance d'un "terrotouriste".

 

 

En cette époque épique et sur

cette terre maudite d'être promise,

vouloir la Paix,

c'est condamner

un spatiocide,

un sociocide,

un politicide

et un verbicide;

c'est exiger l'équité.

Ecrivons ensemble une feuille de route revue

et corrigée dans des actes citoyens d'urgence,

dans l'exigence de l'application du Droit,

parce qu'en ces lieux d'anomie, même le futur était mieux.


"Je suis venu en tenant d'une main un rameau d'olivier, et de l'autre un fusil de révolutionnaire.
Ne laissez pas le rameau vert tomber de ma main.
La guerre a éclaté en Palestine, mais c'est en Palestine que naîtra la paix."
 
Yasser Arafat

 

Dernière phrase de son discours du 13 novembre 1974, devant l'Assemblée générale de l'ONU.

Le 22 novembre 74, l'ONU reconnaît le droit des Palestiniens à l'indépendance nationale.

Un an plus tard, l'ONU adopte une résolution associant le sionisme à "une forme de racisme".
 

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Joyeuse     année  résistante

 

En haussant notre front de gauche

nous dresserons tantôt la table de la loi

du  partage équitable de la galette des rois

pour d'attendues et mirifiques agapes 


Nous.

 

Nous sommes semblables

          et nous sommes différents.

 

Nous sommes les éternels

          ancêtres de notre futur.

 

Nous sommes nouveaux

          et nous sommes de toujours.

 

 

Nous sommes l'invincible armada

des quatre vingt dix neuf pour sang

qui saignent, toutes dents dehors.

Nous sommes les désobéissants et les indignés

qui nous dressons contre l'ordre cannibale et sa doxa.

   

Des siècles durant, nous avons marché,

la "dignité" frappée sur le blason de nos étendards.

Au nom de cette dignité, nous avons combattu ceux

qui s'arrogent le rôle de seigneurs et de maîtres

 des peuples, des prairies, du ciel, des forêts et des mers.

Nous avons combattu ceux qui règnent arbitrairement,

imposent l'ordre de l'Empire et affament nos communautés.

 

Nous sommes les paysans de la Jacquerie.

Nos villages ont été pillés

par les mercenaires de la Guerre de Cent Ans

et les nobles se gobergeaient de nos disettes.

  En l'An de grâce 1358,

nous prîmes les armes,

détruisîmes leurs châteaux

et reprîmes ce qui nous avait été dérobé.

Certains d'entre nous furent capturés et décapités,

le sang gicla de nos narines,

mais nous étions en marche et ne nous arrêterions plus.

 

Nous sommes les Ciompi de Florence,

les travailleurs des fabriques et des arts mineurs.

En l'An de grâce 1378, un cardeur déclencha la révolte.

Nous prîmes le Conseil Municipal et réformâmes le statut des Arts et Métiers.

Les seigneurs s'enfuirent dans leurs terres et organisèrent le siège de la ville.

Deux ans plus tard, nous étions vaincus et ils restaurèrent l'Oligarchie,

mais rien ne pourrait enrayer la contagion de nos actes.

 

Nous sommes les paysans d'Angleterre

qui combattirent les nobles pour supprimer les dîmes et la gabelle.

En l'An de grâce 1381, nous entendîmes le prêche de John Ball:

"Quand Adam bêchait et Eve filait / Qui donc était gentilhomme?"

Nous partîmes d'Essex et du Kent

avec piques, serpes et fourches épointées.

Nous occupâmes Londres et incendiâmes des bâtiments.

Nous saccageâmes le Palais de l'Archevêque

et ouvrîmes grand les portes des prisons.

Sur ordre du Roi, nombre d'entre nous ont fini aux galères

ou montèrent sur l'échafaud,

mais rien ne serait plus comme avant.

 

Nous sommes les Hussites.

Nous sommes les Taborites.

Nous sommes les ouvriers et les artisans de Bohème

qui se rebellèrent contre le Pape, le Roi et l'Empereur

après que Jean Huss eut été brûlé vif.

En l'An de grâce 1419, nous prîmes d'assaut

l'hôtel de ville de Prague et défenestrâmes le bourgmestre et ses conseillers.

  Le Roi Wenceslas mourut d'apoplexie.

La puissante Europe nous déclara la guerre,

et nous appelâmes le peuple tchèque à prendre les armes.

Nous repoussâmes toutes les invasions,

contre-attaquâmes et prîmes pied en Autriche, en Hongrie,

au Brandebourg, en Saxonie, en Franconie et au Palatin.

Le coeur même du continent était entre nos mains.

Nous avons aboli l'esclavage et la dîme.

Il faudra trente ans de guerre et de croisades pour nous défaire.

 

Nous sommes les quarante quatre mille hommes

qui répondirent à l'appel de Hans le joueur de flûte.

En l'An de grâce 1476, la Madonne de Niklashausen apparut à Hans et lui dit:

" Il n'y aura ni Rois ni Princes, ni Papauté ni Clergé, ni taxes ni dîme.

Les prés, les forêts et les mers appartiendront à tous les hommes.

Tous seront frères et ne posséderont pas plus que leurs voisins."

Au jour de la Ste Margaret, nous arrivâmes

une bougie dans une main et une pique dans l'autre.

La Sainte Vierge nous dirait que faire.

Les cavaliers de l'Archevêque prirent Hans ,

nous attaquèrent et nous défirent.

Hans fut brûlé vif,

mais pas les paroles de la Vierge.

 

Nous sommes ceux du Brodequin,

les laboureurs et paysans d'Alsace.

En l'An de grâce 1493,

nous conspirâmes pour tuer les usuriers et effacer les dettes,

confisquâmes les trésors des monastères,

amputâmes les revenus des prêtres,

abolîmes la confession orale et instaurâmes

des tribunaux locaux élus par les communautés.

Le Dimanche de la sainte Pâques,

nous attaquâmes la forteresse de Schletttadt.

Nous fûmes vaincus.

Nombre d'entre nous furent arrêtés

et jetés dans des culs de basse fosse

avant d'être écartelés ou décapités.

D'autres furent estropiés,

mains et doigts tranchés,

exposés à la risée des foules puis exilés.

Pourtant, ceux qui survécurent répandirent

le Brodequin dans toute l'Allemagne.

Après des années de répression et de réorganisation,

le Brodequin fit à nouveau son apparition

à Fribourg en l'An de grâce 1513.

La Marche s'est poursuivie

et le Brodequin depuis n'a jamais cessé de frapper le sol.

 

Nous sommes "le Pauvre Konrad", les serfs du pays de Souabe

qui ont refusé les taxes sur le vin, la viande et le pain

en l'An de grâce 1514.

Nous étions cinq mille

et nous menaçâmes de prendre Schondrof,

dans la vallée des Rems.

Le Duc Ulrich promit qu'il abolirait les taxes

et étudia les doléances des paysans.

Il ne cherchait qu'à nous calmer

et gagner du temps avant de nous mater.

La révolte s'étendit à toute la Souabe.

Nos délégués furent admis à la diète de Stuttgart.

Il fut décidé de destituer et punir trois des conseillers honnis du Duc,

de le pourvoir d'un conseil de quatre chevaliers,

quatre bourgmestres et quatre paysans,

et de faire confiscation des monastères

et des dotations au trésor de l'Etat.

Ulrich convoqua une autre diète à Tubingen,

et leva des troupes avec l'aide de ses voisins.

Il ne fut pas aisé de prendre par la force la vallée des Rems :

Ulrich assiégea et affama "le Pauvre Konrad"

sur le Mont Koppel, puis il pilla les villages.

  Six cent paysans furent capturés,

seize furent décapités,

et le restant se vit infliger de très lourdes amendes.

Et pourtant, l'âme du "Pauvre Konrad" se soulève encore.

 

Nous sommes les paysans de Hongrie qui ,

en l'An de grâce 1514,

se rassemblèrent pour faire croisade contre le Turc,

et préférèrent déclarer la guerre aux nobles.

Quarante mille hommes en armes,

aux ordres du Commandant György Dozsa,

s'insurgèrent dans tout le pays.

L'armée des nobles se rendit à Czanad

où fut fondée la République des Egaux.

Ils nous capturèrent au terme de deux mois de siège.

Dozsa fut grillé vif sur un trône de fer rouge ardent,

et ses lieutenants furent forcés de manger sa chair.

Des milliers de paysans furent empalés ou pendus par le col.

Le massacre et l'infâme Eucharistie ont détourné la Marche de sa voie,

mais ne l'ont pas arrêtée pour autant.

 

Nous sommes l'armée des paysans et des mineurs

qui suivirent Thomas Münzer.

En l'An de grâce 1524

nous avons crié "Tout en commun!"

et déclaré la guerre à l'ordre mondial.

Nos douze articles ébranlèrent la puissante Europe.

Nous avons conquis les villes et le coeur des gens.

Les mousquetons des lansquenets

nous hachèrent roides en Thuringe,

Münzer fut mis en pièces par les éclaireurs

et pourtant, personne ne put le nier :

tout ce qui appartenait à la terre retournerait à la terre.

 

Nous sommes les Diggers,

une communauté de cultivateurs

sans travail et de paysans sans terre.

En l'An de grâce 1649

nous nous rassemblâmes à Walton-sur Tamise, dans le Surrey ;

nous occupâmes la terre commune et entreprîmes de la bêcher.

Nous voulions vivre ensemble et partager les fruits de notre labeur.

Les seigneurs du manoir montèrent leurs sujets contre nous,

nous fûmes pris et engeôlés par une populace en rage.

Des campagnards et la piétaille lancèrent

leurs assauts et piétinèrent nos récoltes.

  Quand nous coupions du bois dans les communaux,

les hobereaux propriétaires nous poursuivaient

pour dégradation et effraction.

Leur cavalerie nous chargea,

brûlant les maisons et couchant les blés.

Nous persistâmes.

D'autres Diggers se mirent à cultiver dans le Kent

et dans le comté de Northampton.

La foule les chassa.

La loi nous entravait mais sans cesse nous recommencions.

 

Nous sommes les serfs, les mineurs, les fugitifs et les déserteurs

qui rejoignirent les Cosaques de Pugatchev

pour renverser l'autocratie russe

et abolir le servage.

En l'An de grâce 1774, nous conquîmes les forteresses,

dépouillâmes les riches et partîmes pour Moscou .

Pugatgev fut capturé,

mais les graines ont donné des fruits.

 

Nous sommes les six mille Parisiennes

dépoitraillées qui, poussées par la peur de la disette,

partîmes le 5 Octobre 1789 en criant :

"Allons chercher le boulanger, la boulangère et le petit mitron !"

  Nous nous couchâmes sur la place d'Armes du château de Versailles .

A l'aube , nous massacrâmes les gardes du corps du roi,

puis nous mîmes leurs têtes tout au haut de nos piques ,

envahîmes les appartements royaux et ramenâmes

le roi et les siens, prisonniers, aux Tuileries démeublées..

Cette journée fut décisive.

 

Nous sommes l'armée du général Ludd.

Nos pères furent chassés de leurs terres,

et nous devînmes tisserands.

Puis vinrent les métiers à tisser.

En l'An de grâce 1811,

nous parcourûmes la campagne anglaise,

et dévastâmes les usines,

détruisant les machines et riant à la face des notables.

Le Gouvernement nous envoya

des milliers de soldats et de civils en armes.

Une loi scandaleuse déclara

que les machines étaient plus importantes que les êtres humains,

et que ceux qui les détruisaient devaient être pendus.

Lord Byron les avertit :

"N'y a-t-il pas assez de sang dans votre Code Pénal,

qu'il faille en verser davantage pour monter au ciel

et témoigner contre vous ?

Comment votre loi prendra-t-elle effet ?

Pouvez-vous consigner toute une région dans ses propres prisons ?

Erigerez-vous un gibet dans chaque champ

pour y accrocher les hommes comme des épouvantails ?

Ou procéderez-vous (comme vous le devez

pour mettre vos mesures à exécution) par extermination....

Sont-ce-là des remèdes pour une population affamée et désespérée ? "

La révolte éclata mais nous étions affaiblis et faméliques .

Ceux qui échappèrent au noeud coulant furent déportés en Australie.

Mais écoutez et voyez !

Le Général Ludd passe encore au galop à la lisière de nos champs,

levant ses troupes au fin fond de nos nuits.

 

Nous sommes les travailleurs du Comté de Cambridge,

aux ordres du Capitaine Swing.

En l'An de grâce 1830 ,

nous nous soulevâmes

contre des lois scélérates et despotiques.

Nous incendiâmes les granges,

détruisîmes les machines outils,

menaçâmes les propriétaires,

prîmes d'assaut les postes de police

et exécutâmes les mouchards.

On nous envoya aux galères,

mais l'appel du Capitaine Swing fit se former une armée.

Son avancée lèvera une poussière

qui ternira les boutons de cuivre des uniformes et les robes des juges .

Elle montera à l'assaut des firmaments pendant 177 ans.

 

Nous sommes les soyeux des traboules,

 Nous sommes les vivants d'hier

ceux de la ZAD de Notre Dame des Landes,

et ceux de la Friche et de Fort Vancia,

Nous sommes les Canuts

de la Croix Rousse et de la Guillotière

qui, le 5 décembre 1831,

firent reculer les 36000 hommes de troupe du Maréchal Soult.

 

 

Nous sommes les tisserands de Silésie

qui se rebellèrent en 1844.

Nous sommes les faiseurs d'étoffe

qui mirent la Bohème en charpie la même année.

 

 

Nous sommes les trente mille insurgés prolétaires,

ceux de 1848 des Ateliers Nationaux qui réclamâmes du pain.

Bastion suprême, le faubourg St Antoine canonné,

nous fûmes contraints de déserter les barricades.

Six mille des nôtres périrent sous les balles et les obus,

vingt cinq mille furent arrêtés et

quatre mille trois cent quarante huit d'entre nous

prirent le chemin du bagne et de la déportation

mais nos voix montent encore des fers.

 

 

Nous sommes ceux de toujours et ceux de partout,

les cent cinquante citoyens européens de six à quatre vingt trois ans, volontaires pacifistes délégués par leurs dix huit nations,

qui partîmes en convoi par la route,

du Parlement de Strasbourg,

un matin calme de l'An de grâce 2005

pour gagner Jérusalem,

afin d'y réclamer à cor et à cri

l'application immédiate du Droit International bafoué

sur les territoires occupés par d'intolérables et iniques dols.

  Au seizième jour d'une fabuleuse épopée

où nous fûmes portés par l'enthousiasme

des foultitudes traversées,

par cinquante quatre degré sans ombre

au-dessus du mince filet d'eau glauque

qu'est à présent devenu le Jourdain,

un gros petit général bleublanc de la force illégale

d'occupation stoppa notre caravane

sur le pont palestinien d'Allenby

par de mensongères allégations.

Avant d'être refoulés par la force brutale, 

cent un des nôtres furent bastonnés et leurs passeports

barrés de l'impériale mention "interdit de séjour pendant cinq ans".

Dès le lendemain, nous passâmes en Palestine par d'autres voies

et d'autres moyens, flanqué de quatre vaillants jeunes compagnons.

Neuf autres caravaniers purent à leur tour nous suivre

qui témoignèrent à leur retour de la situation abominable

faite par des meutes de soudards en uniformes

  et des colons fous à tout un peuple de civils.

Une petite poignée d'années plus tard,

Tsahal, "l'armée la plus morale du monde",

testera la supériorité technologique de toute la gamme interdite

de ses armements mortifères sur l'ensemble de la population gazaouie,

causant la mort de mille quatre cent quatorze

hommes, femmes, vieillards et enfants innocents.


Jour pour jour un an après, mille quatre cent quatorze

citoyens du monde, s'appuyant sur le ciel,

tentèrent de faire sauter l'enfermement de Gaza

Car l'inhumanité de ce blocus tue notre humanité..

Avec le veule blanc seing de nos ambassadeurs

nous fûmes bloqués au Caire par les sbires de  

Moubarak, l'actuel condamné.


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Depuis,

les tentatives analogues se succèdent,

et ces vagues de volontaires,

fortes d'un printemps arabe fleurant bon le jasmin

 font se lever un Tsunami qui sera fatal à l'état criminel.


Nous avons survécu à des siècles

de vengeances et de folies colonisatrices.

Milliards de grains de sables

jetés dans le désert des consciences

d'une pseudo"élite" aveuglée par sa cupidité,

nous abattrons nos poingts nus sur leurs fusils,

nous gripperons, assécherons et réduirons à néant

tous ces systèmes trop avides de faire le plein.


Nous sommes les guetteurs, les semeurs d'étoiles,

les passeurs et les casseurs de murailles.

De Jericho à Jérusalem, de Strasbourg à Berlin en passant

par Gènes, Nice, Seattle et Notre Dame des Landes,

nous continuons notre irrésistible Marche en avant.

 

Eux,

ils disent qu'ils sont autres.

Mais ce sont toujours les godelureaux du Directoire,

ils tiennent en main un obscène gourdin

qu'ils nomment "pouvoir exécutif".

Gras mais jamais repus "ils"se baptisent, se cooptent

et prolifèrent à grands coups de sigles et d'acronymes :

G20, FMI, BM, OMC, ALENA, ZLEA, AGCS..

Ils ne peuvent plus nous berner,

ils sont pareils à ceux qui les ont précédés :

les écorcheurs qui razzièrent nos villages,

les oligarques qui ont reconquis Florence,

la Cour de l'Empereur Sigismond qui trompa Jean Hus,

la diète de Tubingen qui obéit à Ulrich

et refusa de laisser entrer le Pauvre Konrad,

 les princes qui envoyèrent les lansquenets à Frankenhausen,

les impies qui rôtirent Dozsa,

les propriétaires qui supplicièrent les Diggers,

les autocrates qui battirent Pugatchev,

le gouvernement maudit par Byron,

 

 Ils sont la soldatesque dantesque et raciste

du seul pays "démocratique" Proche Oriental qui nous bastonna

et qui continue d'assassiner et d'humilier tout un peuple de civils.

Et puis, de Grenoble à Paname, ils sont

tous les fourbes félons de la gauche.

L'Ayrault porc nantais et sa souille tarmac de Vinci

Le Collomb de la Friche et de St Ex

et tous leurs autres ressemblants.

Derrière leur langue de bois et leur vrai regard faux 

Ils forment un monde putride qui se délite.

Rancis de privilèges, courtisant leurs intérêts,

ils tentent encore de stopper nos assauts légitimes,

 ils rabotent et détruisent sans trêve

toutes les marches qui escaladent nos rêves.


Aujourd'hui, ils règnent sur un nouvel empire

souffreteux qui craque et se fissure de partout.

Apeurés, conscients du sort inévitable qui leur est dévolu,

ils tentent encore de nous rançonner

en nous faisant payer les dettes de leurs grossiers appétits,

et d'imposer de nouvelles servitudes à la terre toute entière.

 

Mais tout ce qu'ils ont, ils nous l'ont volé.

De leur enfer aurifère, ces sinistres sires font naître en leurs bourses

l'effroi des cieux et souillent nos nations de leurs fétides éjaculations.

 

En armes et sans âme, pour le luxe et la luxure,

juchés sur les pierres tumulaires des masses sanguinolentes

qu'ils exterminent par le fer par le feu et sans alarme,

ils s'affichent indécents maîtres de céans d'océans de larmes.

 

Une fois encore, face à leurs dettes illégitimes,

Nous, les Foultitudes, nous soulevons contre eux.

 

Fait ce venteux sixième jour d'hui du mois de Nivôse 2012

à faire sauter tous les huis clos dans la tempête et la fureur,

en cet an de fin d'un monde et d'avènement d'un meilleur autre,

 

  que nous ne devrons à aucune de leurs grâces.

 

Pour valoir ce que de droit.

 

Signé:

  Un plébéien, métaphraste graphomane au ventre jaune,

intermittent de la révolte et désagrégé de l'être moderne


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PS: Ultime heure, derniers heurts.

Les multitudes se fâchent et refusent de payer

ces milliards qui ne sont pas les leurs,

les rues, partout, enflent et débordent.

Nous apprenons, par quelques medias non encore totalement ligaturés,

que le un pour cent de profiteurs et d'affameurs,

claquemuré dans ses bunkers,

a décidé de déclarer une guerre totale aux 90 neufs pour sang,

nos faméliques et innombrables frères et soeurs qui partout se rassemblent.

 

D'ores et déjà,

les saigneurs embastillés dans leurs palais pas beaux

déploient leurs chiens de garde et leurs forces spéciales

contre notre humanité d'héroïques et preux gueux.

La crème de ces banksters bat le rappel de tous ses zélés alliés

qui chaque jour tuent, affament et persécutent

ces sales pauvres qui n'acceptent pas d'expirer sans se battre.

Partout sur la planète

leurs mercenaires font le coup de feu

contre les idées et les rêves d'un autre monde,

  un monde moins immonde qui accorderait

une place à des possibles plus paisibles.

 

Criminel, inhumain et illusoire,

Le Capital hait l'homme mais ne l'est pas.

 

 Dès cette minute enregistrée,

des confins de leur empire ,

Nous, résistants et sujets rebelles

qui n'avons réclamé ni la gloire ni les larmes

 leur déclarons une guerre sans grâce ni merci.


Par cette déclaration solennelle,

nous défions la suffisance arrogante de leur pouvoir.


Il est de notre devoir d'éradiquer, enfin, l'iniquité de leur système.

Il est de notre devoir de rendre la parole à toutes nos foultitudes muselées.

Il est de notre devoir de ne jamais céder à la peur de leurs machines à tuer,

et de hausser toujours et nos voix et notre courroux,

afin que cette peur, abjecte, change de camp.

 

Parce qu'ils nous y obligent, nous n'aurons aucune hésitation ni scrupules

à les combattre par tous les moyens mis à notre disposition.

Qu'ils le sachent, et qu'ils tremblent !

 

Nous sommes fourbus,

éreintés par leurs taxes,

las d'eux mais bien là,

en ordre de marche

sur les sentes et les venelles

de cette ultime bataille qu'ils nous imposent ce jour.

 

Des quatre puissants et rougeoyants points cardinaux ,

notre ire, terrible et magnifique,

leur fera connaître l'élémentaire primauté

des vertus cardinales d'une authentique démocratie.

 

Nos pairs de la plèbe, pauvres hères de la nouvelle ère,

engrosseront l'aire entière de notre mère la terre d'impénitents rêveurs, d'enfants rois aux pieds nus, de Palestiniens , d'Indiens et de Frichards intraitables qui minéraliseront sous la banquise tous leurs oukases.

 

La justice se lèvera sous nos pas.

Les innombrables centuries

de nos invincibles cohortes

s'agrègent en ordre, par hordes,

reliées par un même fil d'or

aux portes de leurs Bourses indécentes, 

pour se dissoudre, demain, 

dans l'étincelant et facassant éclat de

la proche victoire d'une nouvelle aube.


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Moubarak !
Et vous tous les supplétifs du régime raciste d'Israël,
essayez de nous faire taire !

Le Caire, 
fin décembre 2009, moins le quart du RV, plus du quart d'entre nous arrivés, et toujours pas de cars, caramba! nous restons en carafe et prenons nos quartiers devant l'ambassade de france!
(oui, je sais, j'ai mis des minuscules, mais notre ambassadeur, dans cette affaire, ne sort pas grandi, quand à l'hexagone,
il semble avoir délégué là tous ses gones!) Nous savions pourtant, avant de partir, que nous n'avions aucune chance de réussir, mais nous sommes partis tout de même car cette chance impossible, il fallait bien essayer de la saisir! 
Nous avions dit, avant de partir, beaucoup de choses, trop à mon sens.
(lequel manifestement était désorienté)
Nous avions par exemple déclarés, bien roides dans nos convictions:
"Si le monde entier nous regarde, Israël ne pourra pas nous arrêter!"

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Le monde semble effectivement s'être réuni au Caire, mégapole tentaculaire de plus de 30 millions d'habitants, mais surtout de 30 millions de voitures et de taxis pollueurs qui, par empathie, klaxonnent devant notre attroupement.
Mais ce monde là, affairé qu'il est à survivre sous la botte d'une dictature qui semble remonter à des millénaires, à d'autres chats à fouetter
que d'oser se révolter, que d'oser nous soutenir ouvertement.
D'ailleurs, les rares taxis qui nous font le V de la victoire se font arrêter
un peu plus loin par des forces de police impressionnantes.
Sous leurs casques de CRS, toujours visible, l'aboutissement d'une pensée universelle hypothétique, le commencement d'un pavé sur une gueule.

IMG 2113

Non décidemment, notre salut ne viendra pas de la population Cairote, et encore moins de nos chauffeurs de cars qui, après avoir dûment encaissés en accompte la moitié de la somme destinée à notre voyage aller retour sur Rafah, nous font part de l'impossibilité qu'ils ont de nous conduire où que ce soit, le gouvernement egyptien les ayant menacés s'ils nous accompagnaient de retirer leurs licences.
Premier signe tangible de la collusion fusionnelle de deux états voisins, devenus ces dernières decennies deux grands amis, pour faire
le siège du troisième.  Qu'on en juge.
Durant ce même temps où nous (les 1400 touristes internationaux) sommes scotchés, confinés à résidence dans des hôtels pouilleux du Caire, debouts assis couchés sur les trottoirs les passeports et les visas, quelques centaines de touristes Israéliens débarquent,
eux, en Egypte et sans visa!

Alors, dans les cris du Zoo qui nous fait face, dans la poussiére acre qui semble vouloir nous ensevelir, je m'allonge sur le bitume
et m'isole autant que faire se peut avec mon pote Darwish,
dans ses poèmes qui m'ont fait m'échouer là.

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Dans ce conflit inique et verbicide, il n'y a plus la place pour les états d'âme de doux rêveurs, tous les coups sont permis et Darwish est un chef de bande aux recrues innombrables. Par sa lecture, je largue au loin les évidences, je quitte délibérément les sentiers balisés de l'obéissance,
je me projette dans une réalité que j'ose penser différente.
 
Nous vivons une période tellement obscure de l'histoire, un sale moment  dans lequel l'hégémonie dominante ne paraît pas dépassable...
C'est pour çà que je m'accroche à tous ces mouvements prônant un autre possible monde. J'en ai un besoin viscéral, ne serait-ce que pour recharger mes accus en immergeant mes doutes dans de si beaux projets.

Combien de fois déjà suis-je parti vers ces territoires interdits?
Je ne sais plus mais jusqu'à ce jour j'étais toujours passé,
avec il est vrai de plus en plus de difficultés.
Là je suis soudain un peu dépassé un peu las, surpris par cette énorme mobilisation policière ici aussi, qui nous confine tous et chacun
dans des endroits différents,perdus dans cette grande cité,
avalés digérés par elle.

Cette question Proche Orientale, qui me tarraude et m'empêche de
dormir serein tant on me la serine inlassablement est pourtant simple,
quoiqu'on veuille en dire et médire.

La tragédie palestinienne représente à elle seule toutes
les dérives délétéres et criminelles de notre monde.
C'est une question de justice élémentaire, compréhensible
jusque par ma petite fille en classe élémentaire!
Pour Nelson Mandela, cette justice pour les Palestiniens est
"la plus importante question morale de notre temps".

Alors, en dépit ou grace à la monstration ostensible de toutes ces forces policières amassées non par le Hamas mais par Moubarak, n'entrons pas dans ce jeu violent où leurs viriles empoignades veulent nous mener, restons zen, et mes deux jeunes voisines japonnaises de chaussée semblent elles aussi partager mon point de vue en se levant et saluant à leur façon le soleil, sous  les yeux ébaubis et ravis de nos flics de service.

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Choisis ton camp, camarade CRS, une barrière, une barricade, un mur
ont toujours deux côtés!

 Nous, nous profitons de cette situation imposée pour mettre en exergue celle de nos amis palestiniens, pour redire au monde qui festoie, fait la bombe et bombance et peut-être aussi nous voit sur son petit écran que, pendant toutes ces decennies d'occupation et de depossession, 90% de la lutte du peuple palestinien a été non violente.

Nous, les gueux, mais aussi par contagion  les preux, les gens de rien mais également les gens de bien les gens de peu,
les Jacques Gaillot évêque de Partenia
et bon apôtre

 IMG 1935  Le Caire 027

et son conscrit le mâconnais Gerard Bonvilain vieux combattant
défenseur des droits de l'homme et irréductible athée,

Le-Caire-045.jpg Le-Caire-069.jpg

nous les Jean foutre et les dames Jeanne avons fait nôtre la cause palestinienne, depuis des lustres, avec ou sans éclats,
car la Palestine est encagée,
alors oui nous lui prêtons nos larmes pour émouvoir, nos jambes pour se mouvoir, nos bras pour sémaphore et nos bouches comme porte-voix.

Nous savons bien, de toute façon, que la Palestine embastillée n'a plus besoin de sortir de son cachot pour voyager et poser ailleurs sa requête,
car elle porte en elle l'humanité toute entière.

Nous portons cette légitime cause avec notre ire dans tous nos déplacements, nos manifes et nos témoignages,
à la façon, qui en vaut bien d'autres, d'un Martin Luther King
 ou d'un Gandhi l'élégant pas gandin représenté ici par son petit fils.

Et, dans notre marche arrêtée d'un trottoir du Caire, il y a une sorte d'irruption de présent de l'ici et maintenant, une erruption de l'histoire
qui se fait qui existe, pour une fois pour de bon.
Et ce combat-là n'est qu'un combat, il nous reste à continuer le début.

Les matraques arborées par nos gardiens casqués bottés me rappellent
que je n'appartiens vraiment pas à cet immonde monde qui rejette tout recours à la violence de la seule part des Palestiniens, même dans les cas de légitime défense, monde feutré peuplé de ces couards qui, demain, nous  reprocheront probablement notre inertie notre non violence du parvis de l'ambassade de france au Caire tout en en reconnaissant
l'empreinte  d'un  King et d'un Gandhi!

Qu'ils y viennent, au Caire! Je leur abandonne immédiatement la crasse dans laquelle je me suis lové et que d'autres chassent par tous les moyens, même si ça déride nos pandores.

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Qu'ils y aillent, à Jénine ou à Rafah, à Khan Younis ou à Gaza!

Ils en reviendront avec de nouvelles convictions, avec la certitude que les stratégies mises en place et utilisées contre l'apartheid en Afrique du Sud sont toujours valables, que le rouleau compresseur du BoycottDésinvestissementSanctions est seul en mesure de faire tomber tous ces affreux murs érigés par l'Occupant.

Dans une résolution, adoptée par 431 voix contre 62, l'Eglise presbytérienne étatsunienne a voté pour un processus de désinvestissement progressif
et sélectif dans les sociétés multinationales
qui font leurs sales affaires avec l'état voyou d'Israël.

Ca s'est fait à la suite de l'avis de la Cour Internationale de justice selon laquelle les "colonies" et le mur israélien étaient illégaux.
Moubarak avec son mur d'acier blindé devrait y regarder à deux fois!
Ce nouveau mur est au regard du droit international considéré comme un "cassus belli". Moubarak reçoit le prix de sa trahison au peuple arabe et tient sous sa férule une population, qui semble depuis les pharaons avoir toujours été asservie ! Connaissent-t-ils seulement, ces nervis du pouvoir avec leurs longs batons stationnant au milieu de l'avenue dans l'attente de l'ordre d'une provocation à engager, le si bel article 19 de la Déclaration Universelle des droits de l'Homme: "Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit."
 
Une déclaration  de la Cour, en 1971 dénonçant l'occupation par l'Afrique du Sud de la Namibie, avait déclenché le boycott international.
Et les "héros" militaires du dernier carnage de Gaza ne s'y trompent pas;
ils sont fêtés chez eux mais, se sachant criminels de guerre
par toutes les exactions commises qu'ils ont ordonnés,
ils évitent à présent de sortir de leur pré carré blanc bleu.
Car tout comme lors de la campagne visant l'Afrique du Sud, le coeur du problème Proche Oriental est bien la question du Droit,
et de son application à tous.
Aucun état ne peut faire fi du droit aussi longtemps, aussi délibérément et aussi impunément qu'Israël.

En 1990, une résolution du conseil de Sécurité exigeant le départ de Saddam Hussein du Koweit a repris mot pour mot celle qui exigeait
le départ d'Israël de la Cisjordanie.
L'Irak a été chassé.
Israël, par contre, a été récompensé, notamment par Barak Obama annonçant une nouvelle "aide" de 2,8 milliards de dollars, qui ne représentent c'est vrai qu'une partie des 30 milliards que les contribuables américains prélèveront, vaille que vaille, sur leur économie dévastée
durant cette derniere decennie.

Sur notre trottoir, cet espace infime et clos qui nous est concédé par l'Egypte
et la France, les difficultés surgissent rapidement,
tant de monde parqué sur un si petit espace!
Mais ce qui devrait nous décourager nous galvanise.
Nous vivons ici, pour un temps minuscule, un modeste aperçu de ce que vivent depuis 61 ans nos amis interdits de visites.

Les mêmes techniques employées contre les Palestiniens sont reprises ici.
En premier lieu, nous déshumaniser en s'attaquant à un besoin vital
L'accès aux toilettes de l'ambassade est négocié pied à pied avec notre ambassadeur, qui préférerait nous évacuer tous sur le lycée francais du Caire, où nous disposerions, jusqu'à notre départ, de toutes les commodités, tant pour le gite que pour le couvert, qu'est en mesure de nous offrir notre pays par la voix de son représentant, si enclin à nous porter secours!.
Mais nous ne souscrivons pas à cette offre "généreuse".

Alors nous sommes punis, nous devons prouver notre nationalité française avant que de pouvoir soulager nos vessies, nous devons faire la queue pour nous rendre, par paquets de 4 à 5 personne, jusqu'à l'unique toilette d'une ambassade immense qui, de facto, n'a pas l'air de prendre en compte les normes  d'hygiène obligatoires pour tout logement en métropole!

En attendant mon tour à l'intérieur de cette vaste batisse, je lis sur des boites les noms et fonctions des personnels, nombreux, travaillant ici . 
Qu'elle n'est pas ma surprise, (partagée avec tous car photographiée céans et scéance tenante, même floue car à la dérobade à la Sarrazin comme aurait pu l'écrire ma copine Albertine par de nombreux postulants
à cet endroit, ecce hic, dans ce lieu-ci, 
où l'on ne peut se rendre que seul,)
en découvrant sur l'une de ces toutes proches boites aux lettres :   
Courrier Extérieur Mossaad

Le Caire 029
 
Par Jupiter ou Ramsès II foi de Cambronne ça m'en bouche quand même un coin que de trouver mentionné là, si proche du p'tit coin
et donc des grandes affaires....ex nihilo nihil mais..... in cha'Allah
puisque le nouveau patron, le nouvel élu le frais et moulu émoulu chanoine "Dieu" de ma douce et chrétienne terre de France semble ainsi, ici, en l'affichant sans vergogne, permettre un tel scoop!
 
Les autres services secrets, dont les nôtres, doivent être à ce point secrets qu'ils n'apparaîssent pas, eux, sur ces boites à lettres!
Je comprends mieux à présent tous ces bâtons qu'on nous place entre les jarrets..Mais que sont ces quelques trublions français
dans cette marée humaine égyptienne?

 Messieurs les si fiers inventeurs de "l'identité nationale"
,que représente au juste la France, ici et même ailleurs?

J'ai pu ainsi et aussi constater, quand même un peu surpris,
dans le magnifique aeroport du Caire,
l'absence aveuglante de la seule compagnie Air France!

Je suis averti, peu après, que ce 29 décembre 2009, alors que 1400 anonymes essaient sans succés de remplacer, de ressuciter pour une semaine les 1400 autres anonymes assassinés l'an dernier à Gaza, Mohamed Jassier, gazaoui, devient la 367éme nouvelle victime depuis le retrait israélien,des lâches lachers de bombes GBU 39 et de leurs cargaisons de cancers. Mohamed est mort d'un cancer développé rapidement parceque même ceux qui ont besoin, urgemment, d'un traitement médical pouvant les sauver ne sont pas autorisés par l'ennemi à s'extraire
le temps de leur traitement de cette bande maudite.

J'avais pu voir ainsi, au sein de la Moquata'a assiégée l'un des 300 jeunes soldats défendant leur vieux chef. Ce jeune évoluait difficilement et douloureusement sur un fauteuil roulant. Il avait été atteint dans le dos d'une rafale de 17 balles d'un pistolet mitrailleur tirée par un soldat israélien.
Plusieurs chirurgiens, notamment français,
avaient proposés de l'opérer en leurs services.
Mais l'Occupant en avait déjà décidé autrement, et la nuée constante
de ses camarades l'entourant est un de mes grands souvenirs.
 
N'oubliez pas Mohamed et tous ses ressemblants, ils avaient un nom.
Chaque fois que vous entendrez ou verrez sur nos radios et télés  notre commentateur vedette pontifier sur le sujet et mettre sur le même pied ceux qui souffrent et ceux qui planifient, ordonnancent et mettent en oeuvre
toutes ces basses oeuvres, toutes ces indicibles souffrances,
n'oubliez pas Mohamed et ses pairs ..
Ayez une pensée, aussi, pour la présidente de l'AFPS, Association France Palestine Solidarité, interdite de séjour en Israël comme  Claude Léostic et moi-même, et qui espérait pouvoir passer, cette fois sur Gaza, ce 31/12/09, terrassée par une crise cardiaque ici, à nos côtés.
 
Ce sont les lancinantes répétitions d'atroces exactions qui ont fait se lever et converger ici, dans cette matrice du Caire, tant de gens différents, qui additionnent leurs différences pour vaincre toutes les difficultés
et faire qu'en Palestine, l'espoir soit encore tenace et chevillé
au corps de chaque enfant, chaque vieillard, chaque habitant palestinien.

On gueule, jusqu'à en mourir ici, l'aspect insupportable du traitement infligé aux palestiniens. On s'oppose à ceux qui collaborent avec les projets racistes des sionistes. Et c'est un piège l'idée qu'il faille proposer quelque chose
à la place de nos cris.
On s'oppose, et quand on s'oppose à un tel déni de justice, déjà on propose quelque chose, on propose et on restaure la solidarité moquée, l'amour désuet, le désir de justice, la joie pure, c'est à dire qu'on peut et qu'on doit s'opposer au programme d'Israël même si on n'a aucun autre
programme de remplacement.
Parce que  par dessus tout, nous savons qu'il faut réclamer ce droit-là.

Pour marquer cet anniversaire infame pour Israël,
la marche humanitaire à laquelle Gerard et moi et tant d'autres participons réuni plus de 1400 ressortissants de 43 pays!

Cette marche symbolique, bloquée à présent sur le bitume égyptien, comprend des juifs, des chrétiens, des athées, des jeunes et des vieux, des syndicalistes engagés, des artistes enragés, des musiciens soucieux de ne pas commettre de fausses notes, des écrivaillons conchieurs d'écrits de cris et d'une caravane de centaines de véhicules pleins de vivres et de médicaments emmenés par un député anglais.

Tout ce p'tit monde a convergé sur l'Egypte, car c'est le seul pays par lequel on puisse encore passer pour entrer en Palestine sans avoir à subir les interminables interrogatoires israéliens. Tous les autres sont vérouillés par des gardes-frontiéres tenant partout, illégalement, des frontières mouvantes, sans cesse réactualisées en fonction de l'appêtit du colon occupant.

Même si la dictature du Caire, soudoyée par les USA, a empêché et continuera d'empêcher la plupart d'entre nous d'arriver à Gaza, les habitants de Gaza la martyre, les captifs de cette prison empoisonnée à ciel ouvert ont su, par les medias arabes, qu'ils n'étaient plus seuls, et leurs enfants affamés ont grimpé sur les murs de leurs ruines et ils ont brandi vers le bleu de l'azur, tout là-haut, le drapeau de l'espoir palestinien.

Des nouvelles nous parviennent, parfois même de nos garde chiourmes, et nous savons alors que nous ramons dans le bon sens,
qui est celui de l'Histoire avec un grand H.

Et ceci n'est qu'un début.
C'est vrai, j'suis crevé, pas bouffé, pas dormi, dur dur,,, Le Caire 019

Mais je vois la détermination de mes camarades de galère, leur joie, leur colère, et je me sens un bout de leur chair, un bout de leur âme.
Mon corps, même corseté de plastique dur, est un pays en guerre, et les égyptiens et les israéliens ne connaîssent pas le bout de son courage de sa  vaillance.

J'étais présent hier matin au meeting tenu par les américains, au Sun, le petit hôtel miteux où ils logent, j'ai goûté leur enthousiasme juvénile et indestructible et leur baiser est encore là, sur mes lèvres, se gaussant des milliards de sales particules que charrient les rues et les avenues fliquées.

Continuons à battre la semelle, à agiter nos drapeaux palestiniens au-dessus des matraques et des casques égyptiens, partout, des actions se montent,
 pour que la peur change enfin de camp.

Les puissants, pour protéger leurs privilèges, sont contraints d'aller chaque jour un peu plus loin dans l'ignominie, ensemble ils se réunissent dans des camps de plus en plus fortifiés, retranchés, et ils se voient de plus en plus laids et gras dans le regard l'un de l'autre, et ils se disent :
" Encore combien de temps à voler au temps
avant que n'advienne l'inéluctable?
Et ils transpirent et ils commencent à trembler..
Ils savent qu'ils sont allés trop loin,
et ils ne savent pas mettre les pouces, lâcher du lest.

Nos gouvernants sont en train d'autoriser Israël à détruire
la notion même d'Etat Palestine et de garder,
en l'affamant dans un cloaque, toute une nation derriere des barreaux.

La peur a changé de camp l'an dernier, lors de cette attaque monstrueuse. C'est ce qui m'est apparu alors de façon évidente
dans l'ampleur du carnage d'un si minuscule territoire.

Tous étaient des civils, tous étaient des résistants, beaucoup d'entre eux ont perdu la vie, des milliers ont été blessés, mais leur inouïe souffrance est devenue depuis une métaphore de la tragédie imposée aux peuples du Moyen Orient et, au-delà, de tous les peuples opprimés.

Mon numéro de décembre du monde diplo et le dernier "Manière de voir" portant sur l'Afrique me servent la nuit de matelas mais sont l'un comme l'autre très prisés de tous dans la journée.
Et je m'en réjouis, car dans ces feuillets souillés et froissés
se balladent encore quelques beaux et propres esprits libres,
et que nous en avons diantrement besoin.

Selon les dépéches de l'AFP et des rares autres agences de presse alimentant nos medias en mensonges éhontés car contrôlés, les attaques d' Israël ont toujours pour cibles d'importants militants du Hamas....

A chaque fois on nous ressort la fable éculée de violents affrontements entre ces mêmes militants et les F16 israéliens.

Mais avez-vous jamais pris le temps de décrypter un seul de ces affrontements, relatés ad nauséum sur nos medias si bien renseignés?

Invariablement, immanquablement, la voiture ou la bicyclette  ou la maison des militants est détruite par l'explosion d'un missile largué de 10 000 m par un bombardier, un avion de chasse ou un drone.

Mais qui donc étaient ces militants?
Selon ce qui m'a été donné à voir lors de mes différents séjours sur Gaza et comme je l'ai déjà écrit maintes fois, tous les habitants de Gaza
sont des militants, car tous essaient bien naturellement de
résister à leur gardien et leur bourreau.

Plutôt que de reprocher aux Gazaouis leur légitime résistance, notre tâche de citoyens d'un monde libre est bien de les soutenir et de les aider à réunir les conditions du "choix des armes", et de leur permettre d'
agir en toute conformité avec ce choix.

Quand à (l'inquiétante) infrastructure du Hamas qui, à chaque fois, est démantelé pour curieusement mieux renaître de ses cendres le lendemain, il s'agit-là d'un parti mis en lice par Israël qui a gagné les élections démocratiques en Palestine. Ses dirigeants ont pratiquement tous fait leurs études supérieures dans des grandes écoles aux Etats unis et en Europe.

Dire cela, écrire cela fait mauvaise impression.
Mais je me fous ici de l'impression que je vais ou non donner de moi
à mes geôliers et à leurs amis. Parler de la résistance palestinienne en ces termes journalistiques est difficile car celà suggère, in fine, que les gens qui étaient à l'intérieur de leur maison explosée, de leur voiture atomisée et tous les autres, qui au cours de cet affrontement au si long court ont eux aussi affrontés les bombardiers, tous ceux-là et leurs mères et leurs soeurs n'ont jamais été que les victimes d'une monstrueuse injustice.

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Et cela ne se dit pas, et cela ne s'écrit pas,
car cela suggère très exactement la vérité telle qu'elle est.
(Selon certains), nous rabâche nos grands reporters de guerre incapables de mettre le pied sur le véritable théatre d'opération, Hamas a provoqué cela, et a été justement châtié par Tsahal. Sans doute est-il alors fait référence aux roquettes artisanales lancées contre Israël et qui n'ont jamais tué personne!

J'enrage,  seul au milieu de cette foultitude amie et sous la garde de toute cette maréchaussée, d'avoir ici même à faire encore et toujours cette mise au point, ce rectificatif qui ne semble évident qu'à mes yeux car j'ai entendu cette argumentation spécieuse jusque dans nos rangs!.

N'oublions pas, n'oublions jamais que, selon le droit international, une population occupée ou assiégée a non seulement le droit mais également le devoir de se servir d'armes contre des forces d'invasion.

Ce droit-là, bizarrement, n'est jamais rappelé par nos éminents et doctes spécialistes du chaudron du Proche et du Moyen Orient, ceux-là même qui, pour certains et non des moindres, n'ont jamais mis les pieds sur cette partie du monde et, quand ils y vont, demeurent dans leur hôtel payé par leur journal, comme j'ai pu le vérifier au moins deux fois. Ce sont eux qui font  réference à une "guerre infinie" lorsqu'ils traitent ce sujet d'actu brulante.

Que l'on commence par faire taire ces "dealers"d'opinions qui, à force de les instrumentaliser au seul bénéfice d'Israël, ont largement contribué à leur corruption. Que l'on fasse taire ces aboyeurs de salons prétendus philosophes, ces soi-disant humanistes qui cachent leur cynisme et leur parti pris sous le masque douloureux d'une fausse et sélective compassion.

 Redonner leurs lettres de noblesse aux idéaux qui font tant défaut à l'humanité suppose que l'on proclame leur validité partout pour tous.
Mais pourquoi faut-il nécessairement que ces vertueuses indignations, ces belles résolutions soient frappées d'évanescence dès qu'on aborde
les rivages de la Palestine?
 Non, il n'y a pas de guerre, il n'y a pratiquement jamais eu de guerre,
ou alors celle des 6 jours.
Il y a, par contre, cette exemplaire résistance farouche, inflexible, de la population la plus pauvre, la plus vulnérable sur terre, à une odieuse et inique occupation qui perdure illégalement, imposée par la quatrième plus grande puissance militaire au monde. Cette armée/nation s'est donnée un nom, Tsahal, et se complaît à se parer du titre de plus morale armée du monde! Elle peut puiser sans vergogne dans des stocks d'armes et de munitions qu'elle ne paie même pas et qui sont toujours au top de la technologie avancée des armes, car c'est la superpuissance amie qui s'en occupe. Ces armes de destruction massive vont des bombes à fragmentations éternelles, (4,5milliards d'années) aux bombes à phosphores, interdites sur des populations civiles, en passant par d'autres bombes dont les ogives abritent
chacune 8000 flèches d'acier blindé et en finissant par le
seul stock inconnu au monde de bombes thermonucléaires!

Sans évoquer à nouveau ce massacre de Gaza, qui a motivé mon actuel déplacement, les forces d'occupation israéliennes ont assassinées depuis la deuxième intifada plus de 4000 palestiniens!
 Plus de la moitié d'entre eux étaient des enfants!

Alors, alors pourquoi tolérer plus longtemps ces "couvertures médiatiques" tronquées, ces procés pour antisémitisme lancés par les sionistes racistes du CRIF et relayées servilement par nos politiques,  de droite comme de gauche, cette chasse aux sympathisants palestiniens traités ici,
en Egypte, de hooligans et de dangereux activistes!

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Il y a parmi nous une rescapée des camps de la mort.
A 85 ans, cette juive américaine a même entamé une grève de la faim pour que nous puissions nous faire entendre du gvt égyptien!
Et ce matin, mes amis étatsuniens, voulant faire une manife comme la notre ont été tabassé devant l'ambassade d'Israël!  
Le nez dans la poussière et les oreilles grandes ouvertes pour profiter des concerts offerts par tous nos jeunes, j'me rends bien compte qu'un an plus tard, la situation a encore empiré, elle s'est momifiée.

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Aucune institution internationale, aucun homme politique, aucun gouvernement n'a tenu ses promesses et, drapé dans mon vieux drapeau, je ne peux plus les croire, car ces mensonges sont trop bien gardés.

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Sur le green des jardins de l'ambassade de france qui devrait nous protéger nous abriter patrouillent à présent de jeunes rambos en civil, aux coupes de cheveux très courtes, engagés dans quelle arme? Loeil aux aguets, l'oreille gauche avalant une prothèse, ils veillent et nous surveillent.

Les milliards de dollars et d'euros qui devaient être versées à Gaza pour  redresser ses décombres ne l'ont pas été et l'UNRAW construit à présent des maisons en briques de terre crue, car Israël n'autorise pas l'entrée du ciment, des crayons du papier des patates du verre etcetcetcetc.......et qu'une prochaine frappe aveugle pourrait bien à nouveau entraîner des pertes humaines mais surtout des destructions d'immeubles payés rubis sur l'ongle par la communauté internationale, jamais par les casseurs!

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L e siège que nous subissons au Caire devant notre ambassade est grandguignolesque comparé à celui subi par  nos fréres des Palestine.
Ce siège asphyxie Gaza et s'insére dans les mécanismes défensifs routiniers de l'Etat d'Israël.

Aujourd'hui, ce jour toujours d'huis, à la mort brutale provoquée par des armes de guerre proscrites partout ailleurs au monde a succédé la mort lente par cancers, par manque d'eau potable et absence de nourriture, c'est une agonie programmée qu'une grande partie du monde ne perçoit pas
car elle n'ouvre pas sur les journaux télévisés.
Elle n'existe pas car elle ne fait plus les grands titres de notre actu.

Avec l'édification du mur d'acier dans le couloir de Philadelphie, réalisé grâce au concours actif des Egyptiens mais aussi des américains et des français, Israël emploie à présent l'arme suprême qu'est l'arme de la faim car les tunnels, désormais inopérants, n'atténueront plus la disette et la pénurie .

Alors que l'argument jusqu'à présent avançé de ripostes aux roquettes artisanales ne tient plus, car les etats unis ont offert à israel leur dernier système de fusées antimissiles tout autour du territoire assiégé,
le garrot se resserre autour des captifs de Gaza.

Le jour, illusoire, où Israël annoncera sous la pression de citoyens comme vous comme nous une hypothétique reprise d'énièmes négociations de paix, il n'y aura plus rien à négocier.
De ce rien-là il faut faire quelque chose, il va nous falloir tenir encore quelques jours ici, et il va nous falloir dénoncer l'innaceptable et nous porter à nouveau et demeurer aux côtés de celles et ceux qui osent encore résister dans une ultime dignité, même si nous sommes qualifiés de hoologans et de dangereux activistes par Moubarak and Co

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Voilà un échantillon des dangereux "hooligans" du Caire!

S'il est une chose que nous savons et que les gouvernements sionistes successifs savent pour l'avoir maintes fois vérifié, c'est que le peuple palestinien ne cède pas d'un pouce et qu'il ne cédera pas.

Et pour ceux qui auraient encore quelques doutes, ajoutons à cette certitude une seconde vérité du temps qui passe; l'Histoire est du côté des Palestiniens, et ce sont eux qui représentent pour aujourd'hui et pour demain l'espoir des valeurs humaines les plus hautes, les plus nobles.

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Résister à l'oppresseur, défendre ses droits légitimes et sa terre, et ne jamais céder à l'arrogance et aux mensonges
qui caractérisent si bien les puissants.
Quand aux pouvoirs israéliens, égyptiens ou autres collaborateurs, je pense aux fatâwâ des ulamâ égyptiens appointés par moubarak à propos du bien fondé du mur d'acier, ils passeront.
Ils passeront, inexorablement, et ils seront tous, heureusement, oubliés.
Heureusement.
Le devoir de mémoire se mue en invitation à l'oubli quand il s'agit des noms et coupables agissements de dictateurs, de traitres et de lâches.
Et il ne se trouvera pas grand monde pour les pleurer.

Par-delà la tension permanente et la pression continue, physique,
des boucliers, des matraques et des uniformes noirs
de nuits rendues impossibles

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 j'emporterai en moi, du Caire, l'immense force d'avoir inscrit, individuellement et collectivement, une action, dans la responsabilité morale que nous avons tous en tant que citoyens du monde de nous lever,
encore et toujours, contre l'injustice.

Du Caire à Gaza, en passant par Mâcon dont j'ai pu avoir des news ce matin, je sais que le monde a frémi, qu'il a vibré sur une note grave au rythme de la Palestine.... au rythme des défilés criards et festifs que nous faisons sur notre morceau de trottoir, en une marche confinée mais décidée
pour la justice et la liberté de Gaza.

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Le garrot se resserre sur les cous graciles de nos amis de palestine mais l'enthousiasme se lève et balaiera tout. Les Israéliens le savent, la grande horloge de l'inéluctable compte à rebours est déclenchée.

Nous qui pouvons encore bouger, encore parler, encore écrire, aidons la Palestine à faire enfin valoir ses droits, pour que les victimes soient enfin reconnues, et que les bourreaux les assassins soient traqués,
jugés et condamnés.
C'est mon voeu le plus cher, que je vous partage en cet an qui bascule, immobile , d'un vieux Caire d'où je n'aurais même pas vu les pyramides

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Mais la plus ancienne de toutes les pyramides, elle, aura bien vu six d'entre nos jeunes monter à l'assaut de ses flancs. Ces six dans leur banlieue parisienne tuent l'quotidien à sauter d'immeubles en immeubles.
Ils ont laissé sur place les keufs égyptiens et ont pu immortaliser
un moment fort de notre présence en Egypte.
Gageons que cette photo fera le tour du monde,
et sera épinglée dans plus d'une ruine gazaouie!

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L'homme, à la fin, terrassera la bête!

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Un réveillon à GAZA

 

  Il est temps de rallumer les étoiles!


Soigne ton incipit, coco, la suite sera plus explicite, (conseil aux écrivaillons de mon accabit)

Non, cette phrase liminaire est élimée, 
je crains qu'il ne vous faille donc commencer par la seconde, plus explétive!
 
sortons plutôt les crocs de Darwish, sa poésie relève l'homme de son bourbier originel!

"Mon corps est un pays en guerre,
Gare, gare à ma fureur!
Je mange la chair de mon usurpateur!"
        
Avec quelques autres internationaux qui se rendent trop souvent sur les territoires confisqués, je ne suis plus le bienvenu en Israël, comme me l'a signifié un impressionnant garde frontière car, m'a-t-il dit clairement et en français, je suis considéré par cette inquiétante démocratie comme un "terrotouriste".

Le vocabulaire sioniste ne cesse, sinon de m'enchanter, du moins de m'étonner et de croître, au rythme sans doute des dols que ses soldats commettent  pour avoir enfin la haute main sur le "grand Eretz", celui qui figure sur son drapeau, cet espace "vide" situé entre les deux lignes bleues qui symbolisent le Nil et l'Euphrate!
L'étau sioniste de cette police lexicale ne se desserre pas..

Cet Eretz rêvé, chéri par tous les ignares aspirants à un second ultime Massada ressemble à s'y méprendre, avec ses leaders fous d'extrême droite et ses fanatiques religieux colons, à une fosse septique, où, seuls, les étrons nagent encore en surface!

L'ennui dans ce refus de poser à nouveau les pieds en Israël réside dans le fait qu'il est physiquement impossible d'accéder aux territoires palestiniens sans être contrôlé par des gardes frontières qui changent sans cesse (les gardes et les frontières faut suivre)

Concrétement, cette illégitime aspiration se traduit, pour les amateurs d' un "tourisme" palestinien, à s'exposer aux mille et un tracas inventés et réactualisés sans trêve par les sourcilleux et collants uniformes blancsbleus..

Ca démarre dans l'aeroport qui vous voit partir pour cette destination.
Des agents des Services secrets israéliens opèrent ouvertement à Charles de Gaule et dans toutes les capitales européennes, ils peuvent se livrer à la fouille de vos bagages sans que leurs collègues européens agents des différentes douanes voient là une intolérable ingérence dans leurs pseudo- souverainetés territoriales!!!

Dans l'avion, l'hôtesse va vous prier fermement de remplir un questionnaire détaillé sur les motifs de votre voyage, le nom de votre hôtel et celui des personnes que vous allez visiter.
A Ben Gourion, dés le premier pas sur le tarmac, des galonnés vous accompagnent pour un interrogatoire qui s'allonge au fil de vos visites.
Et pas moyen de passer ailleurs, autre part, ces garde-frontières bleusblancs sont partout, implantant sans difficultés leurs barrières et postes en Cisjordanie au bord du Jourdain, et questionnant ,cette fois encore, leurs ordinateurs pour vérifier la véracité de vos déclarations et l'historique de vos déplacements antérieurs.

Marre de ces fouilles à nu, oh combien humiliantes, de ces questionnements interminables, de ces comportements brutaux,,,,, cette année, je vais réveillonner plus utile à Gaza, en passant par l'Egypte, en rentrant par Rafah, avec ou sans l'accord de Moubarak et de ses maitres américains.

L'originalité de cette nouvelle aventure est que je serais, cette fois , bien entouré.
Il y aura là mon ami citoyen casque bleu M° Gaillot, l'évêque de Partenia et puis Noam Chomski et Naomi Klein et tant d'autres célébrités et anonymes, arborant ostensiblement leurs revendications légitime de Liberté pour tous.
Liberté, cette liberté chérie et cette liberté prostituée, cette catin décatie où bordellent nos chefs d'états, nos imans illuminés, nos rabbins fanatisés et autres intégres prélâts mîtrés,
Liberté, nous te libérerons de tous ces chefs du spirituel et du religieux qui poussent aux crimes atroces en se prélassant dans leurs prophéties pasteurisées, mais toujours à deux balles, mais toujours assassines  

Par un de ces miraculeux raccourcis de l'histoire, il semble, aux dernières news, que nous serons 1360 et quelques marcheurs, soit le chiffre des personnes assassinées l'an dernier...
Nous serons en tout cas des centaines à célébrer à notre manière le terrible anniversaire de tant de plomb durci déversé sur nos amis civils gazaouis, ceux-là même qui nous avaient déjà surpris par la qualité extraordinaire de gens qui n'ont rien et vous convient à des noces de Canaa!.

Cette fois encore, ma bouche à mon retour sera la bouche des malheureux embastillés qui n'ont plus de bouche, ma voix, amplifiée par cet index furieux qui tape sur le clavier, sera celle de la liberté de toutes ces voix qui s'éteignent au cachot du désespoir.
.
Copenhague a vu pleurer sa petite sirène, Kouchner considère que les nouvelles colonisations israéliennes sont normales sur la Jerusalem Est, cette infime partie arabe peuplée déjà par plus de 180 000 colons, le rapport Golstone s'enlise avec l'appui de l'autorité palestinienne; bref, on marche sur la tête et on piétine l'âme de mes invisibles amis palestiniens.

Et Besson, ici, qui se gausse des droits de l'homme, cette spécificité qui rehaussait encore notre pays, avec sa campagne ignomineuse d'identité nationale!
Et Hortefeux qui reçoit des mains du CRIF une médaille d'anti racisme!!
A Réseau Education sans Frontières comme ailleurs on croit réver mais non, il s'agit bien là d'une de ces dernières réalités de l'an neuf.
Regardez-moi au travers de tous vos millions de caméras sécuritaires, messieurs les ministres messieurs les serviteurs de la République.
Je suis français mais par hasard. Sans jugement je défends les Palestiniens. Ils ont le droit puisque je les aime. Mais les aimerais-je autant si l'injustice n'en faisait pas un peuple de martyrs?
Le conflit israélo palestinien, créé et entretenu par vous et vos semblables, est le miroir des interrogations identitaires et des peurs de l'Europe d'aujourd'hui.
L'antisémitisme vendu dans vos medias est d'avantage secrété par les meurtrières exactions d'Israël que par un racisme heureusement bien falot, il est plus arabophobe que judéophobe et il relève bien , dans les deux cas, d'un antisémitisme authentique et sacrilège!
Un maëlstrom liberticide souffle sur nos nations civilisées et laïques.
La démocratie est l'institution politique de la société par le pouvoir citoyen.
A l'aune de cette définition, qui en vaut bien d'autres, les pratiques démocratiques israéliennes semblent n'en plus finir d'agonir, à l'image de leur ancien chef de guerre vénéré, le comateux Sharon.
Comment alors revivifier l'exercice pratique du pouvoir citoyen ici et chez nous et libérer sa pertinence démocratique, sinon par de belles et bonnes grandes actions fédératrices comme cette grande petite marche pour libérer Gaza, briser son atroce blocus?
Et l'on peut continuer à rechercher d'autres modalités d'actions variées, novatrices, qui s'efforcent de mettre en oeuvre contestation et désobéissance civile éclairée.
Dans la foulée de cette marche extraordinaire, nous pouvons élaborer une multitude d'agirs revendicatifs, en réponse directe aux scandaleuses réalités imposées par nos élus pour ne servir que leurs singuliers intérêts.
Oyez les plumitifs, les crieurs et les cireurs d'écrits vains, primordiale sera alors la visibilité médiatique, celle qui commande la résonnance d'évènements aussi inimaginables que ce départ de 1300 et quelques hommes et femmes venant de 48 pays pour redessiner l'opinion publique internationale. Décidément oui, nous opinons d'un même chef pour de telles partances.

Tout ceci me conforte dans mes idées simples et ravive mon ire; c'est évident, je suis homme avant que d'être français et je suis plus que jamais de la couleur de ceux qu'on persécute.

En traversant la place Lamartine à Mâcon pour rejoindre le local de mon (association pour une information alternative), je lis sous ma foulée, gravés dans les pavés de granit aux pieds du grand homme coulé dans le bronze:

"L'homme à Gaza n'a point de port, le temps à Gaza n'a point de rive, Gaza coule, et nous passons!"

et aussi

"Borné dans sa nature, infini dans ses voeux l'homme de l'an 2009 est un dieu qui se souvient des cieux!"

Gaza la blanche, Gaza la martyre, Gaza la résistante, j'arrive, avec tous mes amis, pour t'embrasser, j'ai erré quelques années loin de toi et je reviens, avec plein de Péres Noëls,
fouler la hideur désertée de tes béances nucléarisées.
Tes colons sont partis, mais pour que tu sois encore plus un lieu de relégation,
créé pour surveiller, et punir, et humilier!
Les criminels de guerre israéliens bénéficient de toutes les flagorneries de tous les Finkiel kraut , prescripteurs faussement intellos d'une ecoeurante doxa imprécatoire, la leur.
 
Sous un déluge de fer et de feu, l'Occupant de ton pays a voulu rayer des cartes ta bande de sable, mais toutes les armes employées contre toi et interdites partout ailleurs n'ont fait que révèler son impuissance face à la résistance unie de tes habitants.
Vous, les réfugiès de 48, avez su resserrer vos rangs au fur et à mesure que ceux-ci s'éclaircissaient, à Gaza même comme sur l'ensemble de la Cisjordanie, que je me refuse à nommer Judée et Samarie.
Vous tous, votre résistance à l'oppression du colonisateur et de l'occupant est infinie.
Vous, si petit sur une carte, êtes un si grand peuple.
Vous avez acquis, chérement, la plus grande expérience révolutionnaire dans notre monde contemporain; vous saurez, et nous nous emploierons toujours à vous aider, faire échouer les rêves cauchemardesques et les plans criminels de votre agresseur israélien.
La cruauté de l'Israélien augmente avec sa peur, avec sa certitude de ne pas gagner, à la fin des fins.
Cet occupant agressif et conquérant, mis là par les Européens, dessine chaque mauvais jour de nouvelles frontières de son territoire, visant à remplir tout le blanc de son drapeau de vos terres, afin d'emplir cet espace entre ses deux traits bleus que sont pour lui le Nil et l'Euphrate.

Je n'ose plus ouvrir ma boite mel, à chaque instant, on m'écrit que les colons colonisent, à tueries que veux-tu. Ces terrifiants colons se fichent éperdument de la démocratie et des décisions de la Knesset .
Quand ils estiment que les décisions gouvernementales entrent en conflit avec la "Halaka" (la loi religieuse juive), ils savent que c'est cette "halaka qui l'emportera toujours en dernier ressort.
Car quelles valeurs ont les lois copiées sur celles des "gentils" en comparaison avec la parole de dieu, béni soit son nom!

Dans n'importe quel autre pays ces colons seraient appelés fascistes et auraient à répondre de leurs crimes devant la justice..
Mais, là où ils se posent, les colons pénétrent systématiquement les rangs des officiers supérieurs et constituent à présent un très efficace cheval de Troie livré aux mains de centaines de rabbins.
Ces rabbins sont à ce point intouchables qu'il suffit de passer à proximité de leur logement pour se voir condamner et jeté pour sept ans dans un cul de basse fosse!
 Cf l'affaire du jeune Burgien mon voisin, le français Salah Hamouri.

François Cluzet l'a hurlé dans notre poste de télèvision, s'il a menti qu'on le poursuive!

Mais non, tout baigne et nos medias nous parlent de Jonny haliday, en prenant grand soin d'occulter cette vérité qui pourrait déranger notre si douce quiétude!

Ce mercredi, juste avant mon vol, je provoque une conférence de presse en notre local, me souvenant de ce que me disait "Le Vieux" enfermé empoisonné dans les ruines de sa Moquata'a, sur l'immense espoir et le soutien formidable des membres de sociétés civiles du monde entier.

Lui disparu, lui qui a fait que La Palestine est encore marquée dans nos livres d'histoire et de géographie, lui remplacé par un président fantoche et falot, il est plus que jamais nécessaire d'impliquer toutes les strates de nos sociétés civiles, partout où nous sommes, pour leur faire comprendre quel prodigieux pouvoir elles détiennent, et combien la colère vaine doit enfin céder le pas à l'action.

J'ai encore les mots d'Arafat dans la tête, ils bercent mes endormissements et confortent mes convictions:

"Vous ne devez jamais douter que quelques petits groupes de personnes déterminées peuvent changer le monde".

Il faut choisir son camp; dans la Rafah égyptienne comme ici à Mâcon, un mur n'a que deux côtés, il n'est qu'une barricade dont le destin est de tomber.
Si nous perdons demain en ne passant pas cette frontière, c'est que nous aurons eu tort d'avoir raison trop tôt, car il faut savoir que le temps, sous ces lattitude, est infini.

Plus qu'une conférence de presse, je veux, par cette invitation à un quarteron de medias locaux, exprimer un point de vue différent, qui fasse qu'on brise enfin ce veule mur du silence, avant de briser celui qui ceinture et réduit en une dentelle de béton de 750 kms la terre palestinienne,
 et ne pas admettre celui, génocidaire, de pieux d'acier blindé enfoncés sur 18 m et fichés ainsi sur les 10 kms  de la bande de Philadelphie séparant l'Egypte de la bande de GAZA et asphyxiant tant d'enfants, tant de femmes, provoquant tant de trous incolmatables dans tant de familles.. .
La désinformation que nous subissons n'est pas un épiphénomène fortuit mais bien plutôt la condition de la domination. Pourquoi est-ce si difficile à comprendre, ou à faire comprendre? 

Gerard, 74 ans, pdt de la ligue des droits de l'homme sur la région, part avec moi.

Qu'y a-t-il de commun entre ce militant plus pro justice que pro palestinien, et moi-même, qui traîne de réunions en réunions ma révolte, acide acerbe depuis des années, à travers de minuscules actions et coups de gueule où j'essaie de témoigner de ce que j'ai vu?
 Mais c'est démolissant, à la longue, d'être sans cesse accusé en réunion d'afficher son pathos!
Comment leur dire, à eux tous que je connais plus ou moins,  que je vis à leurs côtés mais que je dors encore au sein de mes lancinantes et obsédantes questions?

Peut-être à mon retour, peut-être un jour lointain entrerais-je ainsi, peu à peu, sans l'avoir remarqué, à l'intérieur improbable de réponses claires, viables et perennes..

Le plus grand obstacle à ma petite existence de militant, c'est l'attente enfantine d'une aube nouvelle, qui se suspend à l'écriture d'une minute d'un hypothétique grand soir et ruine le présent...

A défaut de cette fumeuse  identité nationale mentionnée par les ci-dessus plus haut perchés, c'est en tout cas cette même exigence universelle de justice qui nous rapproche, Gerard, moi et nos centuries( nous ne prisons guère la guerre et ses tueries) de compagnons marcheurs venus du monde entier.
C'est cette exigence qui  nous a pris par la main pour ne plus souhaiter de vains voeux et partager vraiment l'essentiel, pour ces quelques jours qui séparent l'an vieux l'an neuf de l'an prochain et de ses soleils à venir. 

Nous tous ne supportons plus le sort affecté aux habitant de ce bac à sable clos de murs et de mitrailleuses, survolé de drones tueurs et du blocus total qui, depuis 2007, transforme cette plage en un infame ghetto, pire que celui de Varsovie parait-il!  

En ces lieux rayés des cartes mais gros de tant d'enfants, mon corps abimé par une triple arthrodèse ne peut se croiser les bras sur mon coeur,
alors,
il me portera et me supportera encore, à l'heure et à l'allure que je lui commanderai,
même et surtout s'il est encore brinquebalant sous sa cuirasse de plastique, ses bataillons de cachets;
il me portera et sur ses deux entre fêtes qu'il a fort longues mais faites donc que cela soit.

J'y vais les mains nues et la poitrine ouverte, offrant s'il le faut mes os mon lard à la toujours possible mitraille des israéliens et de leurs supplétifs égyptiens, laissant chez moi mon assurance tous risques Smith and Wesson.
 Je suis las d'être là loin de cet ailleurs infernal, las de supporter les discours et les gloses spécieuses d'éminents spécialistes forts en plumes, analystes fous en géostratégie qui me donnent à chaque fois l'idée bien précise des dimensions du néant..

Je survole ce matin sur mon ordine, grace à Google earth, la démoniaque Demonia, et mes chaussures palestiennes faites à Hebron et commercialisées par mon ami Jemma "LE PHILISTIN" frémissent d'écraser à nouveau le sable froid de ces terrains gelés par l'occupant, là où nulle foule n'a foulé ni risqué ses pas..
Ces chaussures, j'en suis tellement fier que je marche souvent à côté de mes pompes car, venant d'Hebron, elles me donnent un autre point de vue....

Monsieur Obama, nous verrons bien, la semaine prochaine, si vos convictions d'étudiant sont solubles dans celles d'un président, si vous nous aiderez à soulever la barrière de Rafah où si vous serez, dans l'enceinte même de votre maison blanche bâtie par des esclaves noirs, le premier homme de couleur à soutenir l'apartheid!

Ne pouvant fortifier la justice en Afganistan comme en Irak comme en Israël, vous tentez de justifier à présent la force!

En considérant le futur du ghetto de Gaza, je trébuche sur un passé qui a du mal à passer car il a vu trépasser  tant d'énergies, tant d'amours et tant de haines!!
Il est là ce passé, terré dans les ruines d'une innomable cité empoisonnée, au milieu de ruines exhalant encore une mortelle puanteur, parce que l'Histoire la grande s'est perdue dans cette singulière géographie en une multitude de petites et sordides histoires d'une orgie de crimes impunis.
Mais les Palestiniens ont pourtant raison de se défendre quandon les envahit!
Ils ont encore raison d'essayer de se défendre quand on les envahit!
Ils ont raison de se taire quand on les torture!
Comme nous les témoins les terrotouristes avons encore raison de prendre le parti de ceux qui sont envahis, massacrés et torturés par des armées étrangères, quelles qu'elles soient et où qu'elles soient!
Les loups de Gaza, ceux qui m'avaient balancé une grenade alors que je tentais, à Khan Younis, de traverser le check point pour gagner la mer toute proche avec une cohorte d'enfants maigres, ces loups sont partis mais ils rôdent encore tout autour du Ghetto; ils trottent, infatigables dans leurs engins blindés sur les collines qui dominent, ils vont revenir!

D'ici de cet heureux endroit, de mon sweet home isolé protégé je les entends hurler à la lune, comme je les ai vus sur mon petit écran, l'an dernier, danser autour de feux de joies et dodeliner du chef au rythme endiablé de leurs danses macabres, admirant et claquant des mains à chaque feu (sans artifices) de phosphore tiré.
Les loups sont là, tapis sous nos tapis, ils fouleront une fois encore les braises fumantes d'une civilisation qui agonise.
Ils sont la force, brutale et bête, du fascisme à son acmé, et leurs amis sont nos dirigeants, qui font alliance avec eux pour soumettre les peuples.

Mais nous sommes le nombre et la raison, et nous ne craignons pas les mufles de leurs canons tournés vers nous, prêts à vomir leurs charges de morts.
Ils sont la force mais nous sommes les multitudes qui les entourent et nous sommes en marche pour Gaza,
nous nous reconnaîtrons au Caire, notre point de ralliement car nous seuls regardons le ciel,
et nous savons bien que, si la lutte ne paie pas toujours, la résignation coûte, elle, immanquablement beaucoup trop cher!

Nous partons revendiquer l'application du droit international, réclamer l'exécution du rapport Goldstone qui exige le châtiment des criminels sionistes,

nous partons car nous n'en pouvons plus d'attendre le bon vouloir de décideurs qui ne préservent que leurs sales intérêts "propres",

nous partons car il est temps  rallumer les étoiles, il est temps de casser ces murs honteux qui s'érigent à l'ombre de nos peurs,

nous partons pour que nos amis palestiniens nos hôtes aient enfin le droit de rêver debout, qu'ils n'aient, au moins avec nous pour une poignée de jours et en cette période charnière, plus le sentiment de n'être qu'un gibier traqué, mais bien celui de l'allant victorieux du résistant combattant...

 

Mais il est tard ce soir, les chiens sont dans leurs niches et je pars m'allonger.
Tardivement, je me suis couché tôt, sachant que plus on va moins vite, moins on avance plus lentement.  Dormez tranquilles, braves gens, "ils" veillent sur nous! 

 

Sur les voies maritimes ou nul ne s'était risqué depuis des decennies, ils ont pris le risque de leurs vies. Ils ont bossé dur, ils y croyaient vraiment, ils ont payé de leurs bourses et de leurs personnes, ils ont réussi leur pari fou.
La marine israélienne était, d'après le "Jerusalem Post" de la veille de leur départ de Chypre, en état d'alerte maximale. Durant leur crane traversée, l'armée bleu blanche brouilla tous leurs systèmes radios et radars.
Entrés à plus de quatre dizaines dans le port de Gaza la semaine dernière en dépit du blocus imposé par tout un peuple à un autre, ils ont pu en repartir avec, sur leurs ponts et cette fois à destination de l'Europe, des Gazaouis assignés à résidence.
Pas un Francais sur ces deux raffiots témèraires. Les "organisateurs"se méfiaient de probables infiltrations pouvant faire prendre l'eau à cette fantastique croisière. Faut dire que notre nouveau président ne brille pas pour de nouvelles prises de positions, plus nuancées, sur la question Proche Orientale. Nous mettons nos forces au service des plus forts, nous sommes à présent sous le commandement de l'OTAN, c'est à dire d'un aéropage de génèraux états uniens. Il faut redire que le pari que notre chef suprême a fait sur georges Bush et Ehud Olmert est le pari d'un tricard sur deux tocards. Pour tous les Arabes aujourd'hui, la vieille magie de la Patrie des Droits de l'Homme s'est dissipée, la France, indécente et nue, est démasquée, la présidence Sarkozienne, on le vérifie encore avec l'actu Thibétaine et Caucasienne, n'est finalement que cupide, et stupide, à moyen comme à long terme.
Cette brèche ouverte ne doit pas se refermer dans le sillage de ces deux voiliers, d'autres volontaires pacifistes doivent les imiter, pour désigner du doigt à la vindicte populacière internationale l'agresseur et l'agressé.
Le sort inique réservé à l'Occupant par l'Occupé doit être dénoncé, sans trêve ni relache, jusqu'à un complet rétablissement des droits palestiniens!
 Cette immense injustice  n'a que trop duré.
 Nodale, elle entretient sur tous les points du globe des foyers de mécontentement, elle nourrit tous les prurits intégristes .
Pourquoi les Palestiniens devraient-ils être les seuls au monde à ne pouvoir pas quitter, de temps en temps et pour prendre le temps de voir le temps qu'il fait ailleurs, d'autres climats sous d'autres lattitudes que celle de leur pays, rendu invivable par la seule volonté arrogante de leur occupant ?
La preuve a été faite, avec "Free Gaza", qu'une poignée de militants déterminés mais désarmés pouvait imposer le Droit à toute une nation en armes ayant
bafoué plus de 60 traités internationaux.
Avec l'opération réussie Free Gaza, le ciel s'est éclairci, la mer s'est à nouveau ouverte sur ma blogosphère de cyberdissident, une blogosphère interrompue trop longtemps dans sa course suite à l'accusation cauteleuse de suspicion d'antisémitisme lancée par une de nos (grandes) voix, de celles dites "autorisées".
Et en vertu de quel avantage supposé pourrait-on condamner mon emportement du moment qui n'est que réel engagement à une cause juste?
Ce que livre en pâture cet accusateur à ses pairs et compères n'est qu'un tourment d'intellectuel n'assumant plus sa judéité, cet homme-là n'est qu'un sujet de dissertation qui, littéralement, n'engage jamais à rien de positif.
Faut dire que ça continuait à me pourrir la vie, cet anathème balancé à mon encontre après  mon "papier"sur ce blog  traitant de cette question, moi qui ne puis me targuer d'être le fils d'un Juif, mais celui d'une Normande et d'un Méridional, tous deux ayant pourtant été résistants durant  cet interminable laps de temps utilisé par une caste d'humanoïdes s'érigeant "supérieurs" sur une autre, qui n'aurait été composée selon l'idéologie des vainqueurs que par des "sous-hommes". (L'actu n'a malheureusement pas beaucoup changé, qui fait des fils d'anciennes victimes les nouveaux bourreaux inventifs)
Dur à porter parfois que ce simple fait d'être né Gaulois, et rien que gaulois.
Cette subtilité de la langue "françoise", qui distingue à ce point de condamnation le mot juif (membre d'une religion) de cet autre Juif (descendant d'habitants d'une région) ne se retrouve effectivement dans aucun autre idiome. Elle met pourtant en  évidence cette ambiguité (dont se servent tous les "preux" donneurs de leçons) du judaisme qui relève à la fois de l'appartenance nationale et de la fidélité spirituelle, de la filiation universelle humaine et de la terre de nos ancêtres.
Cette notion de sémitisme, instrumentalisée à tort et à travers mais qui fait les choux gras de tant de nos plumitifs éditorialistes, est in fine purement linguistique. Les langues sémitiques englobent le phénicien et l'arabe mais on n'a jamais brandi l'antisémitisme pour condamner les ennemis du Liban ou de l'Arabie.
Ces confusions de vocabulaire montrent à quel point la haine peut aveugler certains homoncules faussement incultes, la religion n'étant qu'un élèment des différences qui existent.
Ce rejet infamant de l'Autre dans son altérité, par son appellation honnie d'antisémite, quand il est en plus accolé aux mots Liberté et Démocratie, a le pouvoir vérifié d'hypnotiser virtuellement tous nos pleutres medias internationaux.

Pour  l'opération "Free Gaza", qui s'était entourée d'un luxe de précautions  pour ne pas étre susceptible d'endosser cet impossible vocable, ces précautions liminaires furent aussi les clés de sa réussite.
Ne pouvant salir cette formidable initiative menée à son terme légitime, les medias n'en parlèrent pas.

A toi, lecteur, de relayer cet espoir en le relatant fidélement.
L'aube n'est plus si lointaine qui verra accoster, et appareiller, du port reconstruit de Gaza, toute une flotille de bateaux aux milles et un drapeaux.!
Soutenez cette formidable initiative en la faisant largement connaître autour de vous !


http://freegaza.org

Palestine

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Mots-clefs : lieux perso, insolite

Clin d'oeil de Gaza-beach, la naufragée d'une grande bleue, blanche d'être oblitérée. A quelques miles d'un large qui s'amenuise, des bâtiments de guerre confisquent l'horizon des routes maritimes. Ici, il faut beaucoup d'imagination pour croire encore à un bon jour! Cette mer qui danse là n'est pas celle du fou chantant Ttrenet. Ses reflets sont ceux de l'acier des canons; elle a en eux ses froides et sombres limites, ses check points omniprésents et mouvants. Carte postale inventaire d'une plage ensoleillée mais pas vraiment à la mode! Tôles déchiquetées, canettes rouillées, cables enlacés, vieux pneus enlisés, bidons crevés, parpaigs aux pelures d'algues, débris de barques. Et puis sur ma tête ces grands palmiers moqueurs, paisibles et désinvoltes qui frémissent dans une atmosphère marine particulière, emplie d'odeurs fétides, égout à ciel ouvert, ciel usé à force d'être léché par les vagues éternelles d'une humanité pleureuse, éternité d'une terre trop bénie de Dieu, territoire cage immonde de fin de monde, ligaturé d'emballages multicolores. C'est ici le Royaume des détritus où vont, courant chantant, mille et un princes et princesses basanés aux pieds nus.

EXODUS 2007, ou l'autre Appel du 18 juin 2006

Les chefs sionistes corrompus des gouvernements d'Israël se suivent et se ressemblent. Gens arrogants et aux moeurs dissolues, ils reflètent avec fidélité une société corrompue en pleine déliquescence.
Depuis des décennies, ils ne sont que les émanations politiques de pouvoirs militaires et religieux agressifs et les conséquences de leurs décisions iniques sont comptabilisables en un épais registre d'une horreur absolue.

Dernièrement encore, stationnée comme d'habitude dans les eaux territoriales palestiniennes aux abords de la plage de Gaza pour empêcher toute sortie de pêcheurs, la marine de la force d'occupation israélienne, Tsahal, (l'armée la plus morale du monde! dixit son chef) a recu l'ordre de bombarder, à vue, toute une famille qui pique-niquait sur le sable.
Nous avons tous vu et entendu le cri de cette petite fille assise terrifiée au milieu des siens décimés.
Ce cri ne nous est pas inconnu, il est celui des millions d'hommes, de femmes et d'enfants qui, depuis 1948, ont eux aussi perdu leurs vies et leurs villages, en cette terre maudite d'être trop sainte.

Allons-nous tolérer indéfiniment que les échos de ces crimes soient quotidiennement amplifiés et démultipliés, et qu'ils se perdent encore dans l'absolution d'une énième enquête diligentée mais jamais aboutie, jamais suivie de condamnations, ou minés par de "fumeuses" explications?
Depuis déjà 16 mois, la résistance palestinienne a observé une trêve difficile, car durant ce même laps de temps l'occupant a fauché des dizaines de vies, au hasard de tirs aveugles sur des civils ou lors d'assassinats dits ciblés sur des résistants.

Pour reléguer à jamais la Shoa dans les oubliettes de l'histoire de nos mémoires, nos dirigeants européens furent, hier, les généreux donateurs d'un pays qui ne leur appartenait pas, mettant un terme à l'errance d'une partie de tout un peuple sans terre et provoquant l'exode forcé d'une grande partie de tout un autre, en amorçant la spirale d' une inouïe violence.
Leur partage d'alors est remodelé depuis, chaque jour, par la "Démocratie" arborée crânement du nouvel occupant sioniste, expansioniste et ségrégationiste. le citoyen arabe israélien n'est pas l'égal, loin s'en faut, en droits et en devoirs, de son concitoyen juif.

Ainsi, chaque visiteur occasionnel peut à présent constater horrifié qu'au si proche orient, sur toutes les parcelles des territoires occupés par des centaines de milliers de colons armés et de soudards en uniformes, les victimes d'hier se sont transformées en bourreaux qui bafouent impunément et avec arrogance toutes les lois internationales, masquant leurs crimes sous le triple blindage de l'icône d'Auschwitz, d'un formidable arsenal militaire  et nucléaire, (le redoutable inconnu de Dimona), et de leur grand frère états-unien.

En Israël comme partout au monde, nous ne pouvons gagner la guerre contre cette violence unilatérale des puissants sur les gueux que si nous gagnons, chez nous, la guerre contre cette lâcheté et cette apathie qui, devant tant d'ignominie, nous font honteusement taire et baisser les yeux.
Tous les dirigeants de la communauté européenne font aujourd'hui chorus, et pression par tous les moyens pour exiger du gouvernement palestinien qu'il reconnaisse l'Etat d'Israël.

Mais qui s'est levé pour exiger une réciprocité pourtant si évidente et élémentaire? Ah oui ! OLP, Fatah, Hamas, Hezbollah terroristes? Et comment diantre nommer autrement que Terroristes d'état ceux de l'Igourn, de la Hagana, du Stern et de tant d'autres terrorisantes et assassines milices et officines sionistes, qui chargent à chaque nouvelle aube leur impressionnant palmares de nouveaux crimes impunis?

Aurons-nous toujours les yeux de Chimène pour cet occupant inventeur d'une démocratie raciste qui, au vu et au su du monde dit civilisé accroit sans cesse son territoire en implantant par la seule force brutale ses colonies sur des terres volées puis délimitées par le tracé fou d'un mur de béton de 9m de haut courant sur des centaines de kilomètres? A quelle hauteur estimons-nous le chiffre mortifère palestinien suffisamment alarmant pour stopper ce processus suicidaire et éviter, chez l'agresseur, un proche et prévisible Massada dans lequel nous risquons fort, nous aussi, de sombrer?
Le mot de la fin a-t-il été déjà dit lors de ce dernier tir d'obus?
L'espérance d'une Paix pérenne doit-elle à jamais disparaître sous ces milliers de bombes à sous munitions non encore éclatées, et qui ressemblent tant, pour les enfants, à des barres de chocolat?

Croyez-moi, moi qui vous écrit en connaissance de cause et vous dis que rien n'est jamais définitivement perdu pour l'avénement d'un Proche Orient plus serein.

Car la Palestine n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a de vastes réserves humaines derrière elle, tant chez les volontaires internationaux qui se succèdent sans relâche à son chevet dans des missions civiles que chez les opposants israéliens eux-mêmes, qui déploient sur place des trésors de courage et d'inventivité généreuse.
La Palestine sait qu'elle peut faire bloc avec toutes les femmes et tous les hommes libres qui défendent contre mauvais vents et basses marées une idée récurrente de la conscience universelle. Ces multitudes agissantes représentent la quintessence des valeurs par lesquelles nous pouvons affirmer, ensemble, que nous sommes une seule communauté humaine, c'est à dire l'irréductible humain.

Partout sur notre planète et de plus en plus nombreux, les peuples se lèvent et exigent en ce point nodal fait de larmes et de sables une juste et rapide résolution du conflit, tant ils savent bien que la réponse à leurs problèmes, quels qu'ils soient, passe nécessairement par la résolution de celui-ci.

Ainsi, cent casques bleus de l'ONU, appuyés par une autre centaine d'observateurs casques bleus citoyens peuvent tenir la minuscule vieille cité de Jérusalem, et déclencher là une véritable dynamique de paix.

De la Caravane du Droit à EXODUS 2007

Transformons par le haut cet essai de juillet dernier, qui vit 150 citoyens européens de 7 à 83 ans et de 18 nationalités différentes se regrouper en une caravane revendiquant partout sur son passage l'application du droit international!
Partis le 5 de la cour d'honneur du Parlement Européen de Strasbourg à destination de Jérusalem par la route, nous fumes stoppés le 20 sur le pont Allenby, si chargé d'images d'exodes. Sur ce poste frontière israélien illégal car installé sur une terre palestinienne, 110 des notres furent trompés, battus et refoulés sur la Jordanie, leurs passeports rayés de la mention "interdit d'entrée".
Dès le lendemain, par d'autres moyens et en un autre poste frontière israélien illégal au regard du droit international, je réussis à passer, suivi par 12 de mes compagnons caravaniers.
Ce que nous vîmes sur ces confettis de territoires occupés est déjà l'objet de tous les témoignages des internationaux que vous pouvez rencontrer à l'occasion de leurs retours, témoins précieux et courageux que vous pouvez aussi lire sur tous les sites d'associations se préoccupant encore du sort du peuple palestinien.

Moi, jean-paul delpuech, citoyen européen ordinaire né au lendemain de la Naqba dans ce monde extraordinaire, invite toutes les associations et organisations, toutes les femmes et tous les hommes épris de justice et forts de leurs bonnes volontés, qu'ils soient athées, juifs, chrétiens ou musulmans, à se mettre en rapport avec moi, afin d'affréter un nouvel Exodus allant mouiller dans les eaux territoriales palestiniennes, au large de Gaza beach,  à prendre de facto le risque de leurs corps dans un probable arraisonnement révèlant une fois encore la vraie nature de cette belliqueuse démocratie, et enfin, par dessus tout, de débarquer, pour faire sauter le verrou de tout un peuple encagé, et réinventer ensemble un espoir.
L'Espoir, utopique, de de deux nations cohabitant côte à côte, ou l'Espoir, plus vraisemblable, d'un seul Etat laïc et véritablement démocratique, où juifs, musulmans et chrétiens auraient les mêmes droits, seraient soumis aux mêmes devoirs.

Un homme, une femme dans chaque département européen se portant volontaire à mes côtés pour cette nouvelle épopée, plus une poignée de l'immense diaspora palestinienne interdite de retour, voilà 2007 bonnes raisons de fermer la gueule aux canons, de prouver à nos dirigeants que les sociétés civiles palestiniennes, israéliennes et européennes peuvent s'écouter, et s'entendre.

Nous l'avons fait hier à Sarajevo et ailleurs, nous pouvons le faire, demain, pour Jérusalem.

Quoi qu'il arrive, la flamme de la légitime résistance palestinienne ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.

Réagir !!!!

L'Autre Appel du 18 juin 2006

(en ligne page suivante)


Trocadéro, samedi 2 avril sous le plein soleil d'une caravane en partance pour acheminer au Proche Orient, à qui de droit, le Droit.

Flottent ce matin au vent de l'espoir et claquent à la face du monde drapeaux et banniéres ensoleillés!
Je salue Jacques Gaillot, qui nous offre comme dabe l'amitié discrète de sa présence à nos côtés. Celui-là n'a d'élimé que le costume de son vieux complet; ce petit bout d'homme errant sur l'immense parvis symbolise et ressuscite à lui tout seul les lettres de droits bafoués mais gravés dans les dalles de marbre que nous foulons.
Les foultitudes moutonnières des touristes en goguette photographient frénètiquement la vieille dame d'Effel, en japonais, et jactent en Amerloque.
Ici, en cette radieuse matinée, semblent avoir été convoqués tous les possibles!
Et puis, et puis il y a soudain l'irruption ce goupe compact de jeunes et sombres individus masqués, avec, dégoulinant de leurs casques, la haine primale, signature de la jeunesse du Taggar et du Bétar. Ces preux adeptes de la barre de fer sont isolés par quelques uns de nos gardes républicains.
Leur présence rappelle pourtant que les régime autocrates et théocrates du petit génèral sans frontières et de son protecteur pentagonesque font chaque jour un peu plus d'émules.
Où sont les tulipes holywoodiennes, les oeillets portugais, les roses françaises?
Je ne vois plus à présent éclore en ce printemps radieux qu'un frustre garçon vacher et son coquain copain charogniard qui tiennent le monde sous leur immonde férule!
Le vent qui balaie le parvis m'envoie les appels au secours de mes amis palestiniens, qui annoncent déjà le prochain massacre à venir ces jours prochains, celui de colons fous envahissant par les armes l'esplanade de la Mosquée!
La question palestinienne, même ici, illustre au quotidien les tentatives totalitaires d'un hypnotisant nécro-libéralisme qui, en apportant son soutien manifeste aux Israéliens, reste dans le droit fil de son impérial désir de réduire la planète et sa démocratie à une nouvelle forme de féodalité.
Le marbre des pavés du parvis de ce palais ont usé les semelles de bien des militants des droits universels de l'homme, mes amis citoyens casques bleus investissent sans relâche ce lieu et d'autres chaque semaine depuis des mois, depuis le début de cette enthousiasmante campagne Stop the wall.
Eux et beaucoup d'autres collectent par tous les temps, par milliers, ces signatures qui, seules, permettent à cette pétition de vivre, de se développer, d'aboutir enfin..
Mais où se terrent les incontournables relais medias?
C'est décidé, nous, pauvres croisés du droit international, nous partirons, avec ou sans nos riches dirigeants
Je relis, pour m'en convaincre à nouveau, cette déclaration de Mahmoud Darwish, qui m'avait déjà déterminé, en juillet 2002,  à partir une nouvelle fois vers cette terre promise et maudite, à aller m'embastiller volontairement aux côtés de Yasser Arafat assiégé dans les ruines de la Muquata'a, dans Ramallah sous couvre feux.

"Votre visite courageuse pendant ce siège monstrueux est une façon de rompre le siège. Votre présence ici brise notre sentiment d'isolement. Avec vous, nous nous rendons compte que la conscience internationale, dont vous êtes les honorables représentants, vit encore, qu'elle est capable de protester et de prendre le parti de la justice. Vous nous donnez l'assurance de votre rôle important à jouer dans la lutte pour la liberté et le combat contre le racisme.
Je sais que les maîtres des mots n'ont nul besoin de rhétorique devant l'éloquence du sang. C'est pourquoi nos mots seront aussi simples que nos droits: nous sommes nés sur cette terre et de cette terre. Nous n'avons pas connu d'autre mère, pas connu d'autre langue maternelle que la sienne. Et lorsque nous avons compris qu'elle porte trop d'histoire et trop de prophètes, nous avons su que le pluralisme est un espace qui embrasse largement et non une cellule de prison, que personne n'a de monopole sur terre, sur Dieu, sur la mémoire. Nous savons aussi que l'histoire ne peut se targuer ni d'équité, ni d'élégance. Notre tâche pourtant, en tant qu'humains, est d'humaniser cette histoire dont nous sommes simultanément les victimes et le produit. Il n'est rien de plus manifeste que la vérité palestinienne et la légitimité palestinienne: ce pays est le nôtre, et cette petite partie est une partie de notre terre natale, une terre natale réelle et point mythique. Cette occupation est une occupation étrangère qui ne peut échapper à l'acception universelle du mot occupation, quel que soit le nombre de titres de droits divins qu'elle invoque; Dieu n'est la propriété personnelle de personne.
Nous avons accepté les solutions politiques fondées sur le partage de la vie sur cette terre, dans le cadre de deux états pour deux peuples. Nous ne réclamons que notre droit à une vie normale, à l'intérieur des frontières d'un état indépendant, sur la terre occupée depuis 1967, dont Jérusalem Est, notre droit à une solution équitable du problème des réfugiés, à la fin de l'installation de colonies. C'est la seule voix réaliste vers la paix qui mettra un terme au cercle vicieux du bain de sang. L'état de nos affaires est d'une grande évidence, il ne s'agit pas d'une lutte entre deux existences, comme aimerait le montrer le gouvernement israélien: eux ou nous. La question est d'en finir avec une occupation. La résistance à l'occupation n'est pas seulement un droit. C'est un devoir humain et national qui fait passer de l'esclavage à la liberté. Le chemin le plus court pour éviter d'autres désastres et accéder à la paix est de libérer les Palestiniens de l'occupation, et de libérer la société israélienne de l'illusion d'un contrôle exercé sur un autre peuple.
L'occupation ne se contente pas de nous priver des conditions élémentaires de la liberté, elle va jusqu'à nous priver de l'essentiel même d'une vie humaine digne, en déclarant la guerre permanente à nos corps et à nos rêves, aux personnes, aux maisons, aux arbres, en commettant des crimes de guerre. Elle ne nous promet rien de mieux que l'apartheid et la capacité du glaive à vaincre l'âme. Mais nous souffrons d'un mal incurable qui s'appelle l'espoir. Espoir de libération et d'indépendance. Espoir d'une vie normale où nos enfants ne seront ni héros, ni victimes.
Espoir de voir nos enfants aller à l'école sans danger. Espoir pour une femme enceinte de donner naissance à un bébé vivant, dans un hôpital, et pas à un enfant mort devant un poste de contrôle militaire. Espoir que nos poètes verront la beauté de la couleur rouge dans les roses plutôt que dans le sang. Espoir que cette terre retrouvera son nom original : terre d'amour et de paix.
Merci de porter avec nous le fardeau de cet espoir."
Mahmoud Darwish. 25 mars 2002

Nous sommes déjà nombreux, nous ne serons jamais trop nombreux, il est encore temps pour vous  de prévoir pour juillet d'autres vacances, plus utiles,
grossissez  nos rangs, REJOIGNEZ-NOUS
accrochez votre véhicule à notre caravane du droit. Départ pour Jérusalem, à partir de Strasbourg, le 4 juillet 2005.

http://caravane.palestine@free.fr


Peu me chaut ce bon jour....

Il y a,
sur Gaza beach la prochaine libérée, le regard égaré des multitudes de réfugiés.

Ici, il faut beaucoup d'imagination pour croire encore en un bon jour!

Le ciel n'est toujours étoilé que de drones, de F16, d'Apaches et de Cobras.

Lorsque, hagard et las, je baisse mes paupières au large des vastes vagues,
mon clin d'oeil se naufrage dans une grande bleue captive.

A quelques miles au large, des bâtiments de guerre confisquent l'horizon des filets de pêcheurs,
bloquent à jamais les routes maritimes.
A quand le mouillage dans les eaux internationales, au large de Gaza, d'un nouvel Exodus, aux flancs chargés de réfugiés palestiniens, de citoyens internationaux?

Cette mer qui danse là devant moi n'est pas celle du fou chantant Trenet.
Ses extravaguants reflets sont ceux des canons,
que chevauchent sur leurs navires checkpoints des quartiers maîtres aux galons d'écumes bleuesblanches.

Demain, Gaza libérée?

La liberté des gazaouis est avant tout celle du non à l'occupant;
ce non résistant a fait la réputation de cette station balnéaire,
ensoleillée mais pas vraiment à la mode!

La carte postale de Gaza plage est oblitérée de tôles déchiquetées, de canettes rouillées, de cables enlaçés,
de vieux pneus enlisés, de parpaings aux pelures d'algues lestant des débris de barques.

Dans mon crâne se balancent de grands palmiers moqueurs, paisibles et désinvoltes,
ils frémissent dans une atmosphère marine particulière, toute emplie d'odeurs fétides.

Gaza plage,
c'est un égout à ciel ouvert , c'est un ciel usé à force d'être léché par la houle éternelle d'une humanité belliqueuse, c'est une éternité ensablée sur la couche souillée d'un "dit vain" nom de Dieu, c'est le socle mol de la cage immonde d'une fin de monde, ligaturée d'emballages plastiques multicolores.

Demain,
peu m'importe la "libération" déjà célèbrée de cette mince bande de sable, car elle sera encore,
sur terre, sur mer et dans les airs, sous le joug de son implacable geôlier.

Peu me chaut l'optimisme béat de medias asservis par les nervis du Sionisme.
A l'inéluctable avènement d'un bon jour,
il faudra bien, là-bas aussi, là-bas surtout,
que triomphe enfin le Droit !

Si l'embellie actuelle, (due essentiellement aux efforts déployés par le président palestinien pour que se taisent les armes)
mérite un sommet,
que ce sommet ne soit pas une fois encore celui de l'hypocrisie!
La donne de ce triste jeu mortifère est toujours entre les mains du puissant occupant.

Qu'Israël libère tous les prisonniers administratifs sans pour autant les remplacer immédiatement par d'autres, comme à son habitude, dans une nouvelle campagne d'arrestations arbitraires et massives.
Que les détenus bénéficient normalement des droits qui leur sont dévolus et qu'on en finisse avec l' implication dégradante des pouvoirs militaires et des tribunaux!
Que cette armée honnie, pourvoyeuse de grands désordres, se retire en bon ordre de toutes les villes asphyxiées par les couvres feux imposés!
Que les tueurs d'enfants de Tsahal ne soient plus récompensés mais durement châtiés!
Qu'on arrête de financer à tour de bras et de centaines de millions de shekkels, de dollars et d'euros les colonisations, en Cisjordanie comme dans le Naquab comme partout ailleurs.

Alors,
mais alors seulement, on chantera l'embellie, avec les coeurs recouvrés déployés euphoriques de millions de choristes, alors s'envolera la colombe, alors la paix reprendra ses aises, et les touristes les sentes oubliées de la terre des enfants d'Abraham............



 
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