Un réveillon à GAZA

Publié le par Le métaphraste graphomane du Val de Saône

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Un réveillon à GAZA

 

  Il est temps de rallumer les étoiles!


Soigne ton incipit, coco, la suite sera plus explicite, (conseil aux écrivaillons de mon accabit)

Non, cette phrase liminaire est élimée, 
je crains qu'il ne vous faille donc commencer par la seconde, plus explétive!
 
sortons plutôt les crocs de Darwish, sa poésie relève l'homme de son bourbier originel!

"Mon corps est un pays en guerre,
Gare, gare à ma fureur!
Je mange la chair de mon usurpateur!"
        
Avec quelques autres internationaux qui se rendent trop souvent sur les territoires confisqués, je ne suis plus le bienvenu en Israël, comme me l'a signifié un impressionnant garde frontière car, m'a-t-il dit clairement et en français, je suis considéré par cette inquiétante démocratie comme un "terrotouriste".

Le vocabulaire sioniste ne cesse, sinon de m'enchanter, du moins de m'étonner et de croître, au rythme sans doute des dols que ses soldats commettent  pour avoir enfin la haute main sur le "grand Eretz", celui qui figure sur son drapeau, cet espace "vide" situé entre les deux lignes bleues qui symbolisent le Nil et l'Euphrate!
L'étau sioniste de cette police lexicale ne se desserre pas..

Cet Eretz rêvé, chéri par tous les ignares aspirants à un second ultime Massada ressemble à s'y méprendre, avec ses leaders fous d'extrême droite et ses fanatiques religieux colons, à une fosse septique, où, seuls, les étrons nagent encore en surface!

L'ennui dans ce refus de poser à nouveau les pieds en Israël réside dans le fait qu'il est physiquement impossible d'accéder aux territoires palestiniens sans être contrôlé par des gardes frontières qui changent sans cesse (les gardes et les frontières faut suivre)

Concrétement, cette illégitime aspiration se traduit, pour les amateurs d' un "tourisme" palestinien, à s'exposer aux mille et un tracas inventés et réactualisés sans trêve par les sourcilleux et collants uniformes blancsbleus..

Ca démarre dans l'aeroport qui vous voit partir pour cette destination.
Des agents des Services secrets israéliens opèrent ouvertement à Charles de Gaule et dans toutes les capitales européennes, ils peuvent se livrer à la fouille de vos bagages sans que leurs collègues européens agents des différentes douanes voient là une intolérable ingérence dans leurs pseudo- souverainetés territoriales!!!

Dans l'avion, l'hôtesse va vous prier fermement de remplir un questionnaire détaillé sur les motifs de votre voyage, le nom de votre hôtel et celui des personnes que vous allez visiter.
A Ben Gourion, dés le premier pas sur le tarmac, des galonnés vous accompagnent pour un interrogatoire qui s'allonge au fil de vos visites.
Et pas moyen de passer ailleurs, autre part, ces garde-frontières bleusblancs sont partout, implantant sans difficultés leurs barrières et postes en Cisjordanie au bord du Jourdain, et questionnant ,cette fois encore, leurs ordinateurs pour vérifier la véracité de vos déclarations et l'historique de vos déplacements antérieurs.

Marre de ces fouilles à nu, oh combien humiliantes, de ces questionnements interminables, de ces comportements brutaux,,,,, cette année, je vais réveillonner plus utile à Gaza, en passant par l'Egypte, en rentrant par Rafah, avec ou sans l'accord de Moubarak et de ses maitres américains.

L'originalité de cette nouvelle aventure est que je serais, cette fois , bien entouré.
Il y aura là mon ami citoyen casque bleu M° Gaillot, l'évêque de Partenia et puis Noam Chomski et Naomi Klein et tant d'autres célébrités et anonymes, arborant ostensiblement leurs revendications légitime de Liberté pour tous.
Liberté, cette liberté chérie et cette liberté prostituée, cette catin décatie où bordellent nos chefs d'états, nos imans illuminés, nos rabbins fanatisés et autres intégres prélâts mîtrés,
Liberté, nous te libérerons de tous ces chefs du spirituel et du religieux qui poussent aux crimes atroces en se prélassant dans leurs prophéties pasteurisées, mais toujours à deux balles, mais toujours assassines  

Par un de ces miraculeux raccourcis de l'histoire, il semble, aux dernières news, que nous serons 1360 et quelques marcheurs, soit le chiffre des personnes assassinées l'an dernier...
Nous serons en tout cas des centaines à célébrer à notre manière le terrible anniversaire de tant de plomb durci déversé sur nos amis civils gazaouis, ceux-là même qui nous avaient déjà surpris par la qualité extraordinaire de gens qui n'ont rien et vous convient à des noces de Canaa!.

Cette fois encore, ma bouche à mon retour sera la bouche des malheureux embastillés qui n'ont plus de bouche, ma voix, amplifiée par cet index furieux qui tape sur le clavier, sera celle de la liberté de toutes ces voix qui s'éteignent au cachot du désespoir.
.
Copenhague a vu pleurer sa petite sirène, Kouchner considère que les nouvelles colonisations israéliennes sont normales sur la Jerusalem Est, cette infime partie arabe peuplée déjà par plus de 180 000 colons, le rapport Golstone s'enlise avec l'appui de l'autorité palestinienne; bref, on marche sur la tête et on piétine l'âme de mes invisibles amis palestiniens.

Et Besson, ici, qui se gausse des droits de l'homme, cette spécificité qui rehaussait encore notre pays, avec sa campagne ignomineuse d'identité nationale!
Et Hortefeux qui reçoit des mains du CRIF une médaille d'anti racisme!!
A Réseau Education sans Frontières comme ailleurs on croit réver mais non, il s'agit bien là d'une de ces dernières réalités de l'an neuf.
Regardez-moi au travers de tous vos millions de caméras sécuritaires, messieurs les ministres messieurs les serviteurs de la République.
Je suis français mais par hasard. Sans jugement je défends les Palestiniens. Ils ont le droit puisque je les aime. Mais les aimerais-je autant si l'injustice n'en faisait pas un peuple de martyrs?
Le conflit israélo palestinien, créé et entretenu par vous et vos semblables, est le miroir des interrogations identitaires et des peurs de l'Europe d'aujourd'hui.
L'antisémitisme vendu dans vos medias est d'avantage secrété par les meurtrières exactions d'Israël que par un racisme heureusement bien falot, il est plus arabophobe que judéophobe et il relève bien , dans les deux cas, d'un antisémitisme authentique et sacrilège!
Un maëlstrom liberticide souffle sur nos nations civilisées et laïques.
La démocratie est l'institution politique de la société par le pouvoir citoyen.
A l'aune de cette définition, qui en vaut bien d'autres, les pratiques démocratiques israéliennes semblent n'en plus finir d'agonir, à l'image de leur ancien chef de guerre vénéré, le comateux Sharon.
Comment alors revivifier l'exercice pratique du pouvoir citoyen ici et chez nous et libérer sa pertinence démocratique, sinon par de belles et bonnes grandes actions fédératrices comme cette grande petite marche pour libérer Gaza, briser son atroce blocus?
Et l'on peut continuer à rechercher d'autres modalités d'actions variées, novatrices, qui s'efforcent de mettre en oeuvre contestation et désobéissance civile éclairée.
Dans la foulée de cette marche extraordinaire, nous pouvons élaborer une multitude d'agirs revendicatifs, en réponse directe aux scandaleuses réalités imposées par nos élus pour ne servir que leurs singuliers intérêts.
Oyez les plumitifs, les crieurs et les cireurs d'écrits vains, primordiale sera alors la visibilité médiatique, celle qui commande la résonnance d'évènements aussi inimaginables que ce départ de 1300 et quelques hommes et femmes venant de 48 pays pour redessiner l'opinion publique internationale. Décidément oui, nous opinons d'un même chef pour de telles partances.

Tout ceci me conforte dans mes idées simples et ravive mon ire; c'est évident, je suis homme avant que d'être français et je suis plus que jamais de la couleur de ceux qu'on persécute.

En traversant la place Lamartine à Mâcon pour rejoindre le local de mon (association pour une information alternative), je lis sous ma foulée, gravés dans les pavés de granit aux pieds du grand homme coulé dans le bronze:

"L'homme à Gaza n'a point de port, le temps à Gaza n'a point de rive, Gaza coule, et nous passons!"

et aussi

"Borné dans sa nature, infini dans ses voeux l'homme de l'an 2009 est un dieu qui se souvient des cieux!"

Gaza la blanche, Gaza la martyre, Gaza la résistante, j'arrive, avec tous mes amis, pour t'embrasser, j'ai erré quelques années loin de toi et je reviens, avec plein de Péres Noëls,
fouler la hideur désertée de tes béances nucléarisées.
Tes colons sont partis, mais pour que tu sois encore plus un lieu de relégation,
créé pour surveiller, et punir, et humilier!
Les criminels de guerre israéliens bénéficient de toutes les flagorneries de tous les Finkiel kraut , prescripteurs faussement intellos d'une ecoeurante doxa imprécatoire, la leur.
 
Sous un déluge de fer et de feu, l'Occupant de ton pays a voulu rayer des cartes ta bande de sable, mais toutes les armes employées contre toi et interdites partout ailleurs n'ont fait que révèler son impuissance face à la résistance unie de tes habitants.
Vous, les réfugiès de 48, avez su resserrer vos rangs au fur et à mesure que ceux-ci s'éclaircissaient, à Gaza même comme sur l'ensemble de la Cisjordanie, que je me refuse à nommer Judée et Samarie.
Vous tous, votre résistance à l'oppression du colonisateur et de l'occupant est infinie.
Vous, si petit sur une carte, êtes un si grand peuple.
Vous avez acquis, chérement, la plus grande expérience révolutionnaire dans notre monde contemporain; vous saurez, et nous nous emploierons toujours à vous aider, faire échouer les rêves cauchemardesques et les plans criminels de votre agresseur israélien.
La cruauté de l'Israélien augmente avec sa peur, avec sa certitude de ne pas gagner, à la fin des fins.
Cet occupant agressif et conquérant, mis là par les Européens, dessine chaque mauvais jour de nouvelles frontières de son territoire, visant à remplir tout le blanc de son drapeau de vos terres, afin d'emplir cet espace entre ses deux traits bleus que sont pour lui le Nil et l'Euphrate.

Je n'ose plus ouvrir ma boite mel, à chaque instant, on m'écrit que les colons colonisent, à tueries que veux-tu. Ces terrifiants colons se fichent éperdument de la démocratie et des décisions de la Knesset .
Quand ils estiment que les décisions gouvernementales entrent en conflit avec la "Halaka" (la loi religieuse juive), ils savent que c'est cette "halaka qui l'emportera toujours en dernier ressort.
Car quelles valeurs ont les lois copiées sur celles des "gentils" en comparaison avec la parole de dieu, béni soit son nom!

Dans n'importe quel autre pays ces colons seraient appelés fascistes et auraient à répondre de leurs crimes devant la justice..
Mais, là où ils se posent, les colons pénétrent systématiquement les rangs des officiers supérieurs et constituent à présent un très efficace cheval de Troie livré aux mains de centaines de rabbins.
Ces rabbins sont à ce point intouchables qu'il suffit de passer à proximité de leur logement pour se voir condamner et jeté pour sept ans dans un cul de basse fosse!
 Cf l'affaire du jeune Burgien mon voisin, le français Salah Hamouri.

François Cluzet l'a hurlé dans notre poste de télèvision, s'il a menti qu'on le poursuive!

Mais non, tout baigne et nos medias nous parlent de Jonny haliday, en prenant grand soin d'occulter cette vérité qui pourrait déranger notre si douce quiétude!

Ce mercredi, juste avant mon vol, je provoque une conférence de presse en notre local, me souvenant de ce que me disait "Le Vieux" enfermé empoisonné dans les ruines de sa Moquata'a, sur l'immense espoir et le soutien formidable des membres de sociétés civiles du monde entier.

Lui disparu, lui qui a fait que La Palestine est encore marquée dans nos livres d'histoire et de géographie, lui remplacé par un président fantoche et falot, il est plus que jamais nécessaire d'impliquer toutes les strates de nos sociétés civiles, partout où nous sommes, pour leur faire comprendre quel prodigieux pouvoir elles détiennent, et combien la colère vaine doit enfin céder le pas à l'action.

J'ai encore les mots d'Arafat dans la tête, ils bercent mes endormissements et confortent mes convictions:

"Vous ne devez jamais douter que quelques petits groupes de personnes déterminées peuvent changer le monde".

Il faut choisir son camp; dans la Rafah égyptienne comme ici à Mâcon, un mur n'a que deux côtés, il n'est qu'une barricade dont le destin est de tomber.
Si nous perdons demain en ne passant pas cette frontière, c'est que nous aurons eu tort d'avoir raison trop tôt, car il faut savoir que le temps, sous ces lattitude, est infini.

Plus qu'une conférence de presse, je veux, par cette invitation à un quarteron de medias locaux, exprimer un point de vue différent, qui fasse qu'on brise enfin ce veule mur du silence, avant de briser celui qui ceinture et réduit en une dentelle de béton de 750 kms la terre palestinienne,
 et ne pas admettre celui, génocidaire, de pieux d'acier blindé enfoncés sur 18 m et fichés ainsi sur les 10 kms  de la bande de Philadelphie séparant l'Egypte de la bande de GAZA et asphyxiant tant d'enfants, tant de femmes, provoquant tant de trous incolmatables dans tant de familles.. .
La désinformation que nous subissons n'est pas un épiphénomène fortuit mais bien plutôt la condition de la domination. Pourquoi est-ce si difficile à comprendre, ou à faire comprendre? 

Gerard, 74 ans, pdt de la ligue des droits de l'homme sur la région, part avec moi.

Qu'y a-t-il de commun entre ce militant plus pro justice que pro palestinien, et moi-même, qui traîne de réunions en réunions ma révolte, acide acerbe depuis des années, à travers de minuscules actions et coups de gueule où j'essaie de témoigner de ce que j'ai vu?
 Mais c'est démolissant, à la longue, d'être sans cesse accusé en réunion d'afficher son pathos!
Comment leur dire, à eux tous que je connais plus ou moins,  que je vis à leurs côtés mais que je dors encore au sein de mes lancinantes et obsédantes questions?

Peut-être à mon retour, peut-être un jour lointain entrerais-je ainsi, peu à peu, sans l'avoir remarqué, à l'intérieur improbable de réponses claires, viables et perennes..

Le plus grand obstacle à ma petite existence de militant, c'est l'attente enfantine d'une aube nouvelle, qui se suspend à l'écriture d'une minute d'un hypothétique grand soir et ruine le présent...

A défaut de cette fumeuse  identité nationale mentionnée par les ci-dessus plus haut perchés, c'est en tout cas cette même exigence universelle de justice qui nous rapproche, Gerard, moi et nos centuries( nous ne prisons guère la guerre et ses tueries) de compagnons marcheurs venus du monde entier.
C'est cette exigence qui  nous a pris par la main pour ne plus souhaiter de vains voeux et partager vraiment l'essentiel, pour ces quelques jours qui séparent l'an vieux l'an neuf de l'an prochain et de ses soleils à venir. 

Nous tous ne supportons plus le sort affecté aux habitant de ce bac à sable clos de murs et de mitrailleuses, survolé de drones tueurs et du blocus total qui, depuis 2007, transforme cette plage en un infame ghetto, pire que celui de Varsovie parait-il!  

En ces lieux rayés des cartes mais gros de tant d'enfants, mon corps abimé par une triple arthrodèse ne peut se croiser les bras sur mon coeur,
alors,
il me portera et me supportera encore, à l'heure et à l'allure que je lui commanderai,
même et surtout s'il est encore brinquebalant sous sa cuirasse de plastique, ses bataillons de cachets;
il me portera et sur ses deux entre fêtes qu'il a fort longues mais faites donc que cela soit.

J'y vais les mains nues et la poitrine ouverte, offrant s'il le faut mes os mon lard à la toujours possible mitraille des israéliens et de leurs supplétifs égyptiens, laissant chez moi mon assurance tous risques Smith and Wesson.
 Je suis las d'être là loin de cet ailleurs infernal, las de supporter les discours et les gloses spécieuses d'éminents spécialistes forts en plumes, analystes fous en géostratégie qui me donnent à chaque fois l'idée bien précise des dimensions du néant..

Je survole ce matin sur mon ordine, grace à Google earth, la démoniaque Demonia, et mes chaussures palestiennes faites à Hebron et commercialisées par mon ami Jemma "LE PHILISTIN" frémissent d'écraser à nouveau le sable froid de ces terrains gelés par l'occupant, là où nulle foule n'a foulé ni risqué ses pas..
Ces chaussures, j'en suis tellement fier que je marche souvent à côté de mes pompes car, venant d'Hebron, elles me donnent un autre point de vue....

Monsieur Obama, nous verrons bien, la semaine prochaine, si vos convictions d'étudiant sont solubles dans celles d'un président, si vous nous aiderez à soulever la barrière de Rafah où si vous serez, dans l'enceinte même de votre maison blanche bâtie par des esclaves noirs, le premier homme de couleur à soutenir l'apartheid!

Ne pouvant fortifier la justice en Afganistan comme en Irak comme en Israël, vous tentez de justifier à présent la force!

En considérant le futur du ghetto de Gaza, je trébuche sur un passé qui a du mal à passer car il a vu trépasser  tant d'énergies, tant d'amours et tant de haines!!
Il est là ce passé, terré dans les ruines d'une innomable cité empoisonnée, au milieu de ruines exhalant encore une mortelle puanteur, parce que l'Histoire la grande s'est perdue dans cette singulière géographie en une multitude de petites et sordides histoires d'une orgie de crimes impunis.
Mais les Palestiniens ont pourtant raison de se défendre quandon les envahit!
Ils ont encore raison d'essayer de se défendre quand on les envahit!
Ils ont raison de se taire quand on les torture!
Comme nous les témoins les terrotouristes avons encore raison de prendre le parti de ceux qui sont envahis, massacrés et torturés par des armées étrangères, quelles qu'elles soient et où qu'elles soient!
Les loups de Gaza, ceux qui m'avaient balancé une grenade alors que je tentais, à Khan Younis, de traverser le check point pour gagner la mer toute proche avec une cohorte d'enfants maigres, ces loups sont partis mais ils rôdent encore tout autour du Ghetto; ils trottent, infatigables dans leurs engins blindés sur les collines qui dominent, ils vont revenir!

D'ici de cet heureux endroit, de mon sweet home isolé protégé je les entends hurler à la lune, comme je les ai vus sur mon petit écran, l'an dernier, danser autour de feux de joies et dodeliner du chef au rythme endiablé de leurs danses macabres, admirant et claquant des mains à chaque feu (sans artifices) de phosphore tiré.
Les loups sont là, tapis sous nos tapis, ils fouleront une fois encore les braises fumantes d'une civilisation qui agonise.
Ils sont la force, brutale et bête, du fascisme à son acmé, et leurs amis sont nos dirigeants, qui font alliance avec eux pour soumettre les peuples.

Mais nous sommes le nombre et la raison, et nous ne craignons pas les mufles de leurs canons tournés vers nous, prêts à vomir leurs charges de morts.
Ils sont la force mais nous sommes les multitudes qui les entourent et nous sommes en marche pour Gaza,
nous nous reconnaîtrons au Caire, notre point de ralliement car nous seuls regardons le ciel,
et nous savons bien que, si la lutte ne paie pas toujours, la résignation coûte, elle, immanquablement beaucoup trop cher!

Nous partons revendiquer l'application du droit international, réclamer l'exécution du rapport Goldstone qui exige le châtiment des criminels sionistes,

nous partons car nous n'en pouvons plus d'attendre le bon vouloir de décideurs qui ne préservent que leurs sales intérêts "propres",

nous partons car il est temps  rallumer les étoiles, il est temps de casser ces murs honteux qui s'érigent à l'ombre de nos peurs,

nous partons pour que nos amis palestiniens nos hôtes aient enfin le droit de rêver debout, qu'ils n'aient, au moins avec nous pour une poignée de jours et en cette période charnière, plus le sentiment de n'être qu'un gibier traqué, mais bien celui de l'allant victorieux du résistant combattant...

 

Mais il est tard ce soir, les chiens sont dans leurs niches et je pars m'allonger.
Tardivement, je me suis couché tôt, sachant que plus on va moins vite, moins on avance plus lentement.  Dormez tranquilles, braves gens, "ils" veillent sur nous! 

 

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K
<br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Pour cette cause :<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> J’admire votre courage, et votre  détermination  <br /> <br /> <br /> Je pleure ma peur et mon hésitation<br /> <br /> <br /> Je suis un Arabe<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> J’admire votre sensibilité  et vos larmes<br /> <br /> <br /> Je pleure mon froid et mon indifférence<br /> <br /> <br /> Je suis un Arabe<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> J’admire votre amour et votre culture<br /> <br /> <br /> Je pleure mon égoïsme et mon ignorance<br /> <br /> <br /> Je suis un Arabe<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> J’admire votre générosité   et votre<br /> don de soi<br /> <br /> <br /> Je pleure ma radinerie et mon compte<br /> <br /> <br /> Je suis un Arabe<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> J’admire  les larmes de votre cœur, lavé avec les larmes de mes mères<br /> Palestinienne<br /> <br /> <br /> alors prenez mon cœur et lavez-le avec les larmes de mes mères  Palestinienne<br />   <br /> <br /> <br /> il restera indifférent<br /> <br /> <br /> je suis un Arabe<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> J’admire la rage en vous pour cette cause<br /> <br /> <br /> Alors faite moi voir le viol de mes sœurs palestinienne<br /> <br /> <br /> Je resterai indifférent<br /> <br /> <br /> je suis un Arabe<br /> <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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