EXODUS 2007

Publié le par Delpuech


EXODUS 2007, ou l'autre Appel du 18 juin 2006

Les chefs sionistes corrompus des gouvernements d'Israël se suivent et se ressemblent. Gens arrogants et aux moeurs dissolues, ils reflètent avec fidélité une société corrompue en pleine déliquescence.
Depuis des décennies, ils ne sont que les émanations politiques de pouvoirs militaires et religieux agressifs et les conséquences de leurs décisions iniques sont comptabilisables en un épais registre d'une horreur absolue.

Dernièrement encore, stationnée comme d'habitude dans les eaux territoriales palestiniennes aux abords de la plage de Gaza pour empêcher toute sortie de pêcheurs, la marine de la force d'occupation israélienne, Tsahal, (l'armée la plus morale du monde! dixit son chef) a recu l'ordre de bombarder, à vue, toute une famille qui pique-niquait sur le sable.
Nous avons tous vu et entendu le cri de cette petite fille assise terrifiée au milieu des siens décimés.
Ce cri ne nous est pas inconnu, il est celui des millions d'hommes, de femmes et d'enfants qui, depuis 1948, ont eux aussi perdu leurs vies et leurs villages, en cette terre maudite d'être trop sainte.

Allons-nous tolérer indéfiniment que les échos de ces crimes soient quotidiennement amplifiés et démultipliés, et qu'ils se perdent encore dans l'absolution d'une énième enquête diligentée mais jamais aboutie, jamais suivie de condamnations, ou minés par de "fumeuses" explications?
Depuis déjà 16 mois, la résistance palestinienne a observé une trêve difficile, car durant ce même laps de temps l'occupant a fauché des dizaines de vies, au hasard de tirs aveugles sur des civils ou lors d'assassinats dits ciblés sur des résistants.

Pour reléguer à jamais la Shoa dans les oubliettes de l'histoire de nos mémoires, nos dirigeants européens furent, hier, les généreux donateurs d'un pays qui ne leur appartenait pas, mettant un terme à l'errance d'une partie de tout un peuple sans terre et provoquant l'exode forcé d'une grande partie de tout un autre, en amorçant la spirale d' une inouïe violence.
Leur partage d'alors est remodelé depuis, chaque jour, par la "Démocratie" arborée crânement du nouvel occupant sioniste, expansioniste et ségrégationiste. le citoyen arabe israélien n'est pas l'égal, loin s'en faut, en droits et en devoirs, de son concitoyen juif.

Ainsi, chaque visiteur occasionnel peut à présent constater horrifié qu'au si proche orient, sur toutes les parcelles des territoires occupés par des centaines de milliers de colons armés et de soudards en uniformes, les victimes d'hier se sont transformées en bourreaux qui bafouent impunément et avec arrogance toutes les lois internationales, masquant leurs crimes sous le triple blindage de l'icône d'Auschwitz, d'un formidable arsenal militaire  et nucléaire, (le redoutable inconnu de Dimona), et de leur grand frère états-unien.

En Israël comme partout au monde, nous ne pouvons gagner la guerre contre cette violence unilatérale des puissants sur les gueux que si nous gagnons, chez nous, la guerre contre cette lâcheté et cette apathie qui, devant tant d'ignominie, nous font honteusement taire et baisser les yeux.
Tous les dirigeants de la communauté européenne font aujourd'hui chorus, et pression par tous les moyens pour exiger du gouvernement palestinien qu'il reconnaisse l'Etat d'Israël.

Mais qui s'est levé pour exiger une réciprocité pourtant si évidente et élémentaire? Ah oui ! OLP, Fatah, Hamas, Hezbollah terroristes? Et comment diantre nommer autrement que Terroristes d'état ceux de l'Igourn, de la Hagana, du Stern et de tant d'autres terrorisantes et assassines milices et officines sionistes, qui chargent à chaque nouvelle aube leur impressionnant palmares de nouveaux crimes impunis?

Aurons-nous toujours les yeux de Chimène pour cet occupant inventeur d'une démocratie raciste qui, au vu et au su du monde dit civilisé accroit sans cesse son territoire en implantant par la seule force brutale ses colonies sur des terres volées puis délimitées par le tracé fou d'un mur de béton de 9m de haut courant sur des centaines de kilomètres? A quelle hauteur estimons-nous le chiffre mortifère palestinien suffisamment alarmant pour stopper ce processus suicidaire et éviter, chez l'agresseur, un proche et prévisible Massada dans lequel nous risquons fort, nous aussi, de sombrer?
Le mot de la fin a-t-il été déjà dit lors de ce dernier tir d'obus?
L'espérance d'une Paix pérenne doit-elle à jamais disparaître sous ces milliers de bombes à sous munitions non encore éclatées, et qui ressemblent tant, pour les enfants, à des barres de chocolat?

Croyez-moi, moi qui vous écrit en connaissance de cause et vous dis que rien n'est jamais définitivement perdu pour l'avénement d'un Proche Orient plus serein.

Car la Palestine n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a de vastes réserves humaines derrière elle, tant chez les volontaires internationaux qui se succèdent sans relâche à son chevet dans des missions civiles que chez les opposants israéliens eux-mêmes, qui déploient sur place des trésors de courage et d'inventivité généreuse.
La Palestine sait qu'elle peut faire bloc avec toutes les femmes et tous les hommes libres qui défendent contre mauvais vents et basses marées une idée récurrente de la conscience universelle. Ces multitudes agissantes représentent la quintessence des valeurs par lesquelles nous pouvons affirmer, ensemble, que nous sommes une seule communauté humaine, c'est à dire l'irréductible humain.

Partout sur notre planète et de plus en plus nombreux, les peuples se lèvent et exigent en ce point nodal fait de larmes et de sables une juste et rapide résolution du conflit, tant ils savent bien que la réponse à leurs problèmes, quels qu'ils soient, passe nécessairement par la résolution de celui-ci.

Ainsi, cent casques bleus de l'ONU, appuyés par une autre centaine d'observateurs casques bleus citoyens peuvent tenir la minuscule vieille cité de Jérusalem, et déclencher là une véritable dynamique de paix.

De la Caravane du Droit à EXODUS 2007

Transformons par le haut cet essai de juillet dernier, qui vit 150 citoyens européens de 7 à 83 ans et de 18 nationalités différentes se regrouper en une caravane revendiquant partout sur son passage l'application du droit international!
Partis le 5 de la cour d'honneur du Parlement Européen de Strasbourg à destination de Jérusalem par la route, nous fumes stoppés le 20 sur le pont Allenby, si chargé d'images d'exodes. Sur ce poste frontière israélien illégal car installé sur une terre palestinienne, 110 des notres furent trompés, battus et refoulés sur la Jordanie, leurs passeports rayés de la mention "interdit d'entrée".
Dès le lendemain, par d'autres moyens et en un autre poste frontière israélien illégal au regard du droit international, je réussis à passer, suivi par 12 de mes compagnons caravaniers.
Ce que nous vîmes sur ces confettis de territoires occupés est déjà l'objet de tous les témoignages des internationaux que vous pouvez rencontrer à l'occasion de leurs retours, témoins précieux et courageux que vous pouvez aussi lire sur tous les sites d'associations se préoccupant encore du sort du peuple palestinien.

Moi, jean-paul delpuech, citoyen européen ordinaire né au lendemain de la Naqba dans ce monde extraordinaire, invite toutes les associations et organisations, toutes les femmes et tous les hommes épris de justice et forts de leurs bonnes volontés, qu'ils soient athées, juifs, chrétiens ou musulmans, à se mettre en rapport avec moi, afin d'affréter un nouvel Exodus allant mouiller dans les eaux territoriales palestiniennes, au large de Gaza beach,  à prendre de facto le risque de leurs corps dans un probable arraisonnement révèlant une fois encore la vraie nature de cette belliqueuse démocratie, et enfin, par dessus tout, de débarquer, pour faire sauter le verrou de tout un peuple encagé, et réinventer ensemble un espoir.
L'Espoir, utopique, de de deux nations cohabitant côte à côte, ou l'Espoir, plus vraisemblable, d'un seul Etat laïc et véritablement démocratique, où juifs, musulmans et chrétiens auraient les mêmes droits, seraient soumis aux mêmes devoirs.

Un homme, une femme dans chaque département européen se portant volontaire à mes côtés pour cette nouvelle épopée, plus une poignée de l'immense diaspora palestinienne interdite de retour, voilà 2007 bonnes raisons de fermer la gueule aux canons, de prouver à nos dirigeants que les sociétés civiles palestiniennes, israéliennes et européennes peuvent s'écouter, et s'entendre.

Nous l'avons fait hier à Sarajevo et ailleurs, nous pouvons le faire, demain, pour Jérusalem.

Quoi qu'il arrive, la flamme de la légitime résistance palestinienne ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.

Publié dans Israël-Palestine

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J
Oui, c'est pas faux.<br />
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