Texte libre

Chronique d'espérance d'un "terrotouriste".

En cette époque épique et sur cette terre maudite d'être promise,

vouloir la Paix,

c'est condamner

un spatiocide,

un sociocide,

un politicide

et un verbicide;

c'est exiger l'équité.

Ecrivons ensemble une feuille de route revue et corrigée dans des actes citoyens d'urgence,

dans l'exigence de l'application du Droit,

parce qu'en ces lieux d'anomie, même le futur était mieux.


"Je suis venu en tenant d'une main un rameau d'olivier, et de l'autre un fusil de révolutionnaire.
Ne laissez pas le rameau vert tomber de ma main.
La guerre a éclaté en Palestine, mais c'est en Palestine que naîtra la paix."
Yasser Arafat

 

Dernière phrase de son discours du 13 novembre 1974, devant l'Assemblée générale de l'ONU.

Le 22 novembre 74, l'ONU reconnaît le droit des Palestiniens à l'indépendance nationale.

Un an plus tard, l'ONU adopte une résolution associant le sionisme à "une forme de racisme".
 

Concours

Recommander

Publicité

Israël-Palestine

Samedi 30 octobre 2004

Abou Amar, le vieux Raïs à Paname,
qui se coiffera du keffieh embarbelé ?

L’aggravation de l’état de santé de Monsieur Yasser Arafat, président élu du dernier pays colonisé par une démocratie, est avant tout l’aboutissement logique de son terrible confinement.

Voilà déjà 3 ans que le vieux leader palestinien est emprisonné dans la seule pièce aveugle encore intacte des ruines assiégées de la préfecture de Ramallah, siège officiel de son gouvernement impuissant ! Privées de leur chef, qui avait au moins le mérite de partager physiquement leur affreux sort, les différentes factions de l’Autorité Palestinienne peuvent à présent se déchirer car, pour la rue arabe, le successeur désigné risque fort d’être perçu comme l’homme des Américains.

Le seul nom qui recueille l’unanimité des suffrages palestiniens est celui de Marouane Barghouti ; il purge plusieurs peines de prison à vie au terme d’un procès inique orchestré par l’occupant.

La situation du peuple palestinien n’a jamais été aussi invivable.


A l’ombre quotidienne d’actualités plus médiatisées, des centaines de nouvelles colonies s’implantent sur le Golan, l’ensemble de la Cisjordanie et le Naquab, avec l’appui officiel et puissamment armé du gouvernement israélien, lui-même encouragé par l’ami « médiateur » américain. Les armes de destructions massives israéliennes prélèvent chaque jour leur tribut de terres volées, de cultures ravagées, de maisons détruites, d’enfants et de civils assassinés. Si la question d’un retrait des colons sur la bande de Gaza est ostensiblement mise en avant, ce minuscule territoire sera toujours sous le contrôle total aérien, maritime et terrestre de son occupant.

Pour que cesse enfin cette injustice, terreau d’une terreur universelle, c’est à nous, sociétés civiles Européennes, d’exiger au Proche Orient l’application du Droit international, jusqu’à présent toujours bafoué par la « démocratie israélienne ».

Il y a des solutions, elles passent toutes par une mobilisation citoyenne, et si on en causait ?

Par Jean-Paul Delpuech
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 31 octobre 2004

                                    

La semaine qui s'annonce verra peut-être le réaménagement souhaité de ce monde bipolaire du Bien et du Mal mis en place de façon rigoureusement identique par l'abominable binôme Busharon/Ben Laden.  

Les "curieuses" élections américaines vont rendre leur verdict...
De ce résultat dépendra largement le devenir Proche Oriental, et donc celui, ici, du caractère rassénéré ou insurrectionnel des "sauvageons" de nos banlieues.
Si Kerry et Bush semblent être, sur ce point ensablé de la planète, l'avers et le revers d'une même médaille, la perception démocrate du reste du monde n'est pas celle du républicain évangéliste. Hosana!...

Seconde probable bonne nouvelle, "l'Opération nouvelle page", nom de code attribué par les Israéliens aux procédures répressives à suivre lors du décès de Monsieur Arafat sera renvoyée aux calendes grecques, le principal intéressé surmontant apparemment l'empoisonnement dont il aurait été victime en sa Muquata'a.
Question ouverte : qui, sinon l'arrogant occupant, contrôle l'approvisionnement du QG éventré, autour duquel tournent en une terrifiante farandole, 24 h sur 24 depuis 3 ans, chars, snippers et jeeps ennemis?


Au pied de l'hôpital parisien, des centaines de personnes battent le pavé, aidant par leur seule présence le vieux lion à se remettre. C'est à notre tour, Monsieur le président, de vous ouvrir largement et nos coeurs et les portes de nos habitations.
Et si, demain, les autorités bleuesblanches vous font quelques difficultés pour rallier votre siège en vacance de travail, permettez à tous vos amis européens d'affréter un nouvel Exodus.
Lesté de nombreux volontaires citoyens casques bleus, le cargo pourrait mouiller en rade de Gaza, dans ce port détruit avant d'avoir jamais pu servir . Cette force d'interposition non violente témoignerait sans trêve ni entrave de ce qui se passe là, de tous ceux-là qui trépassent sans un cri, victimes de l'assourdissant silence de la vieille et veule Europe...

Dimanche, dis manche, quand je l'écris, je crie les vagues de la Manche, je relis Proust au grand hôtel de Cabourg, je me balade sur les planches à Deauville...

Dimanche sur les territoires occupés, comme tous les autres mauvais jours depuis des decennies, trois civils palestiniens tirent définitivement leur révérence, un gosse de 11 ans tombe, troué d' une balle en pleine tête, coupable de quoi? Que feront demain ses frères, sa mère, son père? Quand fera-t-on cesser cette infernale spirale de la violence alimentée, conjuguée à tous les odieux quotidiens par l'invincible Saigneur Sioniste.

Par Jean-Paul Delpuech
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 1 novembre 2004

Nouvel article en ce triste lundi, mais comment rendre neuf et faire l"article d'un papier si chiffonné, déchiré depuis tant d'années, et qui ne fait que psalmodier les mêmes antiennes, où

l'un dit:

"Je me fous des résolutions internationales votées contre moi, jamais appliquées par l'ensemble de cette communauté mondiale qui, me condamnant régulièrement, n'en continue pas moins à collaborer tout en la confortant avec ma "démocratie". Je n'ai jamais eu l'intention de suivre une autre feuille de route que celle choisie par moi, cette terre d'Israël est mienne, du Jourdain à la Méditerranée. Les autochtones non juifs, qui persistent à ne pas vouloir comprendre, sont à présent parqués dans une cinquantaine de prisons à ciel ouvert, et nos drones et nos Cobras et nos Apaches et nos snippers les surveillent et les tuent tout à leur aise en jugulant efficacement leur taux de natalité galopante et en les poussant à foutre enfin le camp......"

L'autre dit:

"Je n'ai plus rien à perdre, un Caterpillar a rasé la maison de ma copine, ma ville recule chaque année de 100 m car les immeubles s'écroulent tant ils sont constamment mitraillés, les oliviers de ma famille ont tous été arrachés, mon puits a été bouché, mon oncle et mon cousin  sont emprisonnés depuis deux ans sans avoir même été jugés, un colon a tué délibéremment et impunément Brahim, le petit frère de mon meilleur camarade, prenez garde à ma fureur!"

Cet autre, et ce pourtant si ressemblant se lève, il est à présent calme et déterminé, il passe l'infâme check point en tenant par la main une très vieille femme qu'il ne connaît pas, après des heures d'attente sous les humiliations et les quolibets. C'est la première fois qu'il sort de la bande de Gaza (10 km par 40)  partagée "à part égale" entre 7000 colons et 1 million 400000 palestiniens! Il marche sur Tel Aviv. Avant d'être la capitale de l'Occupant, il y avait là de nombreux villages arabes. Son arrière grand père y possédait une maison, il lui a transmis, voici déjà deux semaines à la veille de sa mort, une vieille clé rouillée, qui n'ouvre plus que sur un antique rêve inaccessible. Il sert très fort cette clé sur sa ceinture, afin de rendre moins protubérante l'excroissance des batons de dynamite, une jeune fille avec des cheveux d'ange le bouscule. Il pense à la mère de son ami, rendue folle depuis l'assassinat de son "bébé" Brahim, ce petit shebab à l'esprit trop frondeur, déjà balafré par trois cicatrices qu'il arborait toujours fièrement, gamin qui lui collait toujours aux baskets pour lancer des pierres sur les chars et les Humlers. C'est une belle matinée, son copain le soleil le caresse et l'aide à franchir l'ultime limite de la peur abjecte, il s'avance et fend la foule, d'un pas ferme et serein, et puis, soudain très las, très vieux de ces seize années de cauchemars accumulés, son corps se cabre, son doigt se crispe sur le détonateur,,,, et tire en un dernier spasme inhumain le point final de cette mauvaise histoire, en un rougeoyant flash sonore et meurtrier. 

C'était ce matin, c'était une histoire vraie, prévisible et probablement attendue par les autorités israéliennes pour justifier aux yeux du monde la violence inouïe des exactions ordinaires commises et encore à commettre par Tsahal sur toute une population de civils, c'était un charnier rouge d'humains en charpie, juste au bas de notre fenêtre, de l'autre côté de la grande bleue, et, si nous ne donnons pas un coup de main à tous nos pareils martyrisés,  ce sera demain aussi, mais cette fois peut-être, chez nous!

Juste avant le sacre de la Démocratie Républicaine Américaine et l'accompagnant, voici revenu le temps de la jungle!

Le mur de cet ignoble cimetière qu 'est la Palestine occupée tombera car la liberté, indivisible, ne s'enterre pas! Ces milliers de morts anonymes sont figés dans l'attente de pouvoir enfin vous rencontrer, vous qui leur survivez dans votre simple quête de témoignages, dans votre exigence de justice.

 

 

Par Jean-Paul Delpuech
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 2 novembre 2004

Emmurés, ligaturés mais pas soumis.

Le mur de notre cimentier français n'en finit pas de grandir, de Rafah à Falloujah, la ligne de suture des deux lèvres d'une même plaie gangrène tous les esprits. Cette horrible balafre est le miroir des interrogations identitaires et des peurs de nos orgueilleuses civilisations.

En Irak, la coalition prépare un assaut décisif à Falloujah. Le précédent, offert à cette ville en avril dernier, avait déjà occasionné la disparition de plus de 600 civils, rayés du si beau monde des vivants. L'attaque qui se prépare, avec le concours actif de 1000 britanniques, promet d'être encore plus sanglante et sera précédée du pilonnage d'une trentaine de villes par d'énormes bombardiers. La "pacification" a déjà définitivement libéré 100 000 personnes, principalement des enfants, qui ne demandaient qu'à grandir, histoire de visiter Dysney Land! Après un embargo qui leur a couté 1 million et demi de morts, il y a encore des gens qui résistent à l'envahisseur! Pourtant, les méthodes utilisées par les Yankees pour embastiller toute une population et les techniques sophistiquées de contre-guerilla urbaine sont enseignées par les meilleurs spécialistes, les conseillers militaires de Tsahal!

Comme partout la force brute se révèle inopérante face à la détermination de tout un peuple dans une lutte résolument nationaliste. En Irak comme en Palestine, le sang versé par la résistance  fortifie les rangs des combattants de l'Occupant oppresseur.

Du bat-flanc de sa cellule cerceuil, le député Marwan Barghouty l'a encore redit aujourd'hui: "le peuple palestinien est celui qui a la plus grande expérience révolutionnaire dans le monde contemporain, il fera échouer tous les rêves et les plans israéliens qui considérent que l'absence du président Arafat sémera l'anarchie et la lutte inter-palestinienne."

Par contre, en Israël, les gens "normaux" commencent à s'inquiéter vraiment. La "fausse" promesse faite par leur petit génèral de retirer (en les indemnisant largement) quelques colons de la bande de Gaza fait réagir violemment les 500 000 colons sauvages qui minent à présent tous les champs palestiniens,(comment les démineront-ils?) et multiplient sur toutes les collines de Cisjordanie leurs avant postes belliqueux, aidés directement par Tsahal. Il faut dire que nombre d'entre ces fanatiques, aux ordres de centaines de rabbins, ont depuis longtemps et systématiquement pénétré les rangs supérieurs du corps des officiers et constituent à ce jour un terrifiant cheval de Troie. Ces colons n'ont rien à faire de la Démocratie et des décisions de la Knesset et le font savoir. Quand une décision gouvernementale est entrée en conflit avec la "Halaka", la loi religieuse juive, c'est toujours la Halaka qui l'a emporté. Car quelle valeur peuvent avoir des lois copiées sur celles des "Gentils", en comparaison avec la parole de Dieu, béni soit son nom!

Les graines de cette possible et redoutable guerre civile ont été semées lors de la première implantation d'une colonie. La rue israélienne, atterrée, prend soudain conscience du problème, le Shinbet se prépare ostensiblement, les prisons ont reçu l'ordre de préparer des installations supplémentaires pour des détentions massives, l'armée envisage le rappel de 10 000 réservistes!

Dernière heure, des prisonniers palestiniens se sont plaints auprés de leurs avocats d'avoir été les victimes d'empoisonnement de la nourriture distribuée chichement par leurs geoliers.

Décidément, l'empoisonnement feutré du  président fait des émules!

Par Jean-Paul Delpuech
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 3 novembre 2004

 

Grâce à la technologie avancée mise en place par le constructeur(un ami de Bush) des coûteuses machines à voter américaines, vous aussi vous pouvez voter !

../../lib/5/2/2625/files/BushouKerry...VOTEZ.pps

 

Par Jean-Paul Delpuech
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 4 novembre 2004

 

Un Blog n'est qu'un blog, c'te blague!

Il ne fallait pas vous ruer sur la machine mise en ligne hier pour conforter cette mauvaise blague qui ne fait pas rire le reste du monde !

A présent, rien ne va plus, et ce sont les extrémistes qui font le jeu ! L'ensemble du Conseil Américain des Rabbins, se sachant aujourd'hui totalement protégé de la vindicte populacière mondiale, ose attaquer de plein front la France, appelant les juifs du monde entier à boycotter tout ce qui est français : produits , services, et jusqu'à la langue elle-même! Le grand rabbin Friedman, président, a déclaré que "la France, en donnant asile à Arafat, perpétuait sa tradition d'actions antisémites et anti-américaines" Il a cité le Livre de la Genèse, Chapitre 12, Verset 3 :"Dieu maudira ceux qui maudissent le peuple juif, et ainsi seront maudits le peuple et le pays de France". Aprés Rufin et son rapport, où il préconise que toute attaque antisioniste devait être assimilée à un acte antisémite et poursuivi comme tel, après la démission obligée d'Alain Menargues, directeur de radio france international, consécutive à une interview où il déclairait que l'état sioniste est un état raciste (ce qui n'est pourtant que la triste mais stricte vérité reconnue comme telle par toutes les institutions internationales,) aprés les deux copains du Collectif 33 qui se sont fait arrêter, mis en garde à vue et confisquer leur ordinateur pour avoir osés participer activement à la campagne de Boycott des produits israéliens (produits sur les territoires palestiniens et écoulés à hauteur de 70%, détaxés et donc trés compétitifs, sur le marché Européen,) après tous ces actes de racismes mis en exergue par les medias sous le seul angle obtus de l'antisémitisme,

il va falloir, camarades, coiffés d'un casque bleu citoyen ou tête nue et dans la rue, une certaine dose de courage pour continuer à oser défendre la juste cause palestinienne!

Et pourtant, nous ne pouvons pas abandonner la jeunesse palestinienne aux appétits grossiers d'une dantesque soldatesque, qui assassine en toute impunité toute une population de civils. Depuis le début de la seconde intifada, près de 700 enfants ont été tués !

Le British Medical Journal, (100000 lecteurs) a publié hier un article où il attire l'attention sur le fait que les 2/3 des enfants tués par l'armée sioniste l'ont été aux checkpoints, chez eux, dans la rue ou dans leur école avec des armes légères du fait de blessures à la tête, dans la nuque ou en pleine poitrine. Pour l'auteur, il est clair que les assassins porteurs d'uniformes de l'armée d'occupation sont autorisés par leur supérieur à tirer sur des enfants en situation où ceux-ci ne présentent aucune menace pour la sécurité.

J'ai moi-même été le témoin direct, avec d'autres camarades de la Campagne Civile Internationale pour la Paix au Proche Orient, d'un lancer de grenade offensive sur le groupe d'internationaux et d"enfants que nous formions au checkpoint de Khan Younis, alors que nous ne voulions qu'accompagner ces gosses à la mer toute proche, une mer interdite depuis des années par une poignée de colons et leurs impitoyables chiens de garde .!

Il est 16h. Le système de santé palestinien étant totalement détruit par l'Occupant, Abou Amar, le symbole immortel, la figure de proue de la résistance palestinienne est en France, dans l'anonymat aseptisé d'une chambre d'hôpital, loin des siens, inconscient depuis quelques heures.

Il est minuit moins rien, docteur Ariel, votre diagnostic sur l'état de santé de votre ennemi intime semble devoir, au fil des heures, se révèler juste et conforte votre réputation d'empoisonneur, votre situation de corrupteur. 

Votre grande et rougeoyante lessive, Ariel, commencée dès 1953 par l'élimination de tout un village au fusil mitrailleur, votre sale lessive qui tourne et retourne au rythme de vos quotidiens assassins est en passe de finir. Votre adversaire honni, prix nobel de la paix, se meurt.

Israël, dotée par vous d'arsenaux guerriers, juridiques, sémantiques et psychologiques terrifiant par l'efficience de leur puissance de feu, Israël, à son tour terrifiée, se fige dans la révélation, l'aboutissement et le partage de votre crime, dans l'affolement désordonné de ses conséquences obligées. 

 

Par Jean-Paul Delpuech
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 5 novembre 2004

)

Boursicotons! Les ""actions Caterpillar" montent au rythme de l'arasement des villes palestiniennes!

Depuis l'arrivée du petit général Sharon, le processus de paix, approuvé par la majeure partie des Israéliens et des Palestiniens, en dépit d'incessantes concessions réclamées à la seule Palestine, cette feuille de route, rédigée principalement par et pour le plus fort, est gelée , mise dans le formol selon la formule du principal conseiller Sharoniard. La droite religieuse sioniste, brusquement, grisée par le succés électoral de l'ami Bush et, derrière lui, des 70 millions d'évangélistes américains bailleurs de fonds de la colonisation du grand Israël, qui comprend la Cisjordanie, mais aussi la Jordanie, le Sinaï et une grande partie de la Syrie et du Liban, cette droite sioniste fait tout pour faire croire au monde qu'Israël est toujours dans son droit dans son entreprise de colonisation, comme si elle n'effectuait au coeur de la Palestine que d'anodines opérations de police, et elle interdit aux palestiniens jusqu'à leur droit élémentaire de résistance, avec l'appui lâche de toutes les nations. Or, ce n'est pas parce que la Palestine n'a pas d'armée, qu'elle est cernée de toute part, un genou à terre, occupée et bloquée par une force militaire implacable que sa cause n'est pas juste et que son devoir de résistance doit lui être dénié.

"Mes medias", qui sont avant tout celles de Lagardére, Dassault et autres prospères marchands de mort font grimper ma tension. Je supporte de moins en moins les commentaires de ces veules commentateurs menteurs et leur spécieuse et malhonnête sémantique, commentateurs aux ordres qui parlent, d'un ton docte et "autorisé", sans rire, de troupes de soldats de l'armée de défense israélienne là où je ne vois qu'un troupeau de sérials killers en uniforme appointés par un gouvernement colonisateur et raciste(merci Monsieur Ménargues), qui parlent de terroristes, de rebelles, de bandes d'activistes insurgés là où je n'ai rencontré que des résistants courageux, qualifiés par leur adversaire de sous hommes, humains battus, humiliés,traqués, abattus comme des bêtes, desespérés jusqu'au sacrifice suprême.

Israël est bien la puissance occupante, reconnue comme telle par les hautes parties contractantes de la 4éme Convention de Genêve de 1949. Tant que l'occupation dure, toutes les exactions commises impunément contre les Palestiniens ne peuvent en rien être justifiées. Les attaques de l'armée Israélienne contre les camps de réfugiés, comme à Jénine, Rafah, Gaza et tant d'autres villes martyrisées, l'occupation des écoles et des maisons transformées en bases militaires, les assassinats, dits ciblés et  non dits d'enfants, les exécutions sommaires et sans proçès, les incarcérations abusives politiques et administratives qui se moquent des droits élémentaires accordés aux prisonniers du monde entier, constituent la trame du terrorisme d'Etat que nous devons dénoncer.

Car c'est bien à nous, citoyens dépositaires d'une "autre idée de la démocratie"", d'agir à notre niveau pour résoudre un problème que les deux protagonistes ne peuvent plus résoudre seuls.

Nous n'avons ni la possibilité ni le droit de visionner sur nos télés ces abominations sans réagir. Nous savons tous, bien sur, que la solution viable passe par l'éducation et la remise en marche d'institutions et d'infrastructures détruites volontairement par l'Occupant. En tant que citoyens de cette autre démocratie, nous ne pouvons tolérer que le duo Busharon exporte ses intérêts militaires et économiques jusqu'en Europe. Nous savons bien, à force de battre le pavé chaque WE pour faire signer des pétitions, que la majorité de nos concitoyens aspire à l'instauration rapide d'une paix juste et durable. Face à l'inneficacité patente des innombrables résolutions, toutes bafouées, votées par l'ONU et des centaines de rapports internationaux condamnant sans effet l'occupation, le mouvement international doit à présent hausser le ton et s'opposer frontalement à tout soutien à l'apartheid israélien en organisant des actions de boycott à tous les niveaux. C'est bien là ce que les palestiniens nous demandent. Il faut rompre les accords privilégiés qui lient l'Europe à Israël, rompre les relations diplomatiques avec cet état discriminatoire et imposer un embargo total sur les armes vendues à ce pays surarmé, notamment en centaines de têtes nucléaires produites par la centrale la plus vieille et la plus dangereuse du monde, qui aurait du être démantelée depuis au moins deux decennies, Dimona la démone, qui menace en cas de probable accident jusqu'à la Grèce !

Il faudra bien que tou(s)t ce(ux)la cesse(nt), ne serait-ce que par un simple et égoïste intérêt, afin d'empécher que cette sale guerre ne s'importe un peu plus chaque jour sur notre pré carré hexagonal.  

Par Jean-Paul Delpuech
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 6 novembre 2004

 

Nyctalope toi-même!

Non, sérieusement, on a besoin, en Palestine aujourd'hui plus que jamais, d'un leader charismatique qui ait, dans la nuit qui nous enveloppe, la véritable vision d'un avenir plus serein.

Je pense naturellement au dirigeant et député palestinien Marwan Barghouti, responsable de l'Association France/Palestine du Parlement de son pays, enlevé et condamné arbitrairement à 5 fois la perpétuité plus 40 ans!

Je pense à Nelson Mandella, ami d'Arafat, et à ces destins croisés, ces bégaiements de l'Histoire embastillée qui débouchent inéluctablement sur de miraculeuses et justes victoires.

Seule la pression des opinions publiques et de la communauté internationale pourra arracher Barghouti,  dirigeant encore vivant unanimement reconnu par l'ensemble des rues arabes et palestiniennes, de la nuit de son cachot, où, dans l'isolement le plus complet, il croupit, s'étiole et finira, lui aussi si nous nous en lavons les mains, par mourir.

La parodie de son grotesque proçès n'est pas digne de la démocratie que nous revendiquons si crânement.

 Si nous, Occidentaux civilisés, prétendons dicter notre juste conception de cette démocratie à cette autre "démocratie", faisons en la démonstration en imposant à ce minuscule état d'Israël le respect absolu des règles élémentaires du droit international comme mode de gestion des relations universelles contre la politique suicidaire de la seule et imbécile force!

Exploiter de façon éhontée la balance asymétrique entre l'état invincible de l'occupant et les civils désarmés d'une société dominée pour invoquer une souhaitable paix crépusculaire d'occupation ne résoudra rien, jamais. Réveiller les consciences en ne tolérant plus l'innomable, ce n'est pas se battre pour les palestiniens emmurés dans leur geôle ou pour les Israéliens chloroformés par des medias de propagande, c'est se battre pour l'homme. Nous ne pouvons indéfiniment et sans risque de retour de bâton laisser humilier, martyriser tous ces millions de nos semblables par l' armée de soudards et les colons sauvages de cet état singulier ou Dieu tient lieu de Constitution, l'holocauste de ciment national et où des généraux criminels de guerre sont en charge de l'exécutif !

Le Raïs sur son lit d'agonie, Barghouti et la Palestine dans la nuit des barreaux de leur bourreau, c'est à nous de nous bouger. Nous le pouvons.

"La société Civile, compte tenu de l'impasse actuelle dans le conflit Israélo/Palestinien, doit jouer un rôle nouveau car, en des circonstances exceptionnelles, elle est susceptible d'aller là où les ploiticiens sont réticents à aller et de tester les possibilités d'actions futures. C'est lors de moments aussi sombres que nous avons besoin que la société civile joue son rôle. Les ONG et les mouvements citoyens disposent souvent d'une plus grande liberté de parole et d'action que les gouvernements et les autres représentants des Etats." Kofi Annan.

Par Jean-Paul Delpuech
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 7 novembre 2004

 

D E M O C R A T I E  E N  D A N G E R ,  R E S I S T O N S  !

H A L T E  A U X  D I C T A T U R E S  D U  P R O F I T  !

Nous étions une quarantaine, hier aprés-midi, à notre rendez-vous mensuel sur les marches du parvis de l'église St Pierre, face à l'hôtel du peuple, à brandir chacun notre lettre réversible grand format, dénonçant par ces deux cris l'exigence d'ATTAC, (Association pour la Taxation des Transactions Finançières pour l'Aide au Citoyen).

Cette action de rue, silencieuse, est prisée de tous, participants et chalands. Cette fois pourtant, un vieil homme m'apostropha violemment:

"Qui vous a donné l'autorisation de manifester sur les marches de mon église ?"

Quelque peu interloqué, ayant plutôt affaire lors de signatures de pétitions à la prévôté locale lors de contrôles dits "sécuritaires" qu'à un homme d'église, je lui rappelai que le Secours Catholique, le CCFD, Artisans du monde et de nombreuses autres assoces catholiques faisaient partie de la plate forme commune du Mouvement des Mouvements et partageaient totalement, en les soutenant officiellement, toutes ses actions. Nous n'étions là qu'un groupe de citoyens, pour certains bons paroissiens qui, contrairement aux locataires actuels de l'hôtel bien chauffé d'en face, n'arboraient pas d'autres coloration politique que celle, lumineuse, de la défense des droits élèmentaires et universels de l'homme. 

Ils sont encore trop nombreux, les vaillants curés combattants de Vatican 2 et les prêtres ouvriers aujourd'hui marginalisés, à avoir définitivement baissés les bras face à l'arrogante montée en puissance des cols romains recouvrés et à une religiosité antique pervertie, travestie à nouveau jusque par leurs plus hautes autorités ecclésiales...

En Palestine, l'occupant peut tirer sur l'église de la Nativité, spolier les terres et les couvents des possessions chrétiennes sans s'attirer pour autant les foudres de St Pierre!

Tous les pélerinages catholiques encore possibles en terre sainte le sont grâce à l'église chrétienne évangélique américaine de Bush, église forte de 70 millions de bons américains qui, ne l'oublions pas, en plus d'avoir fait réélire son champion, finance à tour de bras à coups de millions de dollars toutes les implantations de colonies en terre palestinienne!

Marcher dans les empreintes du Christ dans de telles inacceptables conditions devrait laisser davantage de traces, un peu glauques des fausses pistes où on les a conduit, dans les "témoignages" cosignés à leur retour par tous nos bons mais si niais pélerins touristes diocésains. 

En Amérique du Sud, (1 catholique sur 3 dans le monde), des associations de Paix fonctionnent main dans la main avec des pouvoirs dictatoriaux, oubliant, en pactisant aussi ostensiblement avec les "Autorités" du moment, tous les mouvements chrétiens de résistance, pourtant impulsés au départ par une église dite de libération. Ces chrétiens européens, volontaires délégués par leur diocèse avec un coeur énorme, prônent la Non Violence auprés de pauvres villageois qu'ils désarment, alors que ceux-ci sont assaillis quotidiennement par toutes les factions subodorées "rebelles", par tous les"faciliteurs", mercenaires Nord Américains et Armées soi-disant régulières!

Ne "vendons" plus d'armes à tous ces gouvernements fantoches, en Amérique du Sud comme en Afrique comme partout ailleurs où nous avons encore de pieuses vélléités d'évangélisation, de colonisation, mais ne nous autorisons pas non plus, (et tant pis pour les tristes paroissiens bedonnants actionnaires d'entreprises mortifères,) en lieu et place des principaux interessés, à désarmer le droit à la résistance de ces paysans, déjà sans terres pour la plupart.  

Au secours, Gandhi, Jésus, Luther et vous, mes contemporains pas nommés pas encore "nominés" mais bien chers grands autres, tous vos zélés zélotes sont devenus fous, ils collaborent avec l'empire, le Romain, l'esclavagiste!

Toutes les "démocraties" (de type made in Usa ou Israël) ou aidées directement par elles, ne sont en réalité que des ploutocraties, qui instrumentalisent d'admirables messages ou de saintes écritures pour éradiquer toute opposition à leur impériale domination. Sous couvert de lutte contre le terrorisme, on nous demande de fourbir nos armes (achetées chez Dassault et Lagardère), et de partir en croisades, (ou de les financer.). 

"Mangez de l'arabe, et vous n'aurez plus faim !"

Aujourd'hui, la magnifique manifestation parisienne promise contre tous les racismes risque de tourner court, la LICRA, le CRIF et la plupart des organisations juives représentatives boycottant cet événement si des associations musulmanes sont invitées. Idem pour SOS Racisme, qui préfère se défiler plutôt que de défiler aux côtés de la Ligue des Droits de L'homme!

Une jeune fille, courageuse internationale de l'ISM, rentrant ces derniers jours des territoires palestiniens occupés, raconte ses "échanges" avec les colons. A chacune de n'importe laquelle de ses questions, le colon, homme, femme ou enfant,  interviewé, répondait invariablement en dodelinant du chef et en citant un passage de la bible !

La folie religieuse qui nous déborde, vous dis-je, n'est pas l'apanage de l'Islam !. 

Deux gônes, à qui j'avais sans doute tenu la main dans les venelles puantes de leur ville aux canalisations d'eaux usées défonçées par les chenilles des blindés, dans leur cité mitraillée de Khan Younes, deux beaux enfançons sont morts, déchiquetés par le tir au but d'un blindé MV4. Tous leurs amis, ces petits princes aux pieds nus aux regards éperdus, ont les doigts qui tremblents lorqu'ils lancent leurs pierres vers les drones de l'azur prisonnier. Ils, (leurs survivants), sont toujours sequestrés derrière leurs fenêtres, condamnés à regarder passer devant leur maison le char de l'occupant, avec un obus en moins, celui qui a atomisé les sept et les huit années de la misérable vie antérieure de leurs deux camarades de jeux, "grands" insurgés activistes, rebelles et terroristes devant l'éternelle Tsahal! Le tankiste aux yeux aussi bleus que l'acier de son canon, comme tous les tueurs des 700 enfants qui l'ont précédé durant ces trois dernieres années, n'aura pas même un blâme de la part de son supérieur!

Arrêtez le monde, les copains, je veux descendre !

Brigades civiles de citoyens casques bleus, interposons-nous, le plus vite possible, aux côtés des forces armées de l'Organisation des Nations Unies, pour empêcher ces crimes inouïs pour témoigner pour gueuler à la mort de l'Homme, l'obscurité gagne et nous recouvre,

écoutez le silence du président dans son combat ultime:

"Il faudra bien que la Paix finisse par s'installer tôt ou tard sur cette terre. Nous en avons tous besoin, Israéliens et Palestiniens. Et on voit bien aujourd'hui que le monde entier en a besoin."      Yasser Arafat

 

 

 

Par Jean-Paul Delpuech
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 8 novembre 2004

"Chaque être humain a plusieurs identités. Je suis un être humain. Je suis égyptien lorsque les égyptiens sont opprimés. Je suis noir lorsque les noirs sont opprimés. Je suis juif lorsque les juifs sont opprimés et je suis palestinien lorsque les palestiniens sont opprimés."   Gravé sur la tombe de Chelata Haroun, juif égyptien ayant refusé d'émiger en Israël.

Le président repose.

C'est qu'il doit être un peu las de porter sa Palestine, depuis tant de temps, à bout de bras à bout de force comme un fardeau comme un boulet, quand il voulait la porter, jeune ingénieur insurgé, dans la sereine confiance de la victoire de la vie sur la mort, de la liberté inéluctable sur l' injustifiable occupation.

Il y a son peuple là-bas, qui l'attend pour l'honorer une derniere fois, pas à Gaza la poubelle, mais à Jérusalem Est, ville palestinienne niée par l'Occupant.

J'avais été bastonné avec mes camarades par des hommes centaures devant l'Université palestrinienne,"l'innommable" Al Quods, alors que des étudiants nous avaient demandé de faire quelque chose, pour réouvrir, le temps des examens, leur université fermée arbitrairement par l'armée israélienne. Cette scène incroyable d'Européens encerclés par une armée par la police, piétinés par des chevaux, battus dans la partie palestinienne de Jérusalem Est, avait été filmée par toutes les télèvisions arabes, et nous avait octroyé une notoriété extraordinaire lors de nos pérénigrations, les jours suivants, sur Jénine,  Naplouse, Gaza et tous les territoires occupés visités. Mais cette scéne avait été filmée également par CNN, et jamais retransmise.

Sharon a déjà programmé la prochaine flambée de violence, en refusant, avant même que ne soit annonçé la mort suspecte de son adversaire, qu'Arafat soit enterré, selon ses derniéres volontés, sur un lopin de terre qui lui appartient, au coeur même de la Palestine.

Il y a tout peuple, qui pleure et qui s'épuise et qui n'en finit pas d'expirer. Un peuple qui voit à chaque instant, au gré de l'humeur belliqueuse de son occupant, ses frontières s'estomper, les réduits dans lesquels il est enfermé s'amenuiser encore, et toujours!

Plus de 200 résolutions de l'ONU bafouées impunément par Israël! Parmi elles, la résolution 242 du 22 novembre 1967 qui exige le retrait immédiat des Territoires Occupés en Cisjordanie et sur la bande de Gaza! 

Pourquoi n'exige-t-on pas l'application de ce retrait, quand l'ONU vient d'exiger le retrait des troupes syriennes du Liban?

La Palestine agonise, au rythme du souffle court de son président empoisonné par l'occupant depuis des années.

La Palestine est une métaphore, quelque chose se joue là-bas qui concerne toute l'humanité, car c'est le lieu d'interaction de tous les grands enjeux internationaux.

 

Par Jean-Paul Delpuech
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus